La Maison

vendredi 28 octobre 2016
par  Hakor
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— Soyez la bienvenue, Marine, prenez place je vous prie. Je suis Maîtresse Eva, votre référente pour la durée de votre séjour parmi nous.

Marine s’installa sur la chaise que la femme au regard sévère lui désignait. Dans sa combinaison de cuir noir, Maîtresse Eva respirait l’autorité, effet renforcé par son chignon de cheveux blonds qui n’aurait pu être plus strict et son maquillage impeccable.

— Je rappelle pour la procédure que vous êtes ici de votre plein gré et que vous pouvez quitter ce bureau à tout moment tant qu’elle n’aura pas été menée à son terme.

Marine acquiesça le cœur battant.

— Bien… vous vous apprêtez donc à devenir la propriété de cette Maison. En contrepartie, votre famille se verra créditée d’une considérable somme d’argent dont l’origine restera secrète. Je me dois de vous rappeler que votre intégrité physique et psychique ne sera aucunement garantie durant votre séjour. Vous renoncerez à vos droits, votre liberté et votre humanité pour devenir partie intégrante de notre patrimoine. Veuillez me confirmer à voix haute que vous comprenez et acceptez ces termes.

— Je les comprends et les accepte, déclara Marine.

Elle étouffa un sanglot.

— Marine, ce que vous vous apprêtez à faire est d’une gravité considérable. Si vous avez la moindre hésitation, veuillez quitter cette pièce. Il n’y aura plus de porte de sortie par la suite.

— Je… je le sais parfaitement. Je suis prête à me conformer à vos termes.

— Bien… en ce cas, veuillez vous lever et vous déshabiller.

Légèrement tremblante, la brunette obtempéra. Elle retira son T—shirt et dégrafa sans cérémonie son soutien-gorge, révélant une poitrine menue. Puis s’étant débarrassée de ses baskets, elle ôta pantalon et culotte d’un seul geste.

— Jolies fesses constata Maîtresse Eva qui s’était également levée et tournait autour de Marine pour l’observer sous toutes les coutures. Nul doute qu’elles seront votre principal attrait dans notre Maison. Merci d’avoir respecté les consignes concernant l’épilation qui vous ont été fournie.

Marine ne put s’empêcher de rougir en pensant à son pubis aussi lisse que celui d’une jeune fille.

— Sur le bureau se trouve un collier, expliqua Maîtresse Eva en reprenant place sur son siège. Le système de fixation est prévu pour qu’une fois attaché autour de votre cou, il ne puisse être retiré sans l’endommager. Si, et seulement si, vous êtes prête à devenir la propriété de cette Maison selon le terme précédemment évoqué, veuillez à présent vous en équipez. Cela fait, le contrat sera immédiatement et irrémédiablement en vigueur.

Marine s’empara du collier de cuir. Une pièce toute simple d’un marron foncé muni à l’avant d’un anneau de métal brillant. Lentement elle le passa autour de son cou et fit jouer la lanière à l’arrière qui entra à l’intérieur même du cuir, scellant ainsi son destin.
Aussitôt, Maîtresse Eva presse un bouton sur un panneau de contrôle du bureau et une porte ouvrit laissant passer deux femmes aux larges épaules moulées dans des combinaisons noires, une matraque pendant à leur ceinture. Sans un mot elles se saisirent de Marine et lui menottèrent les poignets dans le dos. Puis elles l’entrainèrent de là d’où elles étaient venues suivies de Maîtresse Eva.

Toujours sans un mot, on fit emprunter un long ascenseur à Marine qui déboucha sur un hall circulaire d’où partait quatre couloirs. Empruntant celui de gauche, le groupe gagna une nouvelle pièce, très semblable au bureau de l’étage avec des murs blancs et dépouillés, mais équipé en tout et pour tout d’une chaise de gynécologie. Sans résister, Marine si laissa assoir. On lui mit les pieds dans les étriers et on sangla ses mollets et sa taille avant de la débarrasser de ses menottes pour aussitôt lui lier les bras aux accoudoirs.

Tétaniser par la rapidité des événements, Marine n’osait bouger un muscle. Les femmes se retirèrent, la laissant en tête à tête avec Maîtresse Eva qui gardait un masque de sévérité parfaitement neutre, comme si elle ne voyait rien de particulier en la situation.

— Une dernière précision, Marine. Vous n’êtes plus autorisée à parler en public. Tout manquement à cette règle, ainsi que toute résistance, même symbolique ou suggérée, sera très sévèrement sanctionnée. Veuillez m’indiquer que vous avez compris en obéissant dès à présent à ces directives.

La brunette se tut donc et attendit, tachant d’oublier la position humiliante qu’elle occupait et de ne pas imaginer ce qu’on lui réservait.

Au bout de quelques minutes à peine, la porte s’ouvrit à nouveau sur un homme de haute stature vêtu uniquement d’un masque sombre qui couvrait son visage. Marine frémit en voyant la solide érection qu’il arborait.

Il n’y eu aucun avertissement, aucun préliminaire. L’homme se positionna entre les jambes écartées de la jeune femme, caressa deux fois sa vulve du bout de son sexe et la pénétra violemment. Marine ne put retenir un hurlement de douleur tandis que le corps étranger la déchirait de part en part, brisant son hymen sans aucune considération pour elle.

L’homme grogna en cherchant à se faire une place dans le vagin crispé de sa victime. Plus il commença à bouger. Marine hurla à nouveau, incapable de filtrer la douleur qui l’emplissait tout entière. Elle ne voulait qu’une chose : qu’on retire immédiatement cette horreur de ses entrailles. Mais aucun soulagement ne lui fut accorder.
Son tourmenteur avait trouvé son rythme et la pilonnait à présent sans répit, indifférent à ses larmes et ses cris.

Marine sentit soudain la main de Maîtresse Eva se poser sur sa bouche.

— Rappelez-vous : pas un mot !

Les sanglots de la jeune femme redoublèrent, mais elle ravala les suppliques qui lui montaient à la gorge. Elle plongea dans un océan de souffrances, entendant à peine les grognements de l’homme qui approchait de sa limite.

Puis tout fut fini. Marine ne remarqua qu’avec du retard que l’homme était parti. Ses entrailles lui causaient tant de souffrances qu’elle n’avait même pas réalisé la fin de son tourment. Elle baissa les yeux sur son ventre, constata que l’homme y avait répandu sa semence, mais n’enregistra pas l’information.

Maîtresse Eva lui murmura des mots d’encouragements, la félicita de son attitude, mais cela n’atteignit que difficilement son cerveau embrumé.

C’était fini… le soulagement la submergea causant un vertige contre lequel elle préféra ne pas lutter et doucement, la pièce autour d’elle sombra dans une obscurité libératrice.




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Commentaires

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vendredi 28 octobre 2016 à 21h46 - par  Henic

C’est du brutal...
Même si l’on suppose peu ou prou ce qui peut se passer ensuite, on reste dans l’expectative, dans l’attente d’explications complémentaires... au prochain numéro.

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