Le temps d’un week-end

(1) Les toilettes du cinéma
lundi 27 février 2012
par  Thomas Grison
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1- Les toilettes du cinéma
2- Le parking souterrain
3- Petite soirée entre amis

Vendredi 18, 7h00 du matin. Le réveil, ce jour-là, fut un peu brutal, avec la sonnerie du téléphone qui retentit contre mon oreille et m’arracha d’un coup hors du sommeil et de mes rêves. À l’autre bout du fil, je reconnus tout de suite cette voix que, la veille, j’avais espérée et attendue quasiment sans discontinuer toute la journée. Cette voix, c’était celle de Christèle, qui véritablement me fit l’effet d’une délivrance. Tellement que j’en pleurai presque de joie.
“Alors, tu souhaites toujours m’obéir ?”, me dit-elle simplement.
_”Oui, Madame.”, répondis-je aussitôt. J’étais trop heureuse au fond de moi pour dire autre chose. Cela, Christèle le savait bien.
_”Très bien”, répondit-elle, “mais ta réponse ne me convient qu’à moitié. Je veux que tu me convainques. Je t’écoute : fais-mieux !”
Je savais qu’elle n’hésiterait pas à raccrocher pour me laisser une fois encore cogiter pendant des heures, ou des jours, si je ne lui donnais pas satisfaction à l’instant même, sur le champ. J’avais déjà trop souffert de cette attente qu’elle m’avait fait subir pour lui refuser quoi que ce soit. Et puis, cette voix chaude et élégante qu’elle prenait pour me parler me faisait chavirer au fond de moi, et m’encourageait à la suivre partout, docilement, quelles que soient ses demandes, quels que soient ses ordres. Je fis donc ce qu’elle attendait de moi, en m’appliquant du mieux que je le pus :
“Oui, Madame, je souhaite toujours vous obéir. Je ferai ce que vous m’ordonnerez. Je dois avouer que je suis comblée à l’idée d’être humiliée et dominée par vous. Je suis votre soumise.”
“Hum, c’est beaucoup mieux comme ça, et cela mérite récompense.”, répondit Christèle au bout de quelques instants. “Ce que tu dis me plaît beaucoup, mais, tu le sais, j’attends de toi des actes autant que des paroles. Alors aujourd’hui, je vais te tester”, continua-t-elle. “Tu es sûre de le vouloir, n’est-ce pas ?” Ma réponse, bien sûr, fut affirmative.
“Bien, alors va prendre un papier et un stylo, et note bien ce qui va suivre.” Après m’avoir laissé le temps nécessaire, elle continua : “Tu vas te rendrenau cinéma N, qui se trouve dans la rue Lenôtre. Tu iras en bus. Ne viens qu’avec ce que je vais t’indiquer : des chaussures, une robe d’été, courte et légère : la jaune, ou la blanche avec des fleurs, je te laisse choisir. Pas de culotte ! Soutien-gorge autorisé. Pas de montre, pas de bijoux, bague, collier, ou boucles d’oreilles. Tu videras également ton sac entièrement avant de partir, ne garde à l’intérieur que l’argent nécessaire pour payer le bus, pour un aller, je précise, et rien d’autre. Sois au rendez-vous à 14h15 exactement, sans quoi je ne garantis plus rien. Tu trouveras sur le trottoir devant le cinéma une petite croix bleue que j’ai tracée hier soir à la peinture. Je l’ai faite à la bombe. Elle est discrète, mais tu devrais la trouver facilement.” Elle avait l’air très contente en disant cela, comme une adolescente qui vient de relever un pari. Et j’adorais ce ton qu’elle prenait alors, et cette joie communicatrice, cette complicité, même, que je partageais alors avec elle.
“C’est là que tu dois attendre. Je t’indique tout de suite que ce n’est pas moi qui viendrai, mais une amie à moi en qui j’ai toute confiance. Tu la connais déjà, puisque tu l’as croisée une ou deux fois chez moi. Je ne t’en dis pas plus, si ce n’est que tu dois lui obéir autant qu’à moi, et t’adresser à elle avec les mêmes égards... Elle te prendra en main pour toute la journée, et pour le reste du week-end également, je précise encore... je me fais bien comprendre, n’est-ce pas ?”
J’étais mortifiée à l’avance par ce que Christèle me préparait mais, elle savait fort bien, je n’en attendais pas moins d’elle, car à travers ses scénarios humiliants et néanmoins humides, je reconnaissais bien sûr toutes mes demandes, et tous mes fantasmes. Alors, je répondis sans tarder “Oui, Madame.”, avec la seule envie de l’entendre continuer tout en me caressant.
“Bien, alors annule tout ce que tu peux avoir prévu pour ce week-end. Tu ne reviendras que dimanche. Je te verrai ce soir, si ta séance de cinéma s’est passée conformément à mes attentes, bien sûr. En attendant, je n’ai qu’une chose à ajouter : interdiction de te masturber, tu m’entends ? Elle ne me laissa même pas le temps de répondre. Elle ajouta simplement un “Tu m’excites beaucoup” qui me fit chaud au coeur, puis elle raccrocha.

Le reste de la matinée parut interminable. D’emblée, je me forçai à sortir du lit douillet et confortable où, mouillant abondamment, je n’aurais pas pu me retenir longtemps de porter mes doigts à l’intérieur de mes cuisses. Il me fallut encore lutter contre mes besoins tyranniques de volupté au moment de prendre ma douche, que je pris volontairement tiède, presque froide, pour me calmer. Ensuite, pour me forcer à penser à autre chose, je suis sortie faire des courses, sans rien avaler, de peur de ne pas pouvoir repousser plus longtemps l’excitation qui me harcelait et m’envahissait dés que je me mettais à penser aux futurs événements de l’après-midi. À mon retour, il était déjà presque 13h00, j’étais chargée de sacs tous plus gros les uns que les autres, de légumes, céréales, lait, café, vêtements, livres, DVDs, toutes sortes de choses qui, en fin de compte, venaient témoigner des trésors d’imagination qu’il m’avait fallu déployer pour compenser ma frustration érotique.
Mais maintenant, il fallait faire vite. Manger d’abord, parce que la sortie du matin m’avait véritablement ouvert l’appétit. Vider mon sac, me changer, ensuite, afin de me conformer sans plus attendre aux ordres de ma maîtresse. Enfin sortir, prendre le bus, et me rendre sans plus tarder devant le cinéma, devant lequel je me trouvai dés 14h10, à l’endroit exact indiqué par Christèle, ce qui ne fut pas difficile à trouver, car la petite croix bleue peinte, pour petite qu’elle soit, était visible de loin sur le trottoir gris de la rue Lenôtre.
Quelques minutes plus tard, je reconnus de loin, marchant droit vers moi, la mystérieuse amie dont Christèle m’avait parlée. C’était une femme assez élégante, la trentaine environ, peut-être un peu moins, assez jolie, du moins je le trouvais. Je l’avais effectivement croisée une fois ou deux, lors de soirées données chez Christèle. Mais je n’avais guère eu l’occasion d’échanger avec elle plus que les habituelles banalités. À vrai dire, je ne savais finalement que très peu de choses sur elle, si ce n’est qu’elle s’appelait Anne-Lise, qu’elle était mariée et que, probablement, elle avait été ou était encore, de temps à autre, l’amante de Christèle. Elle m’aborda sans hésitation, sans presque prendre la peine de se présenter, puis d’emblée elle vérifia que je ne portais aucun bijou, me demanda si je portais une culotte, si j’avais bien vidé mon sac, si je m’étais masturbée durant la journée, si j’en avais eu envie et, bien sûr, si j’acceptais de lui obéir. À chaque fois, mes réponses furent accueillies avec une petite moue de satisfaction qui faisait plaisir à voir, et des sourires espiègles dont elle semblait avoir le secret, de ces sourires qui rassurent tout de suite, et savent naturellement mettre en confiance. À ce moment précis, je sus que je ne regretterais pas ce qui allait suivre, quoi qu’il arrive, ou presque.
“ À partir de maintenant, tu ne poses plus aucune question. Tu te contentes simplement de faire ce que je te dirai. C’est bien compris ?”
_”Oui, Madame.”
_”Bien. Maintenant, donne-moi ton sac, tu n’en as plus besoin pour l’instant.”
Elle tendit la main et je fis comme elle me demanda. Elle ouvrit aussitôt mon sac, vérifia rapidement qu’il était vide, puis mit à l’intérieur ses affaires personnelles, téléphone portable, portefeuille, porte-monnaie, trousseau de clés, clés de voiture, bâton de rouge à lèvres, sans oublier un appareil photo numérique qui me fit frémir, toutes choses qu’elle sortit lentement et successivement de ses poches, sans se soucier le moins du monde de mes réactions. Moi je me contentai de la regarder, essayant de deviner dans un regard, un geste, ce qui allait se passer ensuite. Surtout, je trouvai cette femme terriblement belle et attirante, si belle, si attirante même, qu’intérieurement je remerciais Christèle pour ce choix judicieux qu’elle avait fait en faisant de moi, pour les heures et les jours qui suivraient, la soumise, la servante, la bonniche obéissante de cette jeune et jolie créature.
Avoir avoir rangé ses affaires dans de qui était désormais devenu son sac, elle me fit signe de la suivre, et nous entrâmes dans le hall du cinéma où, se dirigeant vers la caisse, elle paya deux places pour un film dont je ne pris pas la peine d’écouter le titre tant j’étais absorbée par mon excitation qui me submergeait progressivement et sûrement au point que l’envie de me toucher l’entre-cuisse, je crois, devait se voir partout autour de moi. Ensuite, nous nous rendîmes aux toilettes, auxquelles on accédait par un grand escalier moquetté de rouge et de bleu, en bas duquel une porte battante peinte aux mêmes couleurs donnait sur un vaste ensemble de cabines très propres, discrètes et très impersonnelles. Toutes, visiblement, étaient vides. Un silence rassurant régnait. Alors, avec le même petit sourire, Anne-Lise me fit signe d’entrer dans l’une d’elle qui se trouvait, de fait, assez éloignée de la porte principale, et m’indiqua “que si j’avais besoin de me soulager, il me fallait le faire maintenant, et ici même”. Au passage, elle passa franchement ses deux mains sous ma robe, dont elle souleva les pans, m’agrippant fermement les fesses d’une main, de l’autre me fouillant brièvement entre les cuisses comme pour vérifier le degré d’humidité presque insupportable dans lequel je me trouvais. Satisfaite, elle me gratifia alors d’un baiser mouillé sur la bouche puis, toujours sans parler, elle remplaça sa langue par le doigt avec lequel elle venait de me caresser, qui était luisant de cyprine, et que je dus lécher. Enfin, elle me repoussa vers le fond de la cabine. J’étais excitée comme une chienne, véritablement prête à tout, maintenant.
“Ta robe. Enlève-la, et donne-la moi !
La porte de la cabine était grande ouverte, mais Anne-Lise, d’où elle se trouvait, contrôlait bien la situation, si bien qu’à aucun moment je ne me sentis en situation d’insécurité. Je pouvais donc me laisser aller à lui obéir sans hésitation. Je fis alors glisser ma robe, découvrant tour à tour mes jambes nues, mon pubis dense et bien fourni, mon ventre pâle, mon soutien-gorge, mes épaules.
“Le soutien-gorge aussi. Allez, dépêche !”
Je fis comme elle me dit, portant mes mains dans mon dos pour défaire les agrafes. C’est alors qu’un premier flash me fit comprendre ce qui m’arrivait : en levant la tête, je vis qu’Anne-Lise avait sorti l’appareil photo, avec lequel elle prenait quelques clichés. Sous son bras, porté en bandoulière, son sac était maintenant grand ouvert, et laissait apparaître le tissu fleuri de ma robe, qu’elle avait fourrée tant bien que mal en la chiffonnant à l’intérieur. Entre deux clichés, elle saisit le soutien-gorge que je lui tendais, le tassant dans ce sac qu’avec application, maintenant, elle referma sous mes yeux.
Je me retrouvai donc là, entièrement nue, le sexe pantelant de mouille, devant cette femme magnifique qui, après m’avoir ainsi confisqué mes vêtements, me toisait et me photographiait sans vergogne, au fond d’un cabinet de toilette ouvert en grand, sans choix possible si ce n’était celui d’obéir encore et de continuer à subir, avec grand plaisir d’ailleurs, les plus outrageantes humiliations. Je dus encore prendre des poses : me retourner, par exemple, les mains posées bien à plat sur le mur, les cuisses écartées et le dos bien cambré, en tournant la tête pour regarder l’objectif ; ou encore, toujours de dos, les mains cette fois appuyées sur la cuvette, les jambes jointes et les fesses cambrées jusqu’à exposer ma vulve baveuse et velue dans le prolongement de la raie.
Enfin Anne-Lise rangea l’appareil photo. Elle arborait un gigantesque sourire qui éclairait son visage délicat et superbe. “Tu es très belle”, commença-t- elle, “tu es très obéissante et tu me plais beaucoup. Cela te donne droit à une petite récompense : je vais aller faire pipi juste à côté. Pendant ce temps, profites-en pour te masturber, ici et maintenant. Bien sûr, tu peux fermer la porte. Mais fais-vite, parce que si tu n’as pas joui quand je sors, je te laisse là pendant toute la durée de la séance, pour réfléchir, et je te garantis une bonne fessée en prime. Je te laisse deux petites minutes !” Puis, après un bref silence, elle ajouta : “Ah oui, j’oubliais : je veux t’entendre jouir depuis mes toilettes, sinon, je te laisse ! Alors à toi de voir !”
J’entendis alors ses pas qui s’éloignaient, puis le bruit d’une porte que l’on ouvre et qu’on referme, celui d’un pantalon et d’une culotte qui glissent le long des jambes, enfin celui de l’urine, libérée de la vessie, lâchant avec soulagement ses flots sur la porcelaine intime des WC. Le premier déchirement de papier toilettes que l’on arrache pour s’essuyer fut couvert par mes gémissements sonores qui signalèrent à ma nouvelle maîtresse et, peut-être, aux autres personnes présentes, la puissance de l’orgasme qui me secouait. Quelques secondes plus tard, à nouveau des pas claquèrent sur le carrelage, puis j’entendis frapper à ma porte. “C’est moi”, fit simplement la voix d’Anne-Lise. “Tu peux ouvrir !” Elle me tendit mes vêtements, les yeux brillants et pétillants. “Surtout ne t’essuie pas. Reste comme ça, rhabille-toi et suis-moi vite : la journée ne fait que commencer !” Puis elle ajouta encore, comme une confidence qui me fit frémir au creux de l’oreille : ”Je suis très fière de toi. Tu me plais énormément.” LIRE LA SUITE

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