Histoire vraie

jeudi 29 novembre 2012
par  Gingerlady
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J’ai rêvé d’un homme qui saurait être tout à la fois.
Je l’ai rêvé tant et tant que les Dieux m’ont exaucée et l’ont placé sur ma route.
Il est venu, comme une évidence, donner un sens à ma vie.
Je lui ai abandonné mes sens et mon cœur.
Il a conquis mon obéissance, main d’acier dans un gant de cuir.
Il m’a pris par la main et ne l’a jamais lâchée.
Et, jour après jour, il me conduit vers des paradis de félicité.

Libertin depuis si longtemps que le plaisir s’était émoussé, My Lord sentait que son tempérament le poussait vers la domination. Il analysait parfaitement ce qui lui manquait pour être bien dans sa sexualité.
Il en était de même pour moi depuis fort longtemps, beaucoup plus longtemps....
La certitude de ses sentiments, la grandeur de ses actes ont décuplé mon besoin de lui appartenir.

Pendant des heures nous avons parlé de cette envie profonde, apparue dés les premiers mois de notre union. Nous avons mis toutes nos compétences pour penser et construire notre relation de couple. Nous n’avions aucun désir de « jouer » des rôles, quels qu’ils soient. Jouer ne nous intéresse pas. Nous savons que, pour être heureux, nous devons « vivre » et non « jouer ».
Encore faut-il pouvoir le faire...mais j’en parlerai ailleurs, un autre jour.

« Le but ultime de ta soumission n’est pas mon plaisir, ni le tien, c’est celui de notre couple. Notre accomplissement, m’a-t-il dit.
Nous allons vivre cette nature dont nous sentons les irrépressibles besoins. La nature profonde de notre genre. Tu es par nature, femme et soumise. Tu le sais depuis toujours. Tu m’as offert ta soumission pour que cette nature s’exprime.
Jamais je ne porterai atteinte à ta liberté, car c’est librement que tu te donnes à moi.
Je suis ton Maître, Homme et dominant par nature. Et c’est de ma responsabilité de te protéger et de te guider vers ton épanouissement.

En te soumettant, tu me guides vers le mien, tu m’apprends plus que la moitié du monde. Tu es exigeante et droite, tu veux le meilleur, je te le promets car je veux par dessus tout ton bonheur. »

Par une nuit de Janvier, froide et claire, il m’a emmenée dans un club célèbre de Lyon, pour une soirée particulière pendant laquelle, disait-il, je devrais franchir une porte.
Je me doutais bien de quelle porte il parlait...
Je me suis armée de désir et de courage pour lui donner satisfaction, je savais ses exigences, je savais ses envies et la braise de son amour a incendié mon corps.

My Lord m’a autorisée à boire un peu de rhum pour que mes forces ne faiblissent pas durant la soirée.
Puis il m’a choisi une place et nous avons observé les autres pour nous mettre doucement dans l’ambiance.
Les consignes étaient limpides « Je te dirai quoi faire, et tu obéiras. »
« Les yeux baissés, je répondis comme il se doit : « Yes, My Lord ».

Un homme vint s’asseoir près de nous, engagea la conversation avec My Lord et l’ordre claqua : « Suce-le ! Je veux que tu prennes le maximum de plaisir sans jouir. Sois bien excitée, je vérifierai ! »

Je m’exécutais, mon ventre se mit à chauffer doucement. Appliquée, je me penchais vers la braguette ouverte et fit lentement descendre mes lèvres autour du membre bien dressé. Je l’avalais tout entier, il appuya sur ma tête et maintint sa queue enfoncée dans ma gorge de longues secondes.

Humm, la tache allait être rude.
Son vit emplissait ma bouche et pour la première fois, je fis une fellation à un inconnu en public, devant l’assemblée tout entière, qui contemplait cela avec intérêt. L’homme fit quelques commentaires applicateurs, que My Lord reçut avec satisfaction. Il m’avait soigneusement entraînée à offrir une gorge profonde digne de ce nom à tout homme de Son choix, soit 20 minutes.
Son sexe bloqué dans mon larynx la veille se rappelait à mon souvenir.

Je sentis ma main de My Lord me saisir par les cheveux afin que l’homme ne jouisse pas dans ma bouche. Je Le remerciai d’une voix mouillée.
Il me tira par ma laisse et m’attacha à la croix de St André en me murmurant :
« Tu as une porte à franchir, celle de tes limites. Montre-moi de quoi tu es capable ! Si tu me déçois, ce sera pire ! »

Je suis une soumise éperdument amoureuse de son Maître, mais j’aime les défis, et celui-là me galvanisa.
Je m’apprêtais à résister, contrôlant mon souffle afin de ne pas montrer la moindre émotion sous la grêle de coups de martinet qui s’abattit sur moi dés cet instant.

10, 20, 30, 40, après chaque dizaine, My Lord plongeait son regard dans le mien et me demandait :
« En as-tu assez ? »
Et chaque fois, je répondais :
« La porte est-elle franchie My Lord ? »
« Non, souhaites-tu aller plus loin ? »
« Oui, My Lord ».

Peu à peu, le silence se fit dans le club. Les Maîtres s’approchèrent pour assister à la punition. Fascinés, envieux pour la plupart, ils regardaient My Lord flageller son esclave silencieuse de plus en plus fort.

Les coups tombaient, leur sifflement ponctué par le claquement sec de la lanière sur ma peau.
Je ne bronchais pas, trop fière pour ça !
Après 80 coups, mes jambes se mirent à trembler, ma peau avait tourné au rouge vif et de longues stries violettes apparaissaient à chaque claquement du martinet.
J’arborerai mes trophées bleu-marines pendant les deux semaines suivantes, à ma plus grande fierté.
Je ne pensais plus qu’à une seule chose : tenir ! Pour qu’Il soit fier de moi, pour qu’Il sache à quel point j’avais besoin de lui appartenir. A quel point j’en étais capable.
Alors j’ai tenu ! Car sans Lui, ma vie n’a aucun sens. Tout simplement.

J’ai contrôlé mon souffle, et laissé mon esprit se concentrer sur mon but. Chaque coup m’entraînait plus loin dans une transe bienfaisante. La douleur devint diffuse, elle m’entoura comme une amie, paralysant ma raison. Je ne fut plus qu’un corps soumis, un esprit au repos... Aller plus loin, encore plus loin vers son plaisir à Lui, car c’est là qu’est le mien.

Des envies inimaginables montent vers ma conscience, Lui offrir ma peau pour Sa marque, mes lèvres pour Ses anneaux, ma bouche comme abri pour Son sexe, mon vagin comme vase sacré pour Sa semence. My Lord, tout Lui offrir.
Ces pensées me donnent de nouvelles forces.
Qu’IL me prenne tout entière, définitivement.
Je m’offre à ses désirs, quels qu’ils soient. J’abdique devant celui dont j’ai rêvé toute ma vie.

La musique couvrait les murmures de l’assemblée, et certains se demandaient s’il ne serait pas raisonnable de proposer une pause à ce maître si sévère. Cette punition semblait si longue, on pariait sur ma faute, qui devait être grave pour mériter un tel supplice. On supputait ma résistance. Elle finira par craquer, elle est venue pour ça, elle n’a que ce qu’elle mérite après tout..... My Lord entendait autour de lui, les commentaires des autres Maîtres, mais en lui, la détermination l’emportait sur l’inquiétude. Il voulait avant tout s’assurer que nous étions vraiment sur la voie qui nous était destinée. Il ne jouait pas, il s’autorisait à vivre celui qu’il était, pleinement, pour avoir la certitude qu’il en était de même pour moi. Preuve d’amour s’il en est !

Mes jambes m’abandonnèrent en dernier, après une heure d’un déluge de coups.
D’abord les larmes jaillirent de mes yeux clos, malgré moi. Puis ma volonté chancela, et lorsque My Lord revint me toiser, je lu dans ses yeux de l’inquiétude et du respect. J’avais franchis la porte.
Je répondis « Yes, My Lord » lorsqu’il renouvela sa question pour la énième fois.

Je m’effondrais dans ses bras, pantelante, lorsqu’il me délia de la croix.
Les Maîtres autour de nous, commentaient la punition et osaient quelques sourires entendus et respectueux vers My Lord. Puis, ils retournèrent à leurs jeux.

Je pouvais à peine marcher quand Il me dit :
« Maintenant, tu vas recevoir ce qui t’es dû. Tu m’as bien servi, tu mérites une récompense. Viens ! »
Il me guida à travers la foule bruyante et rassurée de me voir debout, vers une table de gynécologie où Il m’attacha.
J’étais en transe, je n’entendais presque plus rien, ma vision était embrouillée et mon corps était si lourd que je m’allongeais avec soulagement.
Je n’imaginais pas encore ce que My Lord avait prévu comme récompense.
Les spectateurs se pressaient à la porte pour assister à mon supplice.

My Lord garni mes mamelons de pinces, et m’enfonça son poing dans le ventre.
Enfin ! Je reçu l’ordre de jouir, et la vague m’emporta. Je gémis longtemps, mon cerveau ne s’appartenait plus, IL en avait pris le contrôle.
Enfin j’avais trouvé Mon Maître. Quel soulagement, quelle extase !

Puis, Il investit mon cul avec le plus gros gode de sa collection. Mes entrailles s’écartèrent et je plongeais encore plus profond dans la jouissance, là où se trouve la force de tous les sacrifices.
Son chibre était dur comme du bois, et ses reins concentraient toutes ses forces retenues pendant la punition lorsqu’Il me posséda, comme si, lui aussi avait dû franchir une porte ce soir-là et Il m’offrit sa semence avec une violence animale.

Nous quittâmes le club, accompagnés par les regards et les hochements de tête des gens présents. Je ne les vis pas, je ne pouvais voir que My Lord, les autres ne comptaient pas. Il me le raconta ensuite.

De retour à la maison, My Lord me fit l’amour tendrement, ce fut la preuve que nous avions eu raison. Les portes de nos désirs étaient grandes ouvertes.
Notre vie venait de commencer, c’était le 18 janvier 2008, à Lyon.
Peut-être que certains s’en souviennent.....




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Commentaires

Logo de Henic
mardi 4 décembre 2012 à 17h40 - par  Henic

Il y a un décalage entre la force de cette femme concentrée sur la satisfaction de la volonté de son maître, et lui : il ne donne que des coups, rien de lui-même. L’échange est inégal.
Mais ce récit tient en haleine de bout en bout, ne serait-ce qu’à cause d’une introduction peu commune.

Logo de AngeM78
lundi 3 décembre 2012 à 08h25 - par  AngeM78

Bravo !

Superbe texte d’amour d’une soumise envers son Maitre.

Longue vie (littéraire) à votre couple BDSM !

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