Une année d’esclavage

2° partie
dimanche 17 novembre 2019
par  Henic
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1. La salle de jeux des Winston

La limousine arrive exactement à dix-huit heures. Le chauffeur ouvre rapidement et en silence la porte pour que j’y entre. Ce qui me gêne, c’est que je réalise qu’il s’agit du même homme qui m’a conduite au cabinet de la doctoresse, puis ramenée chez moi après mon premier supplice. Il a vu dans quel état j’étais et m’a entendu sangloter sur le siège arrière. Lorsque nos regards se croisent brièvement, je sens une rougeur brûlante m’envahir. Je me demande ce qu’il sait exactement. Quel genre de personne pense-t-il que je suis ? Sait-il quelles horreurs m’attendent ? Il demeure silencieux pendant que je me glisse à l’arrière de la voiture. Comme je m’y attendais, m’asseoir n’est pas une tâche facile. Les étranges sous-vêtements rendent cette action très inconfortable. En quelques minutes, nous sommes sur l’autoroute qui mène de Brooklyn à Long Island. J’ai fait ce trajet de nombreuses fois depuis que je travaille chez M. Winston. J’ai également fait ce trajet pour des réunions ou des réceptions. Cette fois va être très différente. Le trajet se fait en silence complet. Cela ne fait que le rendre plus long. Je ne peux m’empêcher de me demander ce que le chauffeur a en tête. Sait-il pourquoi il m’emmène chez les Winston ? A-t-il déjà conduit d’autres femmes vers le même destin que celui qui m’attend ? Mon esprit est un dédale plein de questions. Plus je réfléchis, plus mes pensées sont confuses. La pensée de demander qu’il me ramène chez moi me traverse l’esprit. Elle est rapidement remplacée par la peur des conséquences. En fait, j’ai signé un contrat et une confession de culpabilité. Si, pour une raison quelconque, je ne suis pas les instructions, je serai immédiatement arrêtée et conduite en prison. Autant je redoute les supplices à venir, autant la pensée de cinq ans à l’endroit que j’ai vu sur la vidéo me laisse peu de choix. Le silence et la peur me travaillent le système nerveux, aussi je tente de lancer une conversation. Je demande dans combien de temps nous allons arriver à destination. Pour toute réponse, je n’obtiens qu’un silence complet. Complètement frustrée, je demande s’il connaît l’objet de mon voyage. La seule réponse est un rapide coup d’œil dans ma direction. Je réalise que tout effort de communication est futile, cet homme est bien formé. Je me rassois au fond de mon siège en essayant de trouver une position un peu confortable. En regardant par la vitre, je vois un panneau qui indique la sortie 36 à un kilomètre. Nous sommes presque à la maison des Winston. Je sais d’expérience qu’il reste environ dix minutes avant l’arrivée. Je sens immédiatement un nœud se former au creux de mon ventre. La terreur de ce qui va arriver remonte à la surface. Mon corps est saisi d’incontrôlables tremblements et je sens mon cœur battre la chamade dans ma poitrine. J’ouvre la vitre pour avoir un peu d’air car je sens monter la nausée. Je prends plusieurs profondes inspirations et essaie de contrôler mes peurs. Je sais que je dois reprendre mes esprits sous peine d’être vraiment perdue.
Cette nuit, dans ma tête, j’ai réfléchi plusieurs fois sur le sujet et je me suis résignée au fait que je vais devoir utiliser toutes mes forces et toute la puissance de ma volonté pour survivre. Je lève le regard à temps pour voir le chauffeur qui me fixe dans le rétroviseur. Je suis immédiatement gênée par le spectacle que je donne de moi-même. Je referme la vitre et me rassois dans le fond du siège car je ne souhaite pas m’humilier encore plus. J’allume une cigarette en pensant que c’est probablement la dernière avant longtemps. Alors que j’essaie de me détendre pendant les dernières minutes du voyage, mon esprit reprend le dessus et passe en revue toutes les pensées que j’ai eues pendant ces deux dernières semaines.
Je me suis résignée à certains faits. Je suis sûre que je vais être exhibée comme quelque animal de prix. Le fait que je vais être battue et torturée de différentes manières apparaît très clairement à travers les propos et commentaires des Winston. Je sais aussi que je vais être utilisée comme esclave sexuelle par le groupe d’hommes et de femmes. La pensée d’être contrainte dans divers actes sexuels avec les hommes est horrible, mais je sais que je pourrai le supporter. Je n’ai jamais été avec une femme et, pour quelque étrange raison, je le redoute beaucoup plus que je ne crains les hommes. C’est sans doute la peur de l’inconnu. Il n’y a rien qu’un homme puisse me faire en matière sexuelle qui n’ait déjà été fait. Je pense rapidement au pire scénario. Je pourrais être forcée de faire une fellation à quelqu’un. Je l’ai déjà fait. Même si ce n’est pas en tête de ma liste, je pourrai y passer. J’ai aussi pensé à la possibilité d’être baisée dans le derrière. Là encore, je l’ai déjà été et j’y survivrai. Les femmes, c’est différent. J’ai vu des vidéos de femmes qui avaient des relations sexuelles ensemble. La pensée de sucer un autre sein ou de bouffer la chatte de quelqu’un me retourne l’estomac. Alors que je commence à plonger plus profondément dans ces pensées effrayantes, la voiture prend soudain un virage. Je lève les yeux et réalise que nous sommes dans l’allée de la maison des Winston. En avançant vers la porte principale, nous passons à côté de trois grosses voitures de luxe importées que je n’ai encore jamais vues. La plus proche de la porte est une nouvelle Mercedes 600 SEL. Elle est noire, avec des vitres teintées. L’apparence de la voiture me cause un frisson pour une raison étrange. Elle me rappelle des films sur les guerres anciennes. J’en ai vu où la Gestapo allemande avait des voitures semblables. Elle emmenait de pauvres femmes pour être torturées. La seule différence, c’est qu’ici, c’est moi qui viens à elle. Le chauffeur m’ouvre la porte et tend la main pour m’aider à sortir. C’est encore plus difficile que d’y entrer. Les vêtements de contrainte que je porte rendent mes gestes maladroits. Alors que je tends la jambe vers le trottoir, mon manteau s’ouvre et me dévoile presque jusqu’à la taille. Je lève les yeux et m’aperçois que le regard du chauffeur est verrouillé sur ma presque nudité. Son regard gourmand prend en compte le fait que je ne porte rien d’autre que le porte-jarretelles sous le manteau, ce qui laisse mon sexe complètement découvert. Nos regards se croisent et je suis surprise de détecter de la sympathie dans le sien.
Avant que je puisse dire un mot, d’une voix douce et gentille, il me dit d’être forte et de tenir bon. Il me dit aussi qu’il sera là pour s’assurer que je vais bien et que je rentre en sécurité chez moi. Son changement d’attitude me prend par surprise. Avant que je puisse y penser, la porte s’ouvre et Goldie me dit d’entrer. J’entre dans le grand hall d’entrée et j’entends la porte qui se referme derrière moi. Le bruit me fait prendre conscience à quel point je suis seule et vulnérable. Il sert à me rappeler le titre qui m’est donné : esclave. La voix de Goldie me fait sursauter. Elle me dit avec ironie combien Il est bon de me revoir. En regardant dans sa direction, je ne peux m’empêcher de voir la manière dont elle me regarde. J’ai vu le même regard avide dans le cabinet de la doctoresse et dans les toilettes des femmes, au bureau. Je détourne rapidement mes yeux vers sa tenue. Il ne s’agit pas d’un uniforme normal de servante. Elle porte une robe noire ajustée, des bas sombres et de hauts talons noirs.
Avant que j’aie la possibilité d’analyser la curieuse tenue de la servante, mes pensées sont interrompues par le bruit de talons aiguilles sur le sol de marbre. Il s’agit de Mme Winston. Pendant qu’elle s’approche, mes peurs enfouies remontent à la surface et je sens que mon corps se met involontairement à trembler. Je dois aller chercher loin au fond de moi la force nécessaire pour reprendre un peu de maîtrise de moi que j’avais perdue. Comme elle se rapproche, je ne peux manquer de voir ses habits. Elle porte une courte jupe de cuir noir, un chemisier en soie noire, des bas noirs en nylon et des chaussures rouges à hauts talons. C’est un complet contraste avec les tenues plutôt classiques qu’elle met habituellement. En guise de bienvenue, elle me dit d’un ton sévère que c’est une bonne chose que je sois à l’heure. Puis elle me demande si j’ai mis ce qu’elle m’a fourni, et si j’ai suivi les instructions qui m’ont été données. Son visage et le ton de sa voix m’effraient. Prise de panique, je retrace mentalement tous les préparatifs que j’ai effectués. Du fait de la peur que cette femme a instillée en moi, sans réfléchir, j’avoue n’avoir pas été jusqu’au bout du dernier lavement.
Mme Winston se met en colère et exige de savoir pourquoi. Je lui dis que j’ai essayé de mon mieux mais que je n’ai pas pu recevoir autant que ce qu’elle avait dit. Avec un petit sourire, elle dit que c’est trop dommage et que d’autres dispositions seront prises à l’avenir. J’ai peur de demander ce qu’elle veut dire. Puis je reçois l’ordre d’enlever mon manteau pour qu’elle puisse voir de quoi j’ai l’air. Goldie prend mon sac et mes doigts se mettent à tâtonner sur les boutons de ma dernière ligne de défense. À peine le dernier bouton est-il enlevé que Goldie m’arrache pour ainsi dire le manteau des épaules.
Les deux femmes ne perdent pas de temps à détailler l’étrange costume que j’ai reçu l’ordre de mettre. Toutes deux daubent sur ma quasi-nudité. Lentement, elles tournent autour de moi pour me regarder sous tous les angles. Je sens mon visage rougir de confusion. Finalement, Mme Winston se tourne vers moi et se félicite de la bonne sélection des habits qui me vont bien. Son seul reproche est que les crochets du corset devraient être plus serrés et elle ordonne à Goldie de les ajuster. Malgré mes protestations concernant la difficulté à respirer, le corset est immédiatement resserré.
L’effet est dévastateur. J’ai l’impression que ma cage thoracique est écrasée. Le simple fait de prendre une inspiration me fait mal et est inconfortable. Mes protestations reçoivent comme réponse que je vais m’y habituer et que j’aurai bientôt d’autres problèmes pour occuper mes pensées.
Ensuite, Goldie reçoit l’ordre de me mettre les menottes. Sur une petite table, il y a quatre lanières de cuir que je n’avais pas remarquées. Lorsque la servante commence à envelopper mes poignets dans les lanières recouvertes de fourrure, Mme Winston m’explique que ces menottes ont été confectionnées exprès pour moi et qu’elles me maintiendront dans n’importe quelle position qui sera considérée comme appropriée, sans occasionner la moindre contusion. Lorsque les deux autres sont attachées à mes chevilles, Mme Winston me dit ironiquement que les contusions reçues ne seront pas visibles du public en général et qu’elles seront limitées à la zone entre mes genoux et mon cou. Une fois que les quatre menottes sont attachées à la satisfaction de Mme Winston, j’apprends pour quoi sont faits les anneaux des côtés du corset. Avec de petites attaches, mes poignets sont attachés sur mes flancs. Mes bras et mes mains sont ainsi immobilisés et ne peuvent être utilisés pour me défendre. Cela tire également mes épaules en arrière et fait saillir les seins. À présent complètement satisfaite, Mme Winston annonce qu’il est temps pour moi de rencontrer les autres.
Pendant qu’on me conduit dans la maison, je réalise pour la première fois que pendant ma présence dans le hall, je n’ai pas entendu d’autres bruits que ceux que nous avons faits. Traversant le salon et entrant dans le repaire, je me demande où sont les autres.
« Sont-ils à l’étage ? », me demandé-je en passant devant l’escalier.
Nous nous arrêtons devant une porte que j’ai vue maintes fois sans jamais la remarquer. Je l’avais cataloguée comme une porte de placard. Goldie sort une clef et déverrouille la porte. Elle s’ouvre sur un grand escalier qui mène au sous-sol. Aucune de mes nombreuses visites précédentes dans cette maison ne m’avait laissé supposer qu’il y avait un niveau sous le rez-de-chaussée. On me dit de suivre Mme Winston et nous commençons à descendre, Goldie fermant la marche. Cette cage d’escalier n’a rien de spécial, elle est bien décorée, avec des murs luxueusement tapissés. Je suis lentement, attentive aux très hauts talons, et je ressens un très fort sentiment de danger. Tout à coup, le souvenir de la pièce cachée dans le sous-sol de la doctoresse éclate dans ma tête. Je ressens l’urgence subite de me retourner et de courir mais je sais que la fuite ne me fera pas échapper à mon sort. Je suis piégée de plusieurs manières. Je ne peux croire à quel point j’ai été stupide tout d’abord, de voler cet argent. Et la raison en est plus pathétique encore : pour acheter des vêtements !
L’escalier aboutit à une grande porte décorée qui est également verrouillée. Cette fois, c’est Mme Winston qui sort la clé qui l’ouvre. À ce moment-là, une vague de panique me submerge, je me retourne et tente de courir. Je sais qu’une fois dans la pièce, je serai vraiment condamnée. Ainsi qu’elle l’a déjà fait auparavant, Goldie m’attrape et me contraint facilement pendant que Mme Winston verrouille la porte derrière nous. Une fois à l’intérieur, je regarde ce qui m’entoure, dans une crainte totale. C’est une pièce immense et très bien éclairée. L’endroit le plus proche de la porte ressemble à un salon bien conçu. Dans le lointain coin de gauche se trouve un endroit qui ressemble exactement à un bloc opératoire d’hôpital, carrelé et avec des scialytiques. Le coin opposé ressemble à un donjon médiéval. Les murs et le sol sont en pierre, il y a de gros engins en bois. Ma seule interrogation en entrant est de savoir dans quelle sorte d’enfer je suis entrée. Ce doit être une sorte de cauchemar. Ce ne peut être la réalité. Je ne peux pas être là…
Mes réflexions sont interrompues par le son étouffé d’un cri de femme. C’est alors que je réalise qu’il y a là déjà d’autres personnes. Je plisse les yeux vers les brillantes lumières de la zone de type hospitalier et me concentre sur quatre autres silhouettes. C’est alors que les deux autres femmes me saisissent par les bras et me tirent vers le groupe en disant qu’il est temps de rejoindre la réception. La première personne que je reconnais est M. Winston. La manière dont il est vêtu me paraît bizarre car j’ai toujours eu l’habitude de le voir en costume-cravate. À présent, il ne porte que son pantalon noir et une magnifique veste de smoking noire. Puis mes yeux se fixent sur la redoutée doctoresse Kim. Le simple fait de la voir, combiné au souvenir de l’atroce douleur qu’elle m’a causée me donne une trouille qui me glace les os. Puis, horrifiée, je reconnais la femme de la vidéo. C’est la gardienne-chef de la prison. Avant que ce personnage inquiétant ait l’occasion de m’enregistrer entièrement, mes yeux se posent sur un homme dont la simple présence commande la pièce. Il est grand, très bien bâti, probablement dans la cinquantaine, avec de longs cheveux argentés et absolument superbe. Il porte un jean, une chemise de soirée blanche avec de trop nombreux boutons défaits et des mocassins de la même couleur que le jean légèrement délavé mais parfaitement sur mesure. Lorsqu’il regarde dans ma direction, je dois détourner les yeux, pleine de confusion. Je devrais rencontrer cet homme en robe de soirée, pas vêtue de cette lingerie qui me transforme en exhibition sexuelle.
Je suis tellement abasourdi par l’homme aux cheveux argentés que j’interromps mon tour de la pièce. Un fort gémissement de femme qui souffre me fait lever à nouveau les yeux. Je vois à présent ce qui retient l’attention générale. Il y a une femme attachée sur la table d’examen. Même s’il est difficile de la voir, j’entends distinctement ses sanglots chargés de douleur. Mme Winston et Goldie se mettent à me traîner vers le groupe. LIRE LA SUITE

Sommaire
1. La salle de jeux des Winston 31
2. La première soirée de Debby 42
— Servir une femme 42
— Punition pour désobéissance 46
— Seconde punition 53
— Goldie se venge 57
— Servir aussi les hommes… 61
Fin de la deuxième partie 65




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