La débutante - 8

mardi 25 août 2009
par  Claudia
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Le froid me réveilla de bonne heure, mais je ne pus que constater qu’Annie avait fermé le cagibi à clé. J’attendis donc, dans le noir. Je m’étais entourée au mieux de la couverture. Je venais de passer une soirée fantastique. Je n’avais pas joui bien sûr, mais j’avais reculé mes limites de la soumission. En y pensant, ma main glissait vers mon con et commençait à en triturer le bouton. Mais je n’avais pas le droit. Je m’arrêtai alors et pris mon mal en patience. Je pensais encore à cette caresse que m’avait prodigué le chien. C’est Elsa qui en avait été l’instigatrice, comme si elle connaissait les qualités de son berger allemand. Je m’amusais à penser qu’il participait peut-être souvent à ses jeux.

Lorsque la porte s’ouvrit, c’est le majordome que j’aperçus. Il prit la laisse et me tira à l’extérieur. Il me conduisit dans une grande salle de bain. J’avais droit à me faire belle ! J’allais pouvoir encore plaire à Maîtresse. J’attendis quelques secondes, mais l’homme ne manifestait pas le désir de quitter la pièce. Je dus donc me résigner à aller aux WC devant lui, à m’essuyer puis à prendre ma douche en sa présence. Pour la première fois depuis hier, j’évoluais debout. J’étais à l’aise et pour tout dire très excitée. J’allumais mon voyeur par des œillades et des poses suggestives. Je finissais de me maquiller quand je le vis s’approcher dans le miroir. Il était derrière moi et je me cambrais et tendais mon cul vers lui. Je savais qu’il n’avait pas le droit de me sodomiser ou de me baiser, aussi je pensais qu’il allait me retourner pour que je le suce. Au lieu de cela, il appuya d’une main sur mes reins. De l’autre main, il sortit de sa poche la queue de cheval qui m’avait occupé hier. Me maintenant, il la tendit devant ma bouche.

— Mouille la bien si tu veux en faciliter le passage.

Je me souvenais la douleur quand Maîtresse m’avait enculer avec ce god hier. Je léchais avec application l’engin. Il le sortit de mes lèvres, le présenta à mon petit trou et l’enfonça d’un coup. Je dois reconnaître que l’intromission fut plus aisée. Le passage avait bien était préparé. J’étais désormais élargi du cul ! Il finit de l’enfoncer plus lentement puis me remit la laisse qu’il avait ôtée de mon collier au moment de la douche et me fit sortir à quatre pattes de la salle d’eau. Les choses sérieuses allaient commencer...

Dans le salon, je trouvais Maîtresse devisant sur le canapé avec un inconnu. Dès qu’elle m’aperçut elle se leva et prit la laisse des mains du majordome.

Voilà la petite chienne dont je vous ai parlé. Elle est ici depuis hier.
Elle parlait en me flattant le cul. Elle m’installa par terre, en face du canapé. Je gardais la tête baissée. Elle rectifia ma position pour que je tienne les cuisses bien écartées et en profita pour introduire un doigt dans mon con.

— Mais tu es bien chaude. As-tu profité de la nuit pour jouir ?

— Non, Maîtresse, vous ne me l’aviez pas permis.

— C’est bien petite. Alors tu vas te caresser et te faire jouir devant nous.

Elle avait dit cela comme une évidence ! Comme s’il m’était facile de me caresser en public.

Pourtant, je me redressais lentement, ma main gauche vint effleurer mon sein, je pris le mamelon entre le pouce et l’index et le fis tourner tout doucement. Mon autre main était déjà sous mon ventre. De deux doigts, j’écartais les lèvres. J’étais trempe ! J’enfonçais un doigt dans mon con, puis deux. Je les ressortis et, osant affronter le regard de ma Maîtresse, je les portais à ma bouche et les léchais consciencieusement. Puis, je redescendis ma main et attrapai alors mon bouton. Je le sentais gonflé. Je tirais dessus, puis le frottais de mes doigts. C’est à ce moment que je redressai de nouveau la tête et défiai Maîtresse du regard. Elle me fixa tranquillement et c’est moi qui due baisser les yeux. Qu’avais-je fait là ! Tout en me caressant et me donnant en spectacle, j’avais conscience d’avoir dépassé les limites imposées.

Maîtresse bougea alors. Elle fit glisser son pied vers mon entrejambe.

— Les mains dans le dos ! Vite !

J’obtempérai. Je ne pouvais plus me donner du plaisir et je voyais, à quelques centimètres de mon con, le cuir du fin escarpin de Maîtresse. Elle le balançait tranquillement et négligemment. Je compris ce que je devais réaliser si je voulais avoir un espoir de jouir aujourd’hui. J’étais trop excitée pour reculer. J’ai tendu mon bas ventre vers son pied. Dès que mon clitoris a frotté, des vibrations se sont répandues dans tout mon corps. J’ai entamé de petits mouvements. Je n’osais pas lever les yeux vers Elsa ou l’homme à ses côtés. J’étais totalement consciente de l’image que je leur livrais, mais j’avais trop envie. Les mains dans le dos, le regard au sol, je fis le vide dans ma tête, me concentrant sur mon bouton. J’entamais une danse du ventre, lente, lascive. Mon bassin ondulait au dessus du petit pied d’Elsa. Le clitoris restait collé au cuir. J’accélérais. Mon mouvement devint plus désordonné. L’orgasme me surpris par sa violence. Tout d’un coup, j’ai eu chaud dans mon ventre, mes poumons. Je soufflais fort puis criais avant de m’effondrer sur le côté. J’étais essoufflée, comme si j’avais couru longtemps. Maîtresse a dégagé son pied et a tendu devant mon visage sa chaussure trempée. J’ai de suite compris et entrepris de nettoyer le cuir brillant de mon suc. Je léchais avec application l’escarpin, jusqu’à lui enlever toute trace. L’excitation était retombée mais je savais qu’Elsa me surveillait. Elle me voulait obéissante dans ces moments plus fragiles. Elle se pencha vers moi pour me donner sa main à lécher. Son autre main me caressait tendrement les cheveux. J’étais bien à ses pieds. Je crois que mon moteur interne, dans cet instant, était l’amour que je lui portais ainsi qu’à mon Maître. Je me laissais donc faire, ronronnant comme une chatte sous le doux contact de sa peau.

— Entre Sultan !

Je n’avais pas entendu le chien arriver. Il était déjà derrière moi et commençait à me renifler. Il retrouvait les odeurs qu’on lui avait ôtées hier et insinuait sa langue entre mes fesses. Mais la queue de cheval le gênait.

— Ouvre toi !

Je ne me le faisais pas répéter, me mis à quatre pattes et ouvris largement les cuisses. Elsa retira le god. Elle ne savait où le poser, aussi, sans hésitation, elle l’enfonça entre mes lèvres. J’avais ainsi dans ma bouche l’odeur de mon cul mais ne m’en offusquais pas. Ce que je désirais, c’était que Sultan puisse promener aisément sa langue dans les secrets les plus intimes de mon anatomie. La tête dans les bras, le cul dressé, je savourais ce doux attouchement. Je sentais monter en moi une nouvelle vague de plaisir. Je regardais Elsa, interrogative. Elle me sourit :

— Laisse toi faire, jouis ma chérie. Profite de l’attention de Sultan.

C’est ainsi que je jouis une seconde fois, sous les douces caresses d’un chien ! Je restais quelques instants les yeux pleins d’étoiles, le front appuyé sur mes avant-bras, à savourer ce pure moment d’un bonheur charnel encore inconnu.

Et c’est alors que les choses devinrent plus difficiles ! Quand j’ouvris de nouveau les yeux, je vis l’invité de ma Maîtresse tenir Sultan couchait sur le côté. Le chien bandait. Son sexe rouge se dressait devant moi. Pour la première fois j’entendis la voix de cet homme :

— Tu ne crois pas qu’il mérite aussi sa reconnaissance ? Il paraît que tu es une excellente suceuse, viens le lui montrer.

Tout mon corps se raidit. Je ne pouvais pas faire cela. Je sentis la main d’Elsa sur ma nuque. Elle poussait mon visage vers l’animal mais je résistais. Ils étaient fous ! complètement dérangés ! On ne pouvait pas faire cela avec une bête !

— Non ! Criai-je, vous êtes malades !

D’une ruade j’échappais à la main d’Elsa. Je me levais et sortis en courant de la pièce. Je pense les avoir pris de court, car aucun bruit ne me parvenait. J’étais nue dans le couloir. Je ne désirais qu’une chose : quitter ce lieu de déments sadiques !

La douceur du sein qu’Annie m’avait donné à téter me revint en mémoire. Je me précipitai vers l’office :

— Annie, je vous en supplie, je veux m’en aller. Ils sont dingues. Il me faut des habits. Ils veulent que je suce Sultan ! Je vous en prie, aidez-moi !

En cherchant mon souffle, et de manière désordonnée, je parvins à me faire comprendre. Annie pris pitié de moi. Elle me tendit la main et m’entraîna à l’étage, sans un mot. Elle me montra l’accès d’un petit escalier extérieur puis m’ouvrit une vaste chambre. Vraisemblablement celle d’Elsa. Je me tournai pour le lui demander, mais Annie avait déjà disparu. Elle avait pris beaucoup de risques en m’aidant et n’avait pas voulu s’éterniser en ma compagnie. Il ne me faudra pas la trahir. J’ouvre rapidement un placard, trouve un chemisier et un pantalon qui me vont. Nous sommes en juin, cela suffira pour traverser la ville. J’enfile une paire de chaussures légères à l’allure sportive et me glisse hors de la chambre, puis de la maison.

Curieusement, les chiens n’étaient pas dans le parc. Je le traversais, rejoignais le petit chemin emprunté à mon arrivée et me retrouvais dans la rue. Je courus quelques rues au hasard et m’arrêtais à une station de taxi. Je donnais mon adresse avant de m’affaler sur la banquette arrière d’un véhicule conduit par une femme. Elle me conduisit à la maison. Je savais où trouver une clé sous une pierre du jardin. Je pus ainsi lui régler facilement la course avec la monnaie que je trouvais dans la cuisine.
Une fois seule, je m’effondrais au milieu du salon, je pleurais toutes les larmes que mon corps pouvait contenir. Quand je me redressais, la colère ne m’avait pas quitté. J’arrachais les vêtements d’Elsa qui me collaient à la peau. Je mis le chemisier en lambeaux. Je pris une douche longue et brulante. Vêtue d’un long tee-shirt, je redescendis boire un whisky.

Appuyée contre l’évier de la cuisine, le verre à la main, je réfléchissais. Les paroles de Aude me revenaient en mémoire : Elsa était réellement dangereuse. Je ne remettrai plus jamais les pieds chez elle. J’en parlerai à mon Maître dès son retour et il conviendra surement de se méfier de cette femme dorénavant. C’est armée de ces certitudes que je regagnais ma chambre. J’étais fourbue de toutes ces émotions. Je voulais dormir avant de joindre le Maître pour qu’il me réconforte. Déjà, le simple contact du collier qu’il m’avait passé à mon départ et qui ne m’avait pas quitté depuis, me rassurait en l’avenir. J’allais bien vite déchanter...


PRECEDENT ........................................................... A suivre



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Commentaires

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jeudi 13 novembre 2014 à 16h37 - par  Rêves de femme

Il semblerait malheureusement que cette suite se soit perdue corps et âmes. C’est fort dommage !

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jeudi 13 novembre 2014 à 15h52 - par  Leonard

Pour quand la suite de "la Débutante" de Claudia ?

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dimanche 11 avril 2010 à 11h46 - par  Mr de V

Bonjour
Tout perdu dans un disque dur ? Parfois ils ne sont pas si malade que ça, avez vous fait faire un test ?
On peut parfois récupérer les données...
Dommage de perdre un texte complet...
Bien à vous...

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jeudi 8 avril 2010 à 16h34 - par  Claudia

Je suis très heureuse que ce texte vous ait plu. Mon disque dur contenait encore plusieurs parties quand il a rendu l’âme !! Je ne me sens pas le courage de recommencer.

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vendredi 26 mars 2010 à 19h55 - par  Henic

Les 8 premiers chapitres de "La Débutante", par Claudia, se lisent d’une traite tant ils sont bien écrits et excitants.
On espère donc la suite annoncée : il serait bien étonnant qu’Elsa laisse passer sans réagir la fuite de son esclave du week-end...

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