6 Descente fétichiste

Episode 6 Un étrange dîner
samedi 11 mars 2006
par  kingliart
popularité : 1%

Nous pasons à table et le spectacle de trois femmes objets nous fait forte impression

***

Avant de passer à table, je m’approche de toi et je te caresse les épaules. Comme tu as froid ! Je vais chercher une couverture et je te couvre entièrement. « Tu resteras dans l’obscurité pendant le dîner. A plus tard ! ».

Tu attends dans la nuit, sans bruit. La soirée commence à peine. A genoux, ta taille est maintenant entourée de la bande adhésive qui te serre la taille. Tes deux jambes repliées sous toi sont maintenues fermement et tu commences à sentir une crampe d’être aussi étroitement entravée. Mais ce qui te gêne le plus, c’est le bâillon formé par le bas que tu as dans la bouche depuis des heures, recouvert de bande adhésive. Tu as l’impression que le col formé par le plastique qui te force la tête bien haute et l’empêche de tourner se resserre petit à petit. Malgré la couverture sur tes épaules et ta tête, tu as froid et tu trembles légèrement, mais tu ne peux rien dire et le seul mouvement que tu peux faire est de bouger ton torse. Tu n’oses pas refermer tes cuisses et même tu sembles vouloir les garder bien ouvertes, comme si cela faisait preuve d’une certaine liberté. Tu ne peux que regarder face à toi, bien droite, immobile et muette, sans rien voir. De temps à autre tu déglutis ; le bas de soie dans ta bouche te fait abondamment saliver. Cet horrible bâillon, une manie penses-tu, est bien le pire tourment que tu as connu. Il te salit, il te dégrade, te fait sentir sale, la bouche remplie de l’odeur de sexe. Tu es seule dans le salon et tu n’entends que des sons étouffés de ce qui se passe dans la salle à manger. C’est peut-être mieux pour toi, car la scène t’aurait horrifiée.

Nous passons à table et nous découvrons un délicieux spectacle. En effet, comme nous l’avait annoncé la maîtresse de maison trois femmes étaient en place, immobiles autant que le leur permettaient leurs liens. Trois femmes-objets qui ornaient la table de la salle à manger. Et que nous découvrions petit à petit.

La première est allongée, incrustée littéralement dans la table. Ses seins se trouvent juste au dessus du plan de la table et seuls dépassent ses épaules et sa tête, entièrement recouverte d’une cagoule de cuir d’où ne dépassent que les yeux. On devine sa bouche dans un épais bâillon par la boursouflure de ses joues. Une lanière enrobe tout le visage et permet de maintenir sur le haut de la tête un petit plateau rempli de fruits et de fleurs. Son cou est également décoré d’un collier en métal très épais qui empêche tout mouvement de la tête et maintien le menton bien haut. Ses seins nus sont ornés de clips qui supportent un bijou, en forme de fleur assortie au collier. En s’approchant, on peut remarquer que des fibules transpercent ses tétons pour maintenir ces deux bijoux. Plusieurs anneaux ornent également son sexe, preuve que cette dame a subi des outrages certainement plus graves que d’être immobile au milieu d’une table. Deux de ces anneaux ne sont pas des plus communs ; il s’agit d’œilletons qui sont fixés à l’intérieur de la chair. Deux autres anneaux placés plus haut reposent sur la chair des lèvres. Manifestement, cette dame a connu un long apprentissage des perçages. Une rose est plantée entre ses jambes retenue par un des anneaux du sexe. Je m’aperçois que la rose est dotée d’une seule épine qui est enfoncée dans sa chair.

La maîtresse de maison nous regarde malicieusement, pour déceler notre réaction. L’un des hommes s’approche d’elle, se pence sur la table et susurre quelque chose à l’oreille de celle qui est aussi son épouse. La maîtresse de maison éclate alors de rire : « Votre épouse n’a certainement pas entendu votre compliment. J’ai fait très attention à bien boucher ses oreilles, Elle n’a que ses yeux pour obéir à nos instructions. Mais je pense que sa position ne la rendra pas très volubile ! » Le rire sadique qui accompagna cette déclaration me déplut, malgré mon expérience de ce genre de femmes qui aiment à faire aux autres femmes. « Elle a bien supporté ses nouveaux anneaux. Vous en ferez bon usage tout à l’heure » ajouta-t-elle en tirant sur les œilletons fixés dans les lèvres du sexe. « Voyez ils sont très solides, comme vous l’avez demandé. Votre femme n’a pas aimé les séances qu’il a fallut faire pour élargir les trous du perçage. Elle m’a même supplié d’interrompre le processus d’élargissement car vous savez que nous avions déjà eu des complications avec les anneaux précédents. Mais je lui ai expliqué que votre volonté passait avant tout. Les anciens anneaux que vous lui aviez posé avaient glissé assez curieusement, vers le bas et s’extrayaient naturellement de leur orifice. Nous avons fait un nouveau perçage plus haut comme vous voyez. Là, ça tient bien. Cela va faire maintenant un mois et demi qu’elle porte les œilletons de caoutchouc. D’ailleurs je vous remercie de cette expérience. Je vais orner Marie de la même façon la semaine prochaine. » En s’interrompant la maîtresse de maison vérifia que l’épine de rose était bien plantée dans la chair ce qui fit gémir la malheureuse. Son mari caressa ses seins délicatement, en tournant autour des décorations des tétons et lui fit un large sourire d’approbation.

Avant de nous installer autour de la table, nous en faisons le tour et découvrons la deuxième femme qui se trouve installée dans une pose curieuse, en forme de chaise. Elle est renversée à l’envers, la tête en bas. Ses jambes repliées vers le haut forment le dossier de cette chaise, les fesses sont le siège. L’agencement est ainsi fait qu’on devine plus qu’on ne peut voir le cadre de la chaise qui l’assujettit. Le corps et le cadre ne font qu’un entourés par un tissu élastique noir. Sa tête porte la même cagoule que sa malheureuse compagne sur la table et elle semble également étroitement bâillonnée. Elle ne porte pas de collier, lui permettant parfois de relever légèrement la tête qui est fortement pliée vers l’arrière pour s’appuyer sur le sol. En s’approchant, on observe un ingénieux système pour rendre ses jambes solidaires de sa bouche. En effet, une longue tige de métal sort de la cagoule là où se trouve la bouche et rejoint ses genoux réunis par des épais anneaux de cuir. La tige remonte entre les deux genoux pour rejoindre les pieds étroitement reliés. La pointe des pieds est très tendue car la tige se termine en un petit chausson métallique dans lequel se trouvent enserrés les doigts de la pauvre victime. Ce fauteuil vivant sert à la maîtresse de maison et se trouve en tête de table.

« Vous me permettrez de présider ce repas en profitant des bonnes fesses de votre épouse », dit-elle en s’adressant à l’homme qui est resté en arrêt devant cette figure immobile. Il ne semble pas reconnaître sa femme et se penche sur elle pour vérifier que c’est bien elle. Il touche à cet assemblage vivant mais entièrement recouvert de ce tissu brillant. Seules les fesses sont à nues et la position inversée du corps laisse voir non seulement ses deux globes fessiers mais aussi son sexe tendu et serré. Il lui caresse les fesses et demande à la maîtresse de maison si cette position n’est pas dommageable pour son épouse.

« Pensez-vous ! Elle a fait plusieurs essais auparavant. Elle m’a même demandé de vous montrer son obéissance en adoptant cette position certes inconfortable. » L’homme s’éloigna à moitié rassuré. « Vous le verrez qu’elle a un secret. »

La troisième femme se tient debout à l’angle de la table entravée dans un ensemble compliqué de liens et de courroies qui la maintiennent immobile. Elle est entièrement recouverte d’un vêtement de cuir qui l’enserre étroitement, un corset impossible qui lui serre la taille très agressivement et des chaussures qui tendent les pieds dans le prolongement des jambes et qui forment un piédestal dans lequel elle semble fixée. Seul son entrejambe est nu. La maîtresse de maison nous la présente :

« Votre épouse, dit-elle en s’adressant au troisième homme, porte une barre de Willie, que j’appelle ainsi en honneur à ce maître du bondage. Cette barre en métal tient la victime totalement droite et rigide, comme vous pouvez le constater. Elle se compose d’un repose-menton et d’un mord qui permet d’assurer le silence. Votre gentille femme se tiendra le menton bien relevé pendant notre repas », ajoute la maîtresse de maison. La barre descend du repose-menton le long du corps, entre les seins, et se courbe à la hauteur de l’entrejambe pour se terminer en un gode qui maintient la femme dans un stress permanent. Chaque mouvement de sa tête se traduit par une sensation dans son derrière. Deux chaînettes relient la barre aux pieds et aux genoux. Si elle fait un pas cela imprime un mouvement de va et vient sur le gode. Le plus étrange se sont ses bras qui se trouvent immobilisés la paume bien tendue vers le haut a une hauteur différente chacun. Sur chaque main, il y a un plateau avec des plats fumants et des salades. Un autre plateau est fixé sur le mord et le poids de ce plateau rend difficile la position immobile que l’on exige d’elle. Enfin, un quatrième plateau est fixé à la hauteur de sa taille dont il fait le tour, comme une tablette où sont posés des cuillères de service et une bougie allumée.

Je complimente madame pour le joli arrangement qui précise que c’est là l’œuvre de Marie. Elle a bien sûr profité de ce que ces dames ont été très durement entraînées à respecter leurs positions. Satisfaite, elle nous invite à nous asseoir. Marie en petite soubrette commence à effectuer le service en se balançant sur ses talons aiguille. Elle prend bien soin de se pencher le plus près des invités pour leur présenter le plat qui ont tout le loisir de voir ses seins pigeonner. De temps à autre, un des convives pose la main sur les jolies fesses de la soubrette qui marque chaque fois un petit mouvement de surprise, pousse un petit jappement ou un petit cri charmant. Tout cela est orchestré et mis en scène à merveille et le repas se passe agréablement. Parfois un gémissement de l’une des trois femmes entravées interrompt la discussion, mais les épais bâillons ne permettent pas d’émettre des sons trop gênants.

La perversité de la scène contraste avec le badinage de la discussion sans grand intérêt. Tout le monde feint de ne penser à aucun moment aux jolies femmes qui nous entourent. Je ne cesse de penser à ton inconfort dans l’autre pièce. Peut-être aurais-tu préféré servir de porte-plat ou de chaise ?

Une fois les plats terminés nous passons aux desserts. La maîtresse de maison nous parle alors de son fauteuil certes très attrayant mais un peu étroit. Nous nous levons pour échanger nos places afin de pouvoir jouir du contact agréable des cuisses de la jeune femme renversée. Notre homme inquiet se demande de nouveau comment sa femme pouvait rester dans une position aussi difficile, aussi longtemps et notre hôtesse nous explique que l’entraînement a été non seulement très long mais aussi très éprouvant. « Mais ce qui vous sert de siège, est comme vous le savez une danseuse remarquable. Elle a un corps encore très souple. Je ne sais pas si elle jouit vraiment de son humiliante position. Mais je pense à lui faire oublier son inconfort, le secret dont je vous parlais tout à l’heure, en la maintenant dans un état d’excitation sexuelle. Vous vous en apercevrez en touchant son entrejambe. » Aussitôt dit aussitôt fait, l’homme plongea son doigt dans l’entrejambe offert et la femme sembla gémir sous son étrange bâillon. Il montra ses doigts mouillés aux convives avant de le replonger dans le cul de la belle, évidemment impuissante à repousser l’intrusion obscène. Elle sembla pousser un cri plus fort, mais tout aussi étouffé. Cela fit de nouveau rire les uns et les autres.

La maîtresse des lieux nous expliqua que les trois femmes avaient eu la chance d’être initiées au plus strict bondage au même moment et cela leur permettait d’apprendre rapidement, par émulation. Cela faisait un mois qu’elles étaient ici « en formation intensive ». « Elles ont parfaitement assimilé leur rôle », dit-elle. La maîtresse me demanda si ma nouvelle recrue allait pouvoir jouir du privilège d’être aussi formée et je dis à regret qu’elle n’était pas encore prête. De plus elle travaillait et notre accord se limitait à ces deux journées de week-end. « Dommage, une formation dans nos murs évite bien des déboires », dit la femme. « Passons au salon pour nous occuper de votre protégée, dit-elle. Marie s’occupera de débarrasser. »

PRECEDENT ............................................................ SUITE



ZONE ABONNES L’abonnement vous permet :

  • d’enregistrer et d’imprimer les textes publiés,
  • d’avoir accès à certains récits dont la teneur ne permet pas une large publication,
  • d’accéder à la galerie photos privée de RdF.
    Entrez votre pass abonné

Commentaires

Sites favoris


2 sites référencés dans ce secteur