Totale soumission -1-

Chap 1 à 4
samedi 24 mai 2014
par  Sylvain de Perry
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Agée de vingt-deux ans, je me prénomme Françoise. Cela fait deux ans que je vis avec Carole. Nous partageons le même appartement, ainsi que le même lit.
Je l’avais rencontrée un soir de spleen après que mon petit ami m’eût quittée abruptement.
Nous sortons souvent en boîte, pas spécialement celles réservées aux adeptes de Sapho.
Carole est plutôt l’homme de notre couple. Souvent vêtue de cuir, matière qu’elle adore, elle aime s’habiller d’une veste et d’un pantalon. Elle ne rejette pas l’élément masculin, d’ailleurs il nous arrive de passer la nuit, chacune de notre côté, avec un garçon. Mais nous préférons la compagnie d’une femme.
Avant de vous raconter ce qui est arrivé, je vais nous décrire.
Carole est blond cendré, âgée de trente ans, un mètre soixante-quinze, les yeux verts, le nez droit, la bouche aux lèvres minces, le cou long, la poitrine aux seins en poire, le ventre plat, musclé, les fesses hautes, pleines et musclées, le pubis orné de poils blonds, les cuisses fermes et longues. Un corps athlétique, bien entretenu par le sport : gymnastique et natation.
Je mesure deux centimètres de plus qu’elle, les yeux bruns, le nez légèrement retroussé, la bouche aux lèvres sensuelles, une poitrine avec deux petits seins qui pointent comme deux canons de D. C. A., le ventre plat, les fesses pommées, mais rondes, un cul de garçon, dit Carole, le pubis avec des poils noirs, car je suis châtain foncé, les cuisses dures. Je pratique les mêmes sports que Carole. On les fait ensemble.
Ce récit débute après une soirée passée chez un couple marié que nous avons rencontré lors de nos dernières vacances en Italie.
Nos hôtes nous ont projeté les photos faîtes pendant ces vacances, souvenirs bucoliques s’il en est…

1

Alors que Carole se glissait entre les draps de notre lit, je dis :
— As-tu remarqué comment Jacques parlait à Anne ?
Mon amante me regarde, sourit, questionne :
— N’as-tu donc pas compris ?
— Compris quoi ?
— Tout simplement que c’est lui le Maître. Il la domine totalement. Quand nous étions en Italie, j’ai pu constater qu’il la frappait lorsque nous sommes allées aux toilettes un soir au restaurant…
J’ouvre les yeux au grand diaphragme, interloquée, la coupe :
— Ce n’est pas possible… Et elle reste avec lui ?
Cette fois Carole éclate franchement de rire. Puis elle explique :
— Bien sûr qu’elle ne va pas s’en aller. Elle aime ça. C’est une question d’amour et d’éducation. Ça ne se fait pas de but en blanc…
Elle marque un temps d’arrêt, reprend :
— Moi-même, j’ai connu cette expérience…
Pour une découverte, c’est une découverte. Ma curiosité en est éveillée. Malgré
L’heure tardive, je lui fais préciser :
— Tu vivais avec quelqu’un qui te frappait ?
A nouveau, elle rit, précise :
— Ce n’est pas tout à fait cela. D’abord c’était moi la dominatrice. Et la femme qui partageait ma vie adorait être dominée. Puis on s’est séparé quand elle a rencontré une Maîtresse plus sévère que moi, elle savait la faire encore plus souffrir.
Un voile inconnu de la personnalité de mon amante se lève. Je crois bon de dire :
— Ce n’est pas mon genre en tous cas.
— Qu’en sais-tu ?
Bien que mon intérêt s’aiguise tout à coup, je précise :
— J’en sais que j’ai toujours eu horreur des châtiments corporels sans exception. Je me souviens des fessées de ma mère…
Rien que d’en parler, j’en frissonne :
— … Alors ce n’est pas maintenant que je pourrai changer d’avis.
Carole me caresse la joue, me fixe ardemment de ses yeux verts, explique :
— Cela n’a rien à voir avec les corrections d’adolescente. Car celles données entre adultes n’ont pas la même finalité. Ta maman te punissait afin que tu ne recommences pas une bêtise. Entre adultes, c’est un jeu. Le résultat de ce divertissement ludique te conduit au plaisir. Un plaisir différent, parce qu’interdit, puis offert comme une récompense…
Sa main a glissé sous le drap, caresse mon derrière nu :
— Cela n’a rien à voir. Il n’est J A M A I S trop tard pour apprendre et tenter l’expérience, ma chérie.
Alors que je vais répondre : « Non, mille fois non ! », Carole pose sa bouche sur la mienne, pour m’interdire de répliquer, comme pour m’accorder de la réflexion.
Nos langues et souffles se mêlent. Ce baiser est profond, ardent, alors que la main me caresse toujours les fesses, mais de façon plus possessive que d’habitude.
Mais peut-être cette sensation est-elle due à notre conversation ?
Quand elle mit fin à notre baiser, Carole, après m’avoir souhaité « Bonne nuit ! » ajoute :
— Ton petit cul est parfaitement adapté à la fessée !
Elle lui décerne une claque sèche, pivote et m’offre son dos nu comme panorama.
Je mets du temps à m’endormir, repense au couple, aux paroles de Carole, y compris l’allusion finale qui me concerne.
Oui, pourquoi pas moi ?

***

L’idée de domination ne me quitta pas de toute la journée, sans heureusement perturber mon travail. Je tiens en gérance un magasin de bijoux et montres de luxe dont je tais la marque afin que vous n’y veniez pas illico.
Carole m’appelle dans l’après-midi, m’avise qu’elle part à Bordeaux pour deux jours. Elle est directrice du marketing d’une société de cosmétiques, s’absente au moins deux jours par mois, voire parfois plus.
Décidée à en savoir plus sur ce couple, j’appelle chez eux sous un prétexte futile : perte d’une broche, profite de cet appel pour inviter Anne à déjeuner avec moi le lendemain.
Je la retrouve à l’hôtel Hyatt Regency Paris Etoile, porte Maillot. J’y déjeune de temps en temps car le système buffet hors d’œuvres et desserts permet une conversation tranquille sans dérangement par les serveurs.
Après les banalités d’usage, j’aiguille la conversation sur ce qui m’intéresse. Quand je parle de domination, elle embraye sans détour :
— Je suis une esclave. Même si ça ne se voit pas. J’ai découvert cela avec mon mari…
Devant mon air ébahi, elle précise :
— C’est lui qui m’a entièrement éduquée. Cela se fait progressivement. Pour résumer…
Anne marque un temps d’arrêt, le temps de laisser le serveur emplir nos verres de vin et d’eau, continue après son départ :
— … Cela commence par la fessée, puis le martinet, voire le fouet, en même temps que s’instaure un ascendant encore plus grand entre le dominateur et la soumise. Vous vous en êtes aperçus parce qu’avec la tenue de cuir de Carole, Jacques et moi avons pensé que vous deux aussi…
— Non, non, pas du tout.
Anne a alors une réflexion qui me trouble :
— Pourtant c’est bien pour en parler que vous… Tu m’as conviée à ce déjeuner, non ?
Touchée. Elle a fait mouche. Pour m’éviter de répondre, je fais mine d’avoir avalé de travers et tousse. Cela ne prend pas, car elle poursuit :
— Au fond de toi tu as envie d’y goûter, mais tu hésites à franchir le pas. Je ne veux pas faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre. Sache toutefois qu’il faut avoir entière confiance dans son partenaire, savoir garder sa personnalité, être rebelle aussi. Car plus tu es en opposition face à ton dominateur, plus la domination qu’il t’impose est forte et cela est très excitant.
Le sujet est clos.
On parle ensuite de tout et de rien jusqu’à ce je règle l’addition.
Au moment de nous embrasser pour nous quitter, Anne m’invite :
— Accompagne-moi aux toilettes, tu vas voir.
Une fois dans le cabinet, on avait choisi celui réservé aux handicapés car plus spacieux, elle ôte sa jupe. Je découvre la petite culotte de cuir qui emprisonne ses mignonnes petites fesses, elle m’explique :
— Ce matin mon mari m’a mis un gode dans le derrière, que je dois porter toute la journée pour être prête à le recevoir ce soir. Afin que mon anus soit plus réceptif, il me l’enduit régulièrement d’une crème astringente…

Anne baisse l’élastique de sa culotte, découvre une partie de son cul nu qui est assez rouge…
— … Comme je protestais, il m’a donné une fessée. La culotte de cuir tient la croupe au chaud.
Elle se rhabille, nous sortons et avant de nous séparer, elle me chuchote à l’oreille :
— Si vous devenez adepte de ces jeux, avisez-nous. Une soirée à quatre ou six serait très divertissante.
Après l’avoir quittée, je rentre à ma boutique laissée aux mains de ma première vendeuse.
Carole rentrant le lendemain, je pense tranquillement à tout cela. Au fond de moi, j’envisage ce genre d’aventure comme du piment sur de la sauce.
Je suis heureuse avec Carole, notre couple fonctionne parfaitement, mais un peu de nouveauté ne serait pas à dédaigner. Ne me voyant pas dominatrice, en train de fesser Carole, encore moins de la fouetter, force m’est d’être la dominée, la soumise.
Reste à en parler avec Carole. Mais comment ?
Après réflexion, je décide de lui parler de mon déjeuner avec Anne, lui avouer la vérité sur mes pensées intimes. Lire la suite

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Commentaires

Logo de Sylvain de Perry
mercredi 4 juin 2014 à 16h32 - par  Sylvain de Perry

Monsieur Crabou,
vous remercie pour votre sympathique commentaire.
Comme vous avez pu le lire, aime toutes les formes de soumission, avec en point de mire la fessée manuelle.
Vous souhaite une bonne lecture, cordialement, Sylvain.

Site web : aucun
Logo de Crabou
dimanche 25 mai 2014 à 20h21 - par  Crabou

J’aime beaucoup ce début de récit.
Je suis moi-même soumis et j’adore partager ma soumission avec des soumises.
Je lirai donc la suite avec plaisir

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