Rencontres croisées

mercredi 20 novembre 2013
par  Gingerlady
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Parfois, nos vies sont le cadre de « hasards » extraordinaires. Si on y prend garde, ces circonstances hors-du-commun, ont d’heureuses conséquences humaines.
D’aucun y verront des signes divins, d’autres préféreront des explications plus rationnelles, peu m’importe. Ce qui doit compter, c’est l’Autre. Surtout en BDSM.

Vous jugerez par vous-même du caractère étonnant de ces faits qui se sont déroulés dans notre club préféré à Lyon, lors une soirée BDSM. Pour nous, ce fut une de ces nuits qui voient la possible réalisation d’espoirs patiemment attendus. Une nuit qui compte.

Ce soir-là, mon Maître me sortait pour la première fois depuis notre long séjour en Inde, où nous avions été privés de toute pratique, hélas. Nous avions déjà été dans ce club, pour des soirées gang bang d’entraînement sexuel et avions pu apprécier l’accueil chaleureux et l’excellente ambiance de ce joli club.

Je m’habillais d’un petit bustier en satin rouge recouvert de dentelles noires, d’une veste en voile et de talons. Mon Maître me mît mon collier et nous partîmes.

Nous remarquâmes dés le début de la soirée, la présence d’une jolie soumise dont le « maître » nous était bien connu pour ses pratiques radicalement opposées aux nôtres.
Adepte de l’annelage sauvage, fait à l’emporte-pièce dans le salon (bien loin de toute condition réelle d’asepsie) et d’exhibitions sur le passage d’un TGV, enchaînée aux grillages délimitant les voies, entre autres exemples et photos à l’appui (que nous pouvons tous, hélas, trouver sur internet...).
Où était l’amour de la soumise dans tout cela ? Et où était le respect dû aux profanes ?

Cet homme me faisait horreur pour son sadisme avéré dont il était très fier depuis de nombreuses années. A l’époque, nous en avions beaucoup parlé, évoquant avec dégout une telle déviance de ce qui devrait être synonyme de l’amour le plus profond, le BDSM.

Je me tenais assise derrière lui, sur un des tabouret du bar lorsque je remarquais un jeune couple dont l’allure tranchait sur les participants habituels.
Grands, aussi beau l’un que l’autre dans les lumières tamisées du club, ils s’assirent tranquillement en observant autour d’eux d’un air intéressé.

Une image s’imposa d’emblée : « Quel bel oiseau exotique ».
Longue, fine, et perchée sur des talons vertigineux, elle ondulait en marchant, comme voilée par ses cheveux foncés. Tout en elle évoquait les femmes ornant les estampes érotiques d’Asie, convoitées à prix d’or par les collectionneurs.
Un oiseau précieux dans un écrin de douceur en dentelle de cuir...
Lui, élancé et souriant, se montrait fort empressé auprès d’elle, lui parlant sans cesse, prévenant et attentif. Ce qui ne l’empêcha pas de demander au patron le prêt de sa canne anglaise, que je vis passer de main en main, pour parvenir dans celles de ce jeune Maître.

Je les trouvais si beaux, si amoureux, si élégants que je n’ai pas pu m’empêcher de les observer, jusqu’à ce que je la voie s’étirer sur la cage et tendre un postérieur délicat vers son Maître armé de la canne.
Une main se referma sur mon estomac lorsque je le vis la frapper. Manifestement, il était doué et désireux de bien faire, il n’y avait aucun doute là-dessus !!!

Elle réagit avec une grâce inouïe, sursautant sous les coups les plus forts sans émettre le moindre cri. Je recommençais à respirer lorsque je les vis s’embrasser avec fougue l’instant d’après. Ils retournèrent s’asseoir pour se remettre de leur prestation et prirent le temps de boire un verre.

Pendant ce temps, mon Maître, qui m’avait attachée au bar, manifesta le désir d’être sucé en public.
Je m’effondrais sur les genoux instantanément, une main verrouillée sur la barre de cuivre qui longe le bar afin de garder mon équilibre.
A ses pieds, je me sentais honorée par sa demande et si fière de voir la queue de mon Maître déjà raide se balancer devant moi que j’ouvrais une bouche gourmande pour le régaler. Miam !

Hélas, il mît fin à la caresse d’une traction sèche sur ma laisse. Je quittais le membre à regret, tout en sachant que mon Maître venait de me récompenser en m’offrant sa queue à sucer devant toute l’assemblée.
Toute aussi grande était sa propre récompense devant une éducation bien menée, la mienne, qui porte des fruits enviés par beaucoup.

J’ai eu, ce soir-là, le plaisir d’être encordée pour la première fois par un artiste du bondage qui me suspendit à sa potence en position assise. Sa prévenance, sa gentillesse m’avaient mise en confiance et j’ai senti avec délice les cordes se nouer et se tendre pour me faire m’envoler, sous les regards scintillants de mon Maître.

Rapidement toutefois, on me détacha pour que d’autres en profitent et je me retrouvais menottée contre la croix de St André.

Les coups pleuvent, vifs et tranchants. Mon Maître a la main leste (ses fessées sont redoutables), mais il aime beaucoup faire rougir mes fesses et tester ma « motivation ». Il me met en condition pour la suite de ses désirs.... c’est bien normal.

Mes souvenirs sont assez flous quant au déroulement exact de la soirée, seuls demeurent les événements les plus forts en émotions.
Il n’était point question de jouir, mais de lui offrir mon obéissance parfaite et instantanée. Je réserve la libération de la Femme Sauvage qui dort dans mon intimité, pour les soirées privées et les moments d’éducation à deux.

Sinon, je contrôle mes gestes et mes attitudes pour que mon Maître soit fier de moi et qu’il ait du plaisir à me soumettre.
Il ignore toujours quelle Ginger l’attend à l’autre bout du fouet, docile ou sauvage, je ne peux le prédire, car moi aussi, je l’ignore. Cela dépend de lui !

Une fois revenue d’un séjour rapide sur le sling, pour satisfaire l’envie de jouir de mon Maître, je me dirigeais vers la salle principale où la foule s’était clairsemée. Assis, ou debout près du bar, les gens regardaient différents maîtres et maîtresses soumettre leurs esclaves à des supplices divers.

Je retrouvais ma pochette pour chercher une cigarette. Je l’avais laissée vers une banquette où s’étaient assis le bel oiseau et son maître si amoureux.
Je constatais avec inquiétude, que le personnage dont je craignais les pratiques et la vue, avait fait leur connaissance.

Mon sang ne fit qu’un tour, et je n’eus de cesse de me rapprocher d’eux, au cas où... je ne sais même pas quoi d’ailleurs. La peur était venue insidieusement se glisser en moi.
Je sentais que cette rencontre ne pouvait être fortuite.
Il y avait beaucoup trop de coïncidences.
Notre première vraie soirée BDSM, doublée de la première rencontre avec ce maître de pacotille, si dangereux pourtant, et enrichie par la présence de ce couple si différent des habitués ! Sans évoquer toutes les autres coïncidences qui émaillaient notre quotidien depuis quelques jours.
C’était trop !

Après avoir observé le manège du personnage et vu les sourires qui s’échangeaient entre eux, je me rapprochais en allant m’asseoir à la table voisine, où mon Maître me retrouva.
Je lui fis le récit rapide de mes constatations, et en profitais pour espionner la conversation de ce pseudo-maître et de ce bel oiseau qui lui souriait aimablement. Je frissonnais en l’entendant se vanter de ses pratiques.

Devant l’accueil aimable que lui faisaient nos voisins, je me promis d’intervenir si, par malheur, ils échangeaient des numéros de téléphone.
Mais, ils se séparèrent pour ne plus se retrouver, ouf !

Nous nous préparâmes à partir, soulagés de voir que nos voisins semblaient faire de même.
Mon Maître me laissa quelques instants pour saluer les patrons et je me glissais sur la banquette, juste à côté du bel oiseau, laissée seule, elle aussi.
Je n’osais même pas un coup d’oeil tant je le trouvais belle, et encore moins proférer la moindre parole en l’absence de son Maître, lequel, revenant avec des boissons, retrouva sa place sur la banquette, à côté de moi !

Bel acte manqué de ma part, je n’en fus pas surprise, mon instinct me joue parfois de tels tours. Il me faut juste en profiter...

Je n’ai pas hésité à braver l’interdiction faite par mon Maître quelques jours auparavant, de ne jamais parler à d’autres maîtres en son absence. Je ne suis autorisée à leur parler que pour leur répondre.
Mais, tant mieux, je subirai ma punition avec délices car l’occasion est trop belle.
Me penchant vers le Maître du bel oiseau, je me permis de le mettre en garde. Il m’écouta avec attention, vérifiant mes références (quelle parfaite preuve d’intelligence !) et me remercia avec un sourire chaleureux.

Nous avons bavardé de la soirée jusqu’au retour de mon Maître qui reprit immédiatement les rênes de la conversation. Ne voulant pas les déranger, je m’absentais pour qu’ils puissent parler plus aisément en s’asseyant l’un en face de l’autre. A mon retour, je pris la place laissée vide à côté du bel oiseau et nous échangeâmes quelques mots.

Enna se révéla aussi charmante et douce qu’elle était belle. Je devinais dans son regard des forces insoupçonnables et des trésors de sensibilité.
Elle me rassura quant à son appréciation du personnage qui les avait entrepris, assez voisine de la mienne, lorsqu’elle appris les raisons de mon indignation.

Un jeune homme survint, appelé par son Maître. Obéissant aux ordres, il s’agenouilla aux pieds d’Enna, entre table et banquette et releva sa robe pour dévoiler ses parties intimes.

Gracieuse, elle se laissa faire, masquant sa gêne sous ses paupières closes et reçu la caresse buccale avec de petits gémissements fort évocateurs.
Alors qu’elle se laissait aller en arrière, je ne pus m’empêcher de glisser mon bras sous son dos pour la soutenir et l’accompagner dans son plaisir. Nos Maîtres n’en perdaient pas une miette, trop heureux de découvrir les élans de leurs soumises.

Maître Marc m’indiqua par geste de prendre soin des tétons d’Enna. Peu habituée à de tels gestes, je m’efforçais de les titiller à travers sa robe lorsqu’elle ouvrit les yeux.
Je ne te ferai aucun mal, lui dis-je, sauf si on me l’ordonne. Je plongeais mon regard dans le sien et y lut un monde d’émotions.

Le plaisir d’Enna fut discret, et celui du soumis, tout aussi transparent. Un voile de rougeur traversa la peau du bel oiseau pâmé dans mes bras et que je mourrais d’envie d’embrasser ! Ses lèvres devaient être d’une douceur de soie...
Elle reprit ses esprits l’air mutin, un regard pétillant la liait à son Maître. Par pudeur, je ne les regardais pas. Ce moment-là leur appartenait.
Elle plongea le nez dans son verre et alluma une cigarette en parlant avec moi de son amour absolu pour lui, lorsque le mien m’ordonna de me présenter à lui.

M’excusant auprès d’Enna, je me levais, me retournais et me penchais légèrement en avant en écartant mes fesses des deux mains, afin de fournir une vue totalement dégagée de mon sexe.
Il toucha délicatement mes lèvres et mon anus, en admirant la posture qui eut l’heur de lui plaire.

Je me rassis ensuite et poursuivis ma conversation avec ma voisine jusqu’à ce que sonne l’heure du départ. Nos Maîtres avaient échangé leurs coordonnées, et j’espérais bien en savoir plus lors de notre retour.
Je ne fus pas déçue ! Nous en avons parlé pendant tous les jours qui suivirent et nous vîmes se réaliser quelques-uns de nos espoirs lors de la soirée du samedi suivant, où nous avons eu le plaisir de recevoir le bel oiseau et son maître charmant.

Il est rare de trouver, d’emblée, en une seule soirée, et à la même table, l’Ombre et la Lumière. C’est pourtant l’impression générale que me laisse cette nuit.
Une nuit un peu étrange, comme le seront toutes celles que nous passerons en leur compagnie. Nous les espérons nombreuses....




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