Les bienfaits du numérique

Anne et le téléphone
dimanche 30 janvier 2011
par  Masteros
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Marion était vraiment satisfaite. « Cette gourde ne se rend même pas compte des immenses possibilités de sa découverte » pensa-t-elle. Toute à son imagination d’un futur qu’elle envisageait prometteur, Marion fut ramenée à la réalité par la sonnerie de son téléphone portable. Le temps de l’attraper et de regarder le numéro entrant qu’un large sourire se dessina sur son visage. Acceptant l’appel, elle dit :

« - Lord Mac Ferty, quel bonheur de vous entendre ! »

La voie grave et bien timbrée de son correspondant lui répondit :

« - Marion, vous m’agacez lorsque vous prenez la parole ainsi. La jeune femme frémit tant cette voix la troublait. Ce soir, si vous n’’êtes pas occupée, j’ai besoin de vos services. »

Pour rien au monde, Marion ne voudrait déplaire au lord, raison de plus lorsque son agenda ne présentait aucune annotation à cette date-là.

« - Comme toujours, ce serra un plaisir pour moi de vous êtres agréable. » Répondit-elle un peu trop rapidement à son goût.

« - Je n’en attendais pas moins de vous ... » La voix resta comme suspendu.

Quelques secondes passèrent et Marion bien malgré elle reprit le fils du dialogue.

« - De quoi s’agira-t-il ? »

« - Prenez ce dont vous jurerez l’utile et soyez impitoyable, c’est tout ce que vous avez besoin de savoir. Je vous attends pour dix neuf heures. Nous dînerons ensemble. Il est si rare de pouvoir être en votre compagnie. »

Les joues de Marion se colorèrent un peu, heureusement qu’ils conversaient par téléphone.

« - Il en sera fait selon votre bon vouloir, my Lord. »

Ne daignant pas poursuivre plus avant, Lord Mac Ferty interrompit la communication.

Marion se souvenait de plusieurs soirées auxquelles elle fut conviée par l’excentrique lord écossais. Chaque fois elle devait tenir la place de la maîtresse intransigeante et sans pitié. Rôle qu’elle n’avait pas à forcer tant sa nature allait dans ce sens.

Ayant rangé son téléphone, Marion consulta sa montre. Une merveille de technologie si délicatement ouvragée qu’elle attirait à chaque fois le regard. Il lui restait suffisamment de temps pour se préparer. Pas question du moindre faut pas. Elle se devait d’être parfaite à l’image de ce qu’attendait lord Mac Ferty.

N’ayant plus rien de particulier à faire, Marion décida de rentrer chez elle. Mais juste au moment de quitter la pièce, son regard accrocha la présence d’un sac à main de cuir brun. Certainement le sac d’Anne pensa-t-elle. Tout en se remémorant la fuite rapide de la jeune fille (1). Elle esquissa un sourire. Ne pouvant résister à la curiosité d’en découvrir le contenu. Elle se dirigea vers la table, le prit et l’ouvrit. Ce qu’elle y vit ne la surprit pas. Rien de bien particulier ni d’anormale. Le tintement d’un trousseau de clés l’amusa. Tu auras du mal à rentrer chez toi ma puce, se dit-elle. Par contre la présence d’une petite boîte bleue de la taille de deux paquets de cigarette l’intrigua beaucoup plus. Elle s’en saisit et l’ouvrit. Ce qu’elle y vit la laissa perplexe. Trois petits anneaux dorés, décorés de quatre griffes vertes se touchant en leur centre y étaient déposés. Mais, ce qui intrigua vraiment Marion fut le fils qui partait de chacun d’eux rejoignant un petit boîtier cylindrique argenté. Tout à ses réflexions elle sursauta lorsqu’elle entendit :

« - Ne vous gênez pas, c’est mon sac que vous fouillez ! »

Irritez d’avoir été surprise, Marion ne prit même pas la peine de se justifier. Montrant la boite elle énonça

« - Qu’est-ce là ? »

Immédiatement le visage d’Anne rougit. Mais ses yeux lancèrent des éclaires.

« - C’est à moi ! Vous n’avez rien à voir là dedans … ! » Prononça-t-elle comme une chatte crachant pour se défendre.

« - Anne, je n’ai qu’un mot à dire pour tout connaître, mais je n’aies pas vraiment le temps de jouer avec toi. J’ai un rendez-vous à honorer. Alors dépêche-toi de me dire la vérité !! »

« - Si je vous dis tout vous allez me le piquer !! »

« - Anne !!! Je n’ai vraiment pas le temps !!! De toute façon je garde la boite et si tu n’as pas la volonté de m’expliquer maintenant, tu le feras demain, mais se serras bien plus pénible pour toi. »

Anne secoua la tête tout en faisant jouer sa chevelure blonde puis-elle tapa du pied tant elle était contrariée.

« - Ce sont des anneaux de plaisir que j’ai inventé. » Dit-elle fièrement.

« - Des quoi ? » Fit Marion surprise par la réponse.

Se sachant de toute façon vaincue, Anne préféra tout raconter

« - Pendant mes moments de pose au labo, j’ai conçu ces anneaux. Il suffit de les porter sur les … » Elle poursuivit après un moment d’hésitation « Les endroits sensibles du corps. Ils envoient de petites impulsions électriques qui finissent par agacer les terminaisons nerveuses provoquant à la longue une réaction de plaisir ou de douleur suivant l’intensité. »

« - De quelle façon dose-t-on l’intensité ? Demanda Marion vivement intéressée. »

« - En téléphonant » répondit Anne.

« - Pardon ? » demanda Marion pensant avoir mal compris.

« -En envoyant un sms constitué d’un chiffre compris entre zéro et cent et d’un temps. S’il est positif du plaisir, négatif de la douleur. Le temps correspond à la durée pendant laquelle la personne reste soumise au stimulus. Avant, il suffit de calibrer le récepteur. Celui-ci et régler pour moi. »

Encore une fois, Marion n’en revenait pas, que ce petit bout de femme puisse avoir autant d’idée et surtout les met en pratique. cela la rendait folle de bonheur. Regardant sa montre Marion se rendit compte qu’elle avait un battement d’une dizaine de minutes maximum devant elle.

« - Anne, tu vas me faire une démonstration. La plus rapide possible afin que je me rende compte par moi-même. »

« - Mais … » Fut le seul mot que la technicienne prononça. La seule tentative de lutte que son esprit pu produire. La démonstration du pouvoir que possédait Marion sur elle lui avait été suffisante. Elle toucha son collier se rappelant les événements récents puis baissa les yeux (1). Sans grâce particulière, elle se déshabilla. S’offrant à la personne qui la possédait comme l’objet qu’elle était devenue. Voyant Marion lui tendre la boite, elle en préleva le premier anneau ainsi qu’une petite pince qui lui permit d’ouvrir les griffes avant de les laissées ses refermer sur son téton droit, elle prit le suivant puis renouvela l’opération avec le mamelon gauche. Pas de douleur, juste la sensation de la pression nécessaire au maintien en place des bijoux. Enfin elle attrapa le dernier et regarda sa tourmenteuse qui l’encouragea d’un petit sourire. Respirant profondément, elle écarta un peu les jambes avant de devoir séparer ses lèvres intimes et dévoiler en même temps son bouton d’amour. Elle trouvait humiliant de devoir fouiller son intimité devant Marion. Mais rien ni faisait et elle continua d’obéir. Dégageant délicatement son clitoris de son capuchon, elle laissa se refermer sur lui les griffes du dernier anneau. Pas de franche douleur non plus mais une sensation plus forte tout de même. Enfin, elle prit le boîtier cylindrique auquel tous les trois fils étaient reliés et le présenta à l’entrée, son vagin. Elle poussa dessus, mais comme elle était sèche la pénétration fut mal aisée. Enfin, elle se redressa et dit dans un chuchotement

« - Voilà, je suis prête. » Elle s’offrait comme un animal de laboratoire.

Marion tenant son téléphone en main demanda

« - Maintenant, Indique-moi la procédure exacte à suivre ma belle. »

Anne donna le numéro d’appel du boîtier puis demanda de transmettre le sms avec les données suivantes « 50 - 10 ». Soit cinquante pour cent du niveau de l’orgasme pendant dix secondes.

Tout en s’appuyant contre la table, Marion pianota sur son portable et valida le sms. Une fois fait elle prononça

« - Annette, mets tes mains sur la nuque et ne les bouge plus. »

Le mot de commande ayant été prononcé (1), Anne ne put que prendre la pose demandée. Elle comprit surtout qu’elle ne pourrait utiliser ses mains pour se caresser si l’idée de la faire languir habitait l’esprit de Marion.

Anne se trouvait face à sa supérieure, les jambes légèrement écartées, les seins présentés en avant compte tenu de la position demandée. Les trois anneaux soulignaient la nudité offerte tout en mettant en valeur le corps d’Anne. La rouquine, se régalait du spectacle mais comme rien ne semblait se passer, elle en fut presque déçue.

« - ooOH »

Seul le petit cri poussé par Anne lui fit comprendre que tout au contraire une alchimie s’était mise en route.

« - Qu’avez-vous programmé ? Vous n’avez pas envoyé les chiffres que vous avez dits. » Prononça Anne affolée.

« - Je n’allais pas t’écouter et je t’ai dis que je n’avais pas le temps. J’ai écrit 95 et 5000. »

« -Mmmnn nonnnn !! » Anne comprit qu’elle allait être mise sur le gril, tout au bord de l’orgasme mais sans pouvoir jouir.

Déjà son corps lui envoyait tous les signaux correspondant à ce qui l’attendait. Ses tétons durcissaient, permettant une meilleure emprise aux griffes des anneaux. Ses lèvres intimes ses remplissaient de sang alors que son clitoris se gonflait étant d’autant plus captif de l’anneau placé sur lui. Son vagin commença à son tour à se lubrifier arguant ainsi sans retour possible, que tout son corps acceptait de produire le plaisir attendu. La jeune fille sentit sa respiration s’accélérer puis ses yeux s’ouvrirent plus grand qu’à l’accoutumé. Elle se rendit compte que ses hanches commençaient par onduler marquant ainsi sa capitulation. Puis son bassin se projetât en avant cherchant un contact libérateur. Elle était entrain de mimer l’acte d’amour dans l’espoir fou de pouvoir jouir. Mais elle savait que cela ne viendrait pas, qu’elle serait maintenue à deux doigts du bonheur sans pouvoir l’atteindre.

Enfin le plateau fut atteint et le niveau d’excitation ne bougea plus. Elle avait beau chalouper du bassin le plaisir ne montait plus et restait stabilisé. Ses épaules se mirent à bouger et ses coudes se rapprochèrent, lui permettant de se caresser les seins. Ainsi, elle espérait déclencher la montée finale de l’orgasme.

Marion regardait ce corps se déhancher avec si peu de pudeur. Elle savait Anne prête à tout pour pouvoir jouir. Encore une fois Anne avait inventé une merveilleuse machine érotique. Cette jeune fille ne connaissait pas sa valeur mais elle comptait bien l’exploiter au maximum. Le plus obscène de la situation fut atteint lorsque le vagin d’Anne se mit à se contracter spasmodiquement.

N’en pouvant plus d’attendre, Anne se mit à supplier, Sa respiration haletante ne lui permettant pas de s’exprimer de façon intelligible

« - Lll ais sssez mm oii jouuu ii r !! »

Anne sentait son vagin se contracter puis se relâcher sur le cylindre qui était en elle, il fallait à tout prix que cela finisse. Ses yeux dilatés par la présence si proche de l’orgasme s’ouvrirent encore plus lorsqu’elle vit Marion se saisir de son portable. Taper sur quelques touches puis le reposer. Déjà elle était prête à se laisser envahir par le plaisir, Il lui suffisait d’attendre, Mais l’horreur se peignit sur son visage lorsqu’elle se rendit compte que toute trace d’excitation venait de disparaître de son corps, seul un grand cri de détresse fut la réponse qu’elle trouva à cette ultime frustration,

« - poouURRQUOII !!! !!!! »

Elle tomba sur ses genoux, Regardant Marion les yeux pleins de larmes,

Presque attendrit par ce tableau Marion finit par dire

« - Termine-toi toute seule je n’ai plus temps d’attendre maintenant. »

Ayant l’autorisation de se donner de plaisir, Anne porta ses mains à son sexe le plus rapidement possible. Elle caressa son clitoris comme si sa vie en dépendait. Rapidement le niveau de plaisir remonta. Le corps n’ayant pas oublié la jouissance avortée. Poussant des râles entrecoupés de remerciement envers Marion, Anne se masturbait sans retenue. Enfin elle put lancer le cri libérateur signe de sa jouissance pleine et entière. Le corps parcouru de spasmes, les doigts mouillés de sa cyprine. Comme vidée de toute énergie, elle s’allongea sur le sol.

Ayant filmé toute la scène de la masturbation avec son portable, Marion porta à peine un regard sur la jeune fille qui était entrain de récupérer, recroquevillée à ses pieds.

« - Merci Annette, tu es une bonne fille. » furent les seuls mots que prononça Marion puis elle sortit de la pièce.

Le temps de passer à son bureau prendre son manteau et déjà elle se dirigeait vers l’ascenseur menant au parking. Pestant comme à son habitude contre la lenteur de cette machine, Marion s’en échappa à peine la porte ouverte. D’un pas rapide, elle se dirigea vers sa voiture. Ouvrit la porte, s’assit et démarra. Quelques instants plus tard elle était sur la route la menant chez elle. Elle avait juste le temps nécessaire pour se préparer avant de se rendre chez Lord Mac ferty.

(1) Lire l’épisode 1 Anne est le collier.

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Commentaires

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mardi 1er février 2011 à 09h28 - par  bombadilom

Une suite qui ne dément pas l’intérêt du premier opus. Très bien écrit, agréable à lire ... Vivement la suite

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