Rex, le danois

mercredi 7 mars 2007
par  Bablao
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Rex huma l’air. Longuement. On n’y voyait goutte. Le brouillard encore et toujours. En cette fin de soirée de novembre, Genève ressemblait à Londres. De Sir Arthur Connan Doyle et de Jack l’Eventreur.
Le danois de Monsieur Georges s’agita. Pas de doute, il sentait une présence.

Féminine et connue, aurait-il pu ajouter. L’animal ne se trompait jamais. D’ailleurs, elle ne tarda pas à se manifester. Quelqu’un trottinait en effet à leur rencontre, dans cette rue déserte. Rex grogna, au moment où la femme allait littéralement buter sur lui. Un cri de surprise. De peur aussi, probablement. Mais bien vite la dame se ressaisit.

« Ah ! C’est vous Monsieur Georges. On peut dire que vous m’avez fichu une sacré frousse. »

« Ne m’en veuillez pas, ma petite Lise, mais il faut bien que Rex sorte un peu, même quand chacun préfère s’enfermer chez soi » lança l’homme sur un ton badin. « Mais vous, pourquoi diable quittez-vous votre nid douillet à pareille heure ? Ce n’est pas prudent. »

« J’ai juste fait un saut à la pharmacie de service. Deux ou trois médicaments pour ma fille fiévreuse » reprit la jeune femme.

Ils papotèrent ainsi plusieurs minutes. Lise ne semblait plus pressée de rejoindre son instituteur de mari et sa gosse malade.

« Si j’osais, Monsieur Georges, je vous demanderai de me raccompagner jusqu’à la porte d’entrée. Avec ce que vous me dites, je ne me sens guère en sécurité. »

« Mais bien sûr, ma petite Lise. Prenez mon bras. »

Rex en laisse, ils parcoururent côte à côte, les cinq cents mètres qui les séparaient de la tour qu’ils habitaient l’un et l’autre : elle au cinquième, dans un modeste F4, lui tout en haut dans un imposant attique.
Dans l’ascenseur, le danois s’assit comme il en avait l’habitude. Sa tête était pratiquement à la hauteur de la volumineuse poitrine de Lise contre laquelle elle s’appuya un instant par accident. Audrey Hepburn, comme monsieur Georges appelait Lise - car la jeune femme ressemblait beaucoup à la célèbre actrice - avait du mal à dissimuler ses attributs. Elle parut gênée. D’autant que Rex se mit à pousser son avantage, en même temps que le dos de la jeune femme contre la paroi de l’étroite cabine. Joueuse, la truffe avait forcé le barrage du manteau pour se presser contre le pullover et le sein gauche de la jolie voisine qui visiblement n’en menait pas large. Le photographe laissa évidemment faire, avant d’intervenir mollement.

« Tu n’as pas honte. Oh ! le vilain chien ! »

Mais Rex fit la sourde oreille. Et comme l’intervention du sexagénaire se limitait pour l’instant à une simple réprimande, il en profitait l’animal ! Maintenant, à grands coups de langue, le fauve balayait le pull en cachemire que Lise portait à même la peau, à l’évidence sans le moindre soutien-gorge. Après deux ou trois passages, la pointe du sein se mit gonfler pour présenter, au grand étonnement de monsieur Georges, l’épaisseur d’un petit doigt. La jeune femme laissa fuser un gémissement presque inaudible, alors que l’ascenseur s’arrêtait à son étage. Reprenant la conduite des opérations, l’homme tira alors sèchement sur le collier étrangleur. Langue pendante, babines baveuses, le danois poussa un couinement étrangement aigu. La frustration probablement.
Le photographe s’effaça pour permettre à Lise de quitter l’ascenseur. Au passage, elle lui jeta un drôle de regard, mi-fâchée, mi-amusée.
« Merci pour le bout de conduite », murmura-t-elle seulement.
Sur le palier, il la vit remettre de l’ordre dans sa tenue, se caressant au passage furtivement le téton, l’air rêveur.

Lui et son chien poursuivirent en direction de leur antre, tout en haut de la tour. Maintenant, Rex bandait furieusement. Son maître lui flatta les flancs, approchant la main de son érection triomphante.

« Elle te fait envie, hein ! mon salaud. Et bien, nous sommes deux. Mais patience, nous l’aurons vite à notre botte cette petite sainte nitouche. En attendant, il faudra te contenter de Sue. A moins que tu préfères te débrouiller tout seul ! Non ? Je plaisantais, tu sais bien que je suis incapable de te refuser quoi que ce soit. »


*****

Dans le hall, Sue vint à leur rencontre.

« Monsieur a fait une bonne promenade ? »

Depuis un an bientôt, il occupait une petite Vietnamienne comme bonne à tout faire. A dire vrai, elle était très vite devenue sa bonne fée, manifestant dans certains domaines d’étonnantes dispositions. Sa complicité avec le chien, par exemple, n’en était pas la manifestation la moins flagrante.

Lorsque Sue vit le phallus du danois sorti de son fourreau, elle esquissa un sourire et fixa attentivement l’animal. Immédiatement, ce dernier gagna le living, avant de prendre la position qu’elle lui avait apprise : couché à terre, sur le côté, le bassin tourné vers le plafond. Finalement, la posture d’un animal qui quémande une caresse, rien de plus !

L’œil étincelant, le molosse observa le manège que Sue venait d’entamer pour lui d’abord, pour son patron ensuite. Le tablier tomba. En quelques instants, elle fut nue, intégralement, exhibant une peau au grain naturellement cuivré. La jeune femme défit sans hâte deux tresses sages pour offrir une chevelure aile de corbeau qui balayait tout son dos, jusqu’au cul cambré. A 20 ans tout juste, comme la plupart des gens de sa race, Sue était toute menue, avec des attaches tellement fines que ses chevilles jointes auraient aisément tenu dans l’une des mains de monsieur Georges. Elle se mit à genoux, puis à quatre pattes, avant de ramper lentement vers le danois dont le poil s’était dressé comme celui d’un chat en colère. Sue atteignit Rex par l’arrière. Glissant la tête entre ses pattes, elle se mit à caresser de son souffle toute la zone pelvienne de l’animal, évitant soigneusement la hampe désormais majestueusement déployée. Rex donnait des coups de cul désordonnés, poussant des jappements dans un registre qui aurait pu être celui d’un enfant en pleurs. Seul contact entre les deux partenaires, la main de Sue s’était emparée des testicules du danois qui haletait de plus en plus bruyamment. Quelques instants durant, la petite Asiatique fit jouer ses cheveux au-dessus de la verge tendue. Puis, bouche entrouverte, elle donna une brève série de coups de langues tout au long du sexe avant de l’engamer goulûment. A fond, jusqu’à la glotte, en poussant un cri de ravissement !

Monsieur Georges, lui, venait d’éjaculer dans son pantalon. Comme un adolescent vicieux, sans même se toucher. Décidément, jamais il ne s’y ferait. Et d’ailleurs pourquoi devrait-il résister à autant de tranquille perversion ?




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