Le Harem-3

Le retour d’expédition
jeudi 2 février 2012
par  Arkann
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Circé était étendue sur le lit, une expression de contentement épuisé sur sa face. Elle était consciente, mais ne bougeait pas, lasse, sans énergie. Les jambes ouvertes, son sexe dénudé offert aux yeux d’Arkann. Il avait fait usage de son corps à maintes reprises, avait altéré ses perceptions, l’avait pliée à sa volonté. Elle, qui il y avait maintenant quelques semaines, avait réussi à lui résister avec succès.

Arkann était de bonne humeur. Plusieurs choses allaient bien pour lui ; il se nourrissait constamment des énergies de Circé. Il avait profité de sa faiblesse pour expérimenter, pour découvrir les failles de ses défenses. Il savait maintenant comment lui imposer sa volonté, même lorsqu’elle aurait totalement récupéré. Et puis elle était endettée, elle lui devait beaucoup. Des semaines à la guider dans des rêves impliquant Karann.

Mais le plus bel avantage était la manière avec laquelle elle avait manipulé Karann. Elle l’avait enroulé autour de son petit doigt, arrivait maintenant à le faire obéir au doigt et à l’œil. Karann ne serait jamais soumis –il y avait trop de la personnalité d’Arkann en lui- mais il voulait apprendre, et se pliait aux règles du jeu car il n’avait guère le choix, et Circé arrivait à lui en donner pour son argent, malgré ses demandes outrageuses. Arkann s’assurait de bien mémoriser tout, afin de pouvoir narguer l’autre le temps venu. Arkann tirait grand plaisir à voir Circé s’amuser comme elle ne l’avait jamais fait, avec celui qu’il considérait comme son plus grand ennemi après Aramis.

Il y avait certains risques, bien sur. Elle pouvait y prendre goût. Mais pour les prochaines années, sa dette serait telle qu’elle ne pourrait rien y faire. Et puis le temps passé avec Arkann lui avait attiré les foudres du Harem, qui haïssait les monopoles sur son temps. Pour quelques années, elle allait grandement manquer d’alliées.

Tôt, il prit de l’avance sur sa journée, ce qui était une bonne chose car il avait tout juste terminé de prendre son bain qu’une commotion l’amena dehors pour voir ce qui se passait. C’était Alanie et Vielle, de retour d’une longue expédition dans des terres inconnues. Elles avaient avec elles huit chariots recouverts par des bâches, et de nombreux chameaux lourdement chargés.

Vielle, une petite brunette aux yeux pers qui aimait être élégante, adorait les bijoux sobres et beaux. Alanie, plus grande, aux longs et soyeux cheveux noirs, une femme complexe au regard parfois dur mais dotée d’une grande intelligence et possédant une faculté d’apprentissage très aiguisée.

Les deux étaient amaigries. Leurs armures portaient de nombreuses traces de combat. Vielle montait un hongre de bonne qualité mais qui n’était pas le cheval avec lequel elle était partie, ce qui voulait dire qu’il était mort, probablement lors d’une bataille. Alanie n’avait pas de cheval, mais un chameau… Les humains qui étaient avec elles pour conduire et protéger les chariots n’étaient que des mercenaires aguerris. Ils avaient le faciès des Gurueks, une tribu de hardis nomades du désert, et les mercenaires semblaient avoir grande peur d’Alanie. Il pouvait très bien imaginer deux femmes entourées de mercenaires et perdues dans un désert. Alanie s’était probablement chargée de les terroriser un peu après la première tentative de viol. Tous regardaient les femmes du harem sorties pour voir avec une vive appréhension, comprenant très bien leur péril. Deux djinns malveillantes pendant des mois… et maintenant une horde.

Vielle se chargea de les payer, et Arkann vit comment leur chef pris grand soin de ne pas toucher à l’or, l’enveloppant dans une pièce de toile qu’il déposa dans un sac de cuir.

« Nous pouvons partir ? » Demanda-t-il anxieusement, et n’attendit point lorsque Vielle hocha de la tête. Il sauta sur son chameau, et la bande entière s’en alla aussi vite que leurs chameaux le permettaient. De fiers et dangereux nomades du désert qui n’avaient aucune crainte de la mort… nul doute qu’Alanie et Vielle allaient faire partie de leurs légendes tribales.

« Ah ! Arkann ! Les choses que nous faisons pour toi… » dit Alanie, l’enserrant de ses bras par derrière. Elle semblait profondément épuisée, et Vielle vint à lui pour accoter sa tête sur sa poitrine.

« Les cannibales de Hophan, les pirates de Sirdi, les marais de Harili… » commença Vielle.

« …le foutu roi de Présann, ce maudit paladin de Hopal, les guides du Harek, ces sales mercenaires puants, les chariots toujours enlisés dans les sables du désert, les montagnes au chemins trop étroits… » continua Alanie, et Vielle prit le relais.

« Deux saisons des pluies avec des chariots dans la boue jusqu’aux essieux. Des nuages de moustiques affamés, des mouches qui pondent leurs œufs dans ta peau, des pestes qui emportent tous tes porteurs. Des mercenaires, des guides, des sherpas qui tentent de te fuir à chaque jour. La famine dans la jungle quand tous nos porteurs sont morts. J’en passe, Arkann. J’en passe beaucoup. »

Et puis, Alanie de continuer. « Tu nous dois beaucoup, Arkann. Beaucoup, beaucoup, beaucoup. J’ai envie de toi, Arkann. Dans ma bouche, dans ma chatte, dans mon cul, ou tu voudras. Tu es à nous, à nous deux, juste à nous deux, pour le mois qui vient. Juste à nous deux, tout le temps, aussi souvent qu’on le veut. » Il y avait un désir sans fond dans sa voix, et sa main était à la ceinture d’Arkann. Il pouvait sentir l’amusement du harem qui se transformait en désapprobation intense à l’idée du monopole d’un mois qu’elles réclamaient.

Vielle, d’une voix rauque, entre deux mordillements, « tu nous le dois, Arkann. Un mois. Juste un mois. Ou bien nous mettons le feu aux chariots. Tu ne pourras pas nous arrêter. Les meilleurs sorts que nous avons, déjà en place. »

« Renforcés pendant des mois, » ajouta Alanie.

« Je dois voir, » répondit Arkann avec aplomb. Elles semblaient avoir passée un vilain quart d’heure, et il voulait leur donner ce qu’elles désiraient tant, mais il devait voir si le butin valait la peine de courroucer un harem déjà irrité.

Vielle et Alanie l’entraînèrent de chariot en chariot, de chameau en chameau. La grande majorité de la cargaison était composée de bois si rares que dans tout l’Empire, seul au domaine d’Arkann pouvaient être trouvées ces essences. Elles avaient aussi trouvé des métaux et alliages inconnus, des objets de grande beauté. Elles avaient des livres anciens, des livres de magie. Elles avaient des cartes et l’Empire ne figurait seulement que sur les cartes qu’elles avaient dessinées elles-mêmes. Il y avait des peaux de félins énormes. Et puis il y avait cette épée d’une grande beauté, vibrant d’une magie qu’il ne connaissait pas.

« L’épée du paladin d’Hopal, » expliqua Vielle, ajoutant d’une voix indignée, « il nous a presque tué ! »

Elles avaient aussi les manuscrits de voyage, un récit de leurs péripéties…

« Nous avons trouvé un empire, de l’autre coté du monde, » affirma Alanie. « Ils ont beaucoup de magie que je n’avais jamais vu avant. Nous avons appris la langue… » Il savait exactement pourquoi elle disait çela : s’il était intéressé, il irait voir par lui-même, et il aurait besoin d’une paire de guides… Il n’avait pas le cœur de leur dire qu’il avait déjà visité cet empire lorsqu’il était encore jeune. Peut-être y retournerait-il.

« Je vous donne votre mois. »

**

« Aaah ! » La voix d’Alanie, faisait écho au claquement du fouet sur son dos. Son dos, ou pas une goutte de sang ne perlait, mais qui était couvert de lignes rougeâtres là ou le fouet avait connecté.

« Aaah ! » Cette fois ci, elle répondait au fouet tenu expertement par Vielle, de l’autre coté. Vielle, qui n’avait aucune expérience à son maniement avant de partir.

« AH ! » Arkann venait de frapper, la où elle ne s’y attendait pas. Il venait tout juste de casser la prévisibilité à laquelle il venait de l’habituer, appliquant le fouet avec précaution sur ses fesses.

« ah… ? » Vielle venait tout juste de s’abstenir et Alanie avait commencé à réagir à un coup qui ne viendrait jamais.

« Ngh ! » Arkann et Vielle, frappant en même temps. Et puis c’était fait, les quarante coups administrés. Épuisée, Alanie était flasque dans ses liens, la tête courbée, les genoux pliés, suspendue par ses poignets. Arkann alla inspecter les lignes sur le canevas qu’était son dos. Il était surpris de voir à quel point Vielle maniait bien le fouet. Trois ans. En trois ans, elle était devenue presqu’aussi bonne que lui. Qu’en serait-il, quand elle aurait eu trois de plus ?

Alanie avait beaucoup changé, car elle n’avait jamais été du type soumise. Mais Vielle… Vielle avait changé de manière presqu’inquiétante. Il était probable que son temps passé avec Alanie, à lui imposer sa volonté, lui avait donné une confiance qu’elle n’aurait pas autrement eue. Il décida de lui donner les ouvertures pour abuser : si elle démontrait quelque velléité de pousser trop loin, il la rappellerait à l’ordre de manière pointue.

À deux, ils libérèrent Vielle de ses liens, la transportèrent avec précaution au lit, la déposant sur le ventre. Ils lavèrent son dos tendrement en utilisant les plus douces éponges, prenant grand soin de causer le moins de douleur possible, mais Vielle gémissait constamment. Mi douleur, mi plaisir. Elle avait bien changé, celle qui avait été un peu du style princesse avant son périple. Et puis il y avait les mots qu’Alanie lui chuchotait à l’oreille. Arkann pouvait sentir l’odeur de son besoin. Alanie avait suggéré de prendre les choses lentement, de les faire languir, au grand désarroi de Vielle. Pour Arkann, il était clair qu’Alanie avait des sentiments profonds envers Vielle, et que Vielle les partageait. Cela était rare parmi leur espèce, et n’arrivait que lorsque deux femmes avaient été forcées de dépendre entièrement l’une de l’autre, et qu’une se pliait aux volontés de l’autre.

Arkann pouvait entendre certains des mots d’Alanie. « Il faut toujours prendre soin de son cheval avant de prendre soin de soit. » Un axiome que tout bon cavalier appliquait systématiquement, même –et particulièrement- après une journée exténuante à chevaucher sous la pluie et dans la boue. « Toi en premier, Vielle. Toi… » Des mots qui faisaient frémir Vielle, la faisait gémir.

Arkann participait, mais laissait Alanie choisir le chemin. Après le lavage, c’était le tour des onguents, qui atténueraient la douleur, rendraient la guérison plus rapide. Vielle pouvait se guérir en quelques minutes, mais cela aurait été une tricherie.

Un regard d’Alanie, et Arkann comprit ce qu’elle voulait. Il commença à caresser les lignes rougeâtres avec des doigts légers, précédant les doigts d’Alanie, appliqués plus fermement, mais avec le but d’appliquer la froide et soulageante crème. Un contraste qui caressait la fibre masochiste de Vielle.

Peu après, Arkann se coucha sur le coté, le long de son corps, et commença à la licher, comme un gros minet, prenant son temps, lui donnant le coté doux de sa langue, et par moment le coté plus rugueux. Il soufflait parfois sur la chair humectée, laissait ses doigts la caresser, loin de son dos marqué. Épuisée, n’y pouvant rien, Vielle prenait ce qui lui était offert, savourait chaque moment, chaque caresse. Il devenait plus ferme, plus insistant, au fur et à mesure qu’il sentait comment le corps de Vielle s’éveillait. Inexorablement, pourchassé lentement par les mains d’Alanie, il se dirigeait ver le bas du dos.

Des caresses avec son nez, ses joues… c’était la fin de la soirée, et il n’avait pas eu le temps de se raser avant leur retour, le matin. Une barbe de deux jours. Il était piquant. Le corps de la brunette se tendit, et elle laissa échapper de petits cris à cette délicieuse cruauté. Un petit coup de pied lorsqu’il utilisa son menton le long d’une trace de fouet. Cela fit rire Alanie, de manière enjouée. Ses mains n’étaient plus aussi douces…

Et puis Arkann atteignit cette longue traînée qui commençait sur une fesse, et se terminait sur l’autre. Il ne lui donna que le doux coté de sa langue, utilisant la pointe uniquement, pendant de longs moments. Puis une petite succion, à chaque extrémité des deux traits. Assez pour causer des bleus, lui faire une petite signature.

Ces fesses, si rondes, si parfaites… si tentantes. Il ne pu résister. Une morsure bien sentie, qui la fit crier, commencer à se tourner, mais Alanie la retenait.

« Tu es une bête, Arkann ! » Alanie le grondait, tentant de ne pas rire, et la réponse d’Arkann fut de pousser un long grondement, tel un loup… et de mordre l’autre fesse avec autant de fougue.

« Je vais te défendre, ma biche ! » Et avec ces mots, Alanie s’élança sur Arkann telle une tigresse, toutes griffes dehors. Une rude empoignade. Le son de vêtements se faisant déchirer. L’odeur du sang d’Arkann tiré par les longs ongles d’Alanie. Le combat se termina lorsque les deux passèrent par-dessus bord et tombèrent au sol, le poids d’Arkann sur le corps plus menu de celle qui l’avait attaqué. Un jeu d’une certaine rudesse, mais un jeu. Alanie signala sa reddition, et Arkann se leva sur ses genoux, se débarrassa de sa tunique déchirée. Son sang coulait lentement la ou les ongles d’Alanie avaient mordu dans sa peau.

Vielle avait glissé ses mains sous son corps, et se masturbait, trop excitée par ce spectacle sauvage. Il sauta sur le lit, s’approcha d’elle à quatre pattes. Alanie vint le rejoindre. « Tu m’as vaincu, Arkann. Je suis ta louve. Et toi, ma biche… » Un ton menaçant et amusé à la fois.

Vielle tenta bien de s’échapper, mais c’était trop peu, trop tard, et les deux fondèrent sur elle tels des loups affamés, l’immobilisèrent… et commencèrent à la mordiller, à la tourmenter. Pendant qu’Arkann avait les bras, le cou et les épaules, Alanie avait les jambes, mais surtout les pieds. Elle savait exactement quoi faire, comment faire fondre sa proie, et s’y prit sans aucune mercie. L’usage de sa langue, alterné avec l’usage de ses dents. Grondements féroces et morsures parfois légères, parfois fermes.

Vielle était aux anges. Ce qui lui arrivait était une puissante expérience. Les deux seules personnes qui comptaient dans sa vie, alliées pour lui donner un paroxysme de plaisir. Elle ne pouvait plus se caresser, et personne ne s’approchait de son sexe, mais elle eut sa première volupté quelques instants après le début de l’assaut. Et ils ne s’arrêtèrent pas. Ses seins, son sexe… ils continuèrent pour de longs moments, jusqu’à ce qu’elle soit totalement pantoise. C’est seulement à ce moment que les deux la laissèrent respirer.

Pas pour longtemps.

« Elle est propre, Arkann, » dit Alanie qui enleva ses vêtements, et fixa en place un harnais, un gros godemiché en avant. Ces gestes étaient assurés : ce n’était pas la première fois qu’elle utilisait un tel outil. Arkann se débarrassa de ses pantalons.

« Je vais prendre l’avant alors que tu prends l’arrière. C’est le temps de donner le coup de grâce à notre petite biche sans défense… » dit Alanie, d’une voix très douce.

Vielle secouait la tête, incapable de parler. Elle avait eu plusieurs orgasmes, et elle était trop sensible, avait besoin de récupérer, mais ils ne lui donnèrent pas le choix. Elle se retrouva très vite coincée entre les deux. Agenouillée, ses fesses sur ses talons, Alanie la tira à elle. Sans hésitation, elle pénétra la femme avec le gros gode de métal encore froid, la faisant résister, mais Arkann était derrière elle. Et pour la première fois en trois ans, il la pénétra, sans aucun égard pour son confort, très profondément.

Elle résistait, très serrée autour de son pénis. Il pouvait sentir la pression du phallus métallique d’Alanie, qui maîtrisait les poignets de Vielle. Celle-ci pleurait à chaudes larmes, épuisée, incapable de prendre plus, mais forcée de le faire. Arkann la prit par ses hanches, et utilisa cette prise pour s’enfoncer encore plus profondément en elle, Alanie utilisant son gode pour le stimuler au travers du corps de leur victime.

Une victime qui gémissait, tentait de les repousser, de se libérer, sans grande conviction.

« Comme ça, ma biche. Comme ça. Aide nous, et nous te laisserons aller. » La voix réconfortante d’Alanie, alors qu’elle guidait les mains de Vielle. Des instructions, pour qu’elle les aide, pour qu’elle bouge avec eux. Ce qu’elle commença à faire.

Et puis Alanie s’empara de la bouche de sa compagne, et elles commencèrent à s’embrasser, Vielle tenant Alanie très fort contre elle, alors qu’Alanie la prenait par la tête, la guidait. Un long baiser langoureux, charnel, empli de passion évidente. Une passion brûlante, à un point tel que Vielle en vint à oublier ce male qui l’enfournait par derrière, bougeant avec Alanie, mais pas avec Arkann, comme si Arkann n’était qu’un vulgaire gode particulièrement bon enfoncé profondément en elle pour son plaisir particulier.

Et Alanie, qui ne regardait pas Arkann, qui se concentrait uniquement sur Vielle, lui donnant du plaisir, jouant du corps de Vielle comme un musicien une flutte.

Arkann sentit la jalousie monter en lui, allant de pair avec le plaisir voyeur qu’il éprouvait. Il arrivait parfois qu’il fasse que deux de ses compagnes s’offrent du plaisir l’une à l’autre, pendant qu’il prenait le sien avec une autre en les regardant, mais jamais encore il n’avait vu deux des femmes du harem le faire avec tant de passion l’une pour l’autre, avec un amour réel et féroce. Il était habitué à cet amour possessif et jaloux de leur espèce, mais celui-ci avait toujours été dirigé contre lui, et jamais pour une autre.

Un coup de rein rageur. Un autre. Et un autre, jusqu’à ce que Vielle soit obligée de rompre ce baiser pour crier, la ramenant à ce monde, lui rappelant qui était en train de faire usage de son cul étroit. Il était bien membré, et cela le fouettait que d’être ignoré ainsi. Il pouvait voir l’amusement moqueur dans les yeux d’Alanie, qui avait clairement voulu les choses ainsi.

L’épaule de Vielle, si proche, nue et tentante. Il lui donna une morsure en guise de représailles, une morsure au sang, la fit crier fort. Un cri qui redoubla, lorsqu’Alanie fit de même avec l’autre épaule. Et puis ce fut au tour d’Arkann de crier, lorsqu’Alanie, sournoise, traître, relâcha cette épaule pour celle encore plus tentante de son Maître. Une morsure vicieuse, douloureuse, qui laissa le sang de l’homme sur les lèvres de cette femme qui n’avait peur de rien.

Arkann vit rouge, poussa violemment Vielle par en avant, la plaqua contre le lit, avec Alanie en dessous. Vielle, qui laissa passer un cri excité. Elle savait ce que sa maîtresse, son amoureuse, venait de faire, et qu’elles allaient en subir les conséquences. Arkann, dont la réaction pouvait parfois être prédite, particulièrement lorsque son pénis était profondément enfoncé dans un cul chaud et étroit.

Il exprima sa rage, les deux mains contre les épaules ensanglantées de Vielle, l’agrippant douloureusement, doigts s’enfonçant dans sa chair meurtrie. Et il s’imposa, violemment, cruellement, sodomisant sa victime sans aucun ménagement, cherchant son plaisir, à finir vite, afin de pouvoir se venger d’Alanie. Ses yeux méchants tenaient le regard moqueur de celle qui bougeait, sous Vielle, utilisait de son phallus de métal pour le stimuler, au travers du corps de celle qui les séparait. Elle, qui lui murmurait des mots insultants, lui disait combien Vielle préférait un vulgaire gode de métal si celui si était maniée par elle. Ça, et beaucoup d’autres choses. Des mots préparés pendant des semaines, utilisés comme des couteaux. Un dangereux venin mit en mots, en ton, en expression.

Vielle, innocente victime, subissant les coups de butoir d’Arkann, les caresses et frottements d’Alanie, qui avait passée des mois, des années à découvrir comment jouer de son deuxième instrument favori. Prise des deux bords, incapable de résister, sa fibre masochiste douloureusement caressée, la femme atteignit le point de non retour. Un orgasme puissant, un maelström de sensations qui l’engouffra sans espoir de secours.

Quelques instants d’abandon total, une bête en chaleur en pleine fin de rut. Des cris et des sons de plaisir, sonores, toute forme de retenue complètement oubliée. Et son corps, se débattant, donnant des coups durs contre ces deux membres qui la possédaient. Et Arkann, brûlant de rage, s’épandant en elle, plantant son essence dans ses plus grandes profondeurs.

Quelques moments, pantoise, plus du tout de ce monde. Puis une douleur renouée, Arkann se retirant d’elle violemment, ce faisant mal lui-même. Sa main la plus puissante autour du cou de Vielle, deux doigts de son autre main rudement enfoncés dans son anus béant, et c’est ainsi qu’il la tira hors du lit, la transporta jusqu’au cadre qui avait servi à l’immobiliser. Avec des mains qui ne toléraient pas la résistance, il l’attacha de nouveau, faisant face au lit.

Et puis il se tourna ver Alanie… Alanie qui allait avoir la part de la lionne, la majeure partie de son attention pour les jours à venir. Alanie, qui allait l’épuiser, qui allait le pousser, le forcer à la punir, à la pénétrer, l’utiliser, la dompter. Alanie, qui n’était plus dans le lit, qui était debout en position de combat avec l’air d’être prête à se battre à mort. Alanie, qui allait se défende, de toute ses forces, avec tout son talent, qui ferait mal à Arkann, l’enragerait… et qui subirait ultimement la défaite… et ses conséquences… des conséquences qui dureraient des jours… tout cela devant le regard excité de Vielle, qui n’aurait rien d’autre que le plaisir des yeux pour se contenter…

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