Le chemin de l’enfer 1

Chapitre 1 : Paris
lundi 8 mars 2010
par  Claire Valmont
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Paris, Quartier du Temple, Mercredi 9 Mai : 9h15.

Je m’appelle Claire, j’ai vingt huit ans, j’habite le quartier du marais dans un petit appartement de trois pièces. Mes revenus d’assistante de direction m’autorisent ce petit luxe parisien. Pour un mètre soixante dix neuf et soixante kilos, je passe pour une « jolie plante » qui détourne facilement le regard des hommes sur son passage. Je vis seule, mais j’entretiens une relation suivie avec Jean, un pilote de ligne qui passe le plus clair de son temps en voyage, et ses jours de repos avec moi. Le printemps arrive enfin, après ces dernières journées tristes et pluvieuses, un soleil matinal réchauffe enfin l’atmosphère parisienne. L’anniversaire de Jean est dans trois jours, et je décide de lui faire une surprise dont il se souviendra. Pour préparer cette soirée, je prends une journée pour trouver les accessoires nécessaires. Je sors donc légèrement vêtue d’un petit caraco crème et d’un tailleur bleu marine. Une paire de bas blancs à jarretière et un minuscule string blanc complètent ma tenue. Après une heure chez le coiffeur où je troque ma queue de cheval habituelle contre une coupe plus volumineuse et bouclée entremêlée de mèches claires mettant en valeur ma chevelure blonde succède la séance de manucure, puis celle d’épilation. Pour que la surprise soit totale, j’ai décidé d’être complètement épilée. Cela fait plusieurs fois que Jean me le demande, mais je n’ai pas osé franchir le pas. J’achève ma transformation par une séance d’U.V.. Bien que ma peau soit légèrement colorée naturellement, ces quelques minutes d’exposition donnent un doré agréable à ma peau satinée. En me rhabillant, je ne remets pas mon string sur ma nouvelle épilation pour laisser le vent printanier me caresser.

Paris, Quartier des Halles, Mercredi 9 mai :11h45.

Mes pas me guident vers le quartier des Halles. Je m’installe confortablement à une terrasse pour y déguster une salade. Un vent léger souffle et mes tétons pointent à travers le fin tissu. Le serveur remarque tout de suite les deux aréoles brunes qui marquent mon vêtement, son regard insistant me plait, je sens mes seins se durcirent et tendrent le fin tissu. Il prend ma commande et repart à son service après un regard prononcé sur ma poitrine, ce qui n’est pas pour me déplaire. Comme il est très mignon, je décide de lui en donner un peu plus. A son retour, je croise bien haut les jambes, découvrant ainsi la jarretière des bas. Pendant qu’il me sert son regard ne peut se détacher de ce petit bout de dentelle qui recouvre le haut de ma cuisse. Je sens une chaleur monter dans mon ventre. Il s’éloigne un peu confus. Un café agrémenté de quelques plaisanteries, je quitte cet endroit pour mon salut et pour continuer ma quête.

Paris, Quartier des Halles, Mercredi 9 mai : 14h15.

Décidément, rien ne m’inspire dans ces magasins, mais soudain exposée en vitrine, une robe noire attire mon attention. Le décolleté vertigineux habille ou plutôt déshabille le mannequin. Une chaînette dorée sous les seins retient l’échancrure de la robe, tandis que le dos-nu laisse apparaître la naissance des globes. C’est exactement le style de robe que j’adore porter dans les soirées festives. Perchée sur mes talons, mon cavalier plonge son regard sur ma poitrine offerte, me procurant un réel plaisir. Je me décide à entrer dans le magasin. Le vendeur, beau garçon dans la trentaine, s’approche pour s’enquérir de moi. Je lui montre mon choix, et il m’apporte la robe en question en m’indiquant une cabine d’essayage. J’adore ces essayages publics, où je prends un malin plaisir à laisser une légère ouverture pour m’offrir aux regards des inconnus. Comme par hasard, un mauvais génie m’interdit de fermer complètement le rideau, à moins que le vendeur ayant remarqué ma tenue légère et mon absence de soutien-gorge ne m’est volontairement orientée vers cette cabine. Je décide de jouer le jeu, le sachant à moins de trois mètres de moi. Je suspends ma veste au porte-manteau et glisse mon caraco le long de mes hanches, découvrant mes seins fermes et galbés. J’en profite pour vérifier que le vendeur est encore là et je me tourne légèrement tout en vérifiant d’un coup d’œil rapide l’angle dans le miroir pour qu’il profite au mieux de cette vue. Je me redresse et buste offert, j’attrape la fermeture de ma jupe, qui tombe lentement à mes pieds, offrant au regard du vendeur mon mont de Vénus entièrement épilé. J’enfile lentement la robe, prenant bien soin d’ajuster le fin tissu du décolleté. J’ai l’impression d’être nue, il est vrai que je ne porte pas grand chose d’autre. Le vendeur, toujours à moins de trois mètres n’a rien perdu de mon exhibition. Je tire le rideau et constate avec plaisir son trouble admiratif quand je me dirige vers la psyché du magasin. La robe met particulièrement bien en valeur toutes mes formes. Le décolleté plongeant laisse apparaître plus de la moitié de mes seins, à la limite des tétons, il faut dire que je fais du 95C, et le tissu fin me donne l’impression que les pointes vont le traverser. Mes hanches sont exactement moulées, et la dissymétrie de la coupe laisse voir ma cuisse droite et la jarretière tandis que la gauche couvre le genou. L’élasticité et la finesse du tissu interdisent le port de tout sous-vêtement.

Après quelques aller-retour devant la glace, je retourne vers la cabine où je tire à peine le rideau, histoire de faire suffoquer d’avantage le vendeur. Comme il avait pu voir le côté face, je lui offre maintenant le côté pile. Je retire la robe, enfile mon caraco et me baisse un peu pour ajuster mes bas, offrant à sa vue ma croupe et une partie de ma vulve gonflée et imberbe. Je remets ma jupe, ma veste sous le bras et me dirige vers le vendeur aux joues cramoisies, je lui demande de me préparer un paquet que je passerai prendre en fin d’après-midi. Il me remercie d’une voix rauque et je me dirige vers la caisse.

Paris, Quartier des Halles, Mercredi 9 mai :15h15.

Cette séance m’a beaucoup amusé et c’est d’un pas guilleret que je m’éloigne de la boutique espérant trouver mon bonheur. Mes pas me guident vers la rue Saint-Denis où les Sex-Shop et boutiques de lingerie se succèdent. Soudain, la tenue que je cherche m’apparaît enfin. C’est la première fois que je pénètre dans un Sex-Shop. Mon cerveau s’emballe quand je me dirige vers le comptoir. Je suis tellement troublée que j’ai du mal à m’exprimer. Le gérant, compréhensif, m’arrache presque les mots de la bouche. Tout en moi est contracté. Au bout d’une éternité, mes sens me reviennent et je détaille mieux mon interlocuteur. Grand et mince, brun aux yeux noisettes, un jean de marque et un tee-short blanc sous un blazer gris foncé lui donnent un aspect décontracté mais très agréable à regarder. Le gérant s’aperçoit que je reprends pied et me propose un catalogue de lingerie. Les premières pages ne retiennent pas mon attention et je me tourne vers lui pour lui demander quelque chose de plus « hard » tel que je l’ai vu en vitrine. Son regard accroche le mien et descend lentement vers mes seins dont les aréoles assombrissent le tissu crème du fin caraco. Sous ce regard appuyé, le tissu se tend immédiatement laissant apparaître un sourire sur le visage du gérant. Un peu de rose monte à mes joues et je me détourne vers le catalogue pour dissimuler mon trouble. Le gérant n’est pas dupe et tourne plusieurs pages pour me montrer une superbe tenue telle que je l’avais rêvé. Il m’affirme que cela m’irai divinement et m’invite à l’essayer. Il revient quelques minutes plus tard avec le vêtement sur cintre protégé par un film scellé. Le cuir noir et brillant m’hypnotise, je prend la tenue et cherche une cabine, pensant renouveler mon numéro de tout à l’heure. N’en trouvant pas, je me tourne vers le gérant, qui avec un sourire me propose de passer dans l’arrière boutique. Ne voulant pas passer pour une mijaurée, j’accepte le défit et entre dans la pièce. Je suis tellement stressée que je ne fais absolument pas attention au décor. Le gérant m’indique un paravent de papier à motif chinois. Je me glisse derrière et laisse tomber ma veste sur la chaise. J’accroche le cintre sur le haut du paravent et commence à me déshabiller. La présence à moins d’un mètre de cet inconnu juste séparé par cette paroi de papier m’excite terriblement. Chaque bruit que je fais pour retirer mes vêtements me paraît insupportable. Juste couverte de mes bas, je décroche la tenue. Je sens mes seins durcis et douloureux tandis que je mouille follement. Je suis entièrement nue à moins d’un mètre d’un parfait inconnu, juste séparée par une mince paroi de papier. J’imagine même qu’il puisse me voir tant le papier est fin et translucide. J’enfile lentement la robe. Le haut est composé d’un genre de large collier en cuir clouté d’où partent des lanières de cuir laissant apparaître ma peau par les nombreuses ouvertures. Mes seins sont pratiquement entièrement dévoilés, tandis que le bas du dos-nu découvre sans commune mesure la naissance de mes fesses. Les découpes astucieuses en lanières ne cachent pratiquement rien de mon intimité. le bas de la robe se termine par une large bande élastique qui accompagne chacun de mes mouvements et enserre le haut de mes cuisses. Je me sens terriblement offerte dans ce vêtement et je n’ose plus franchir la muraille de papier. J’ai beau me raisonner, je ne peux plus bouger. La voie chaude du gérant me tire de ma torpeur pour m’inviter à me regarder dans la glace juste quand j’allai remettre mon string. Timidement, je contourne le paravent. L’expression de son regard me fait craindre le pire, mais gentiment, il me prend par la taille, je sens sa main chaude sur ma peau nue, des picotements de plaisir me parcourent le corps tandis qu’il m’entraîne vers le miroir.

Paris, Rue Saint-Denis, Mercredi 9 mai :15h45.

— Vous êtes magnifique me murmure t-il à l’oreille.

C’est vrai que cet étui de cuir me valorise. Je me tourne légèrement pour apprécier le rendu du dos-nu et ma chute de reins, dans ce mouvement, je me rends à peine compte que mes seins se pressent contre la poitrine du gérant. Je n’y fais pas attention sur le coup, attirée par le reflet de mon dos bronzé dans la glace. L’échancrure descend si bas que la naissance et la raie des fesses s’en trouve découverte. Les fentes entre les lanières s’ouvrent et se ferment au grès de mes mouvements laissant apercevoir ma peau nue. C’est en me retournant que je m’aperçois de ma bévue. Le gérant a du mal à se contrôler, et je pense un moment qu’il va me culbuter là. Heureusement pour moi, il se ressaisit juste à temps et me demande de l’attendre quelques instants. Je reste interloquée autant que surprise de cette brusque disparition, et je ne sais pas quoi faire en l’attendant.

Paris, Rue Saint-Denis, Mercredi 9 mai :15h55.

Je retourne vers le paravent quand il revient portant une paire de bas nylon et des cuissardes noires. D’autorité, il m’assoie sur un petit pouf de couleur verte et il s’agenouille devant moi. Cette fois, ma position ne cache plus rien de mon intimité, il ôte mes chaussures et délicatement, ses mains enserrent mes cuisses pour rouler mes bas. Je n’ose bouger, je tends ma première jambe, et il enfile lentement le premier bas, ses mains remontent lentement déroulant le fin voilage. Je sais qu’ainsi, je lui offre une vue magique entre les fentes de la robe. Ses mains arrivent maintenant en haut de ma cuisse au dessus du bas. Ma respiration se fait haletante tant mon désir est fort. Mes lèvres gonflées ne demandent q’une caresse, mais ses mains ne font que m’effleurer, exacerbant mon désir. Je replie ma jambe gainée pour abandonner l’autre entre ses mains, le suppliant du regard de prolonger son geste un peu plus haut. Pour lui faciliter la tâche, je déplie ma jambe, laissant ses mains dérouler le nylon sur ma peau. Cette fois, ses doigts remontent un peu plus, j’étends mes jambes comme pour une invitation, mon corps n’en peut plus d’attendre. Le gérant me fixe dans les yeux et lentement passe son index sur ma fente humide, provoquant une réaction en chaîne. Je me laisse aller en arrière, m’offrant délibérément. Sa caresse se fait de plus en plus précise. Ses doigts me pénètrent lentement. Mes mains descendent le long de mes cuisses et remontent la robe, me découvrant totalement pour m’offrir d’avantage à cette caresse. Je me laisse submerger par la vague de plaisir, secouée de convulsions, complètement abandonnée, le dos sur ce pouf, me mordant les lèvres pour ne pas crier. Sa caresse se précise, deux ou trois doigts me fouillent d’un mouvement régulier alors que le pouce titille mon bouton d’amour. Je sombre dans la félicité. Après cet intense bien-être, sa main se retire et il me donne ses doigts à lécher dont je me régale avec délectation. Je reviens progressivement à la réalité, et le gérant me laisse reprendre mes sens.

Paris, Rue Saint-Denis, Mercredi 9 mai :16h20.

Lentement, il m’enfile les cuissardes, puis m’aide à me relever, m’entraînant une fois de plus vers la glace. Il passe derrière moi, je me sens totalement dépendante de son bon plaisir, j’attends avec impatience la suite de ses caresses. Ma volonté est totalement annihilée tant mon corps est en attente. Son souffle chaud sur ma nuque provoque une série de picotements sur ma peau, je sens mon corps réagir sans le maîtriser, je reste là, plantée devant la glace, me reconnaissant à peine. Ses mains m’enserrent et remontent doucement vers mes seins gonflés et tendus de désir. Tête rejetée en arrière, je me laisse bercer par les caresses laissant faire cet homme et cette femme dans la glace. Il l’embrasse dans le cou, les mains ont pris possession de sa poitrine. Le souffle s’accélère et je me sens couler lentement. Ma vulve s’est grossie et en devient douloureuse alors que sa verge tendue se frotte à ma croupe offerte. Les mains se détachent de moi, me laissant dans un état d’abandon total.

A la disparition du gérant. Je ne sais plus que faire. Je retourne vers le paravent pour me r’habiller quand il revient avec un paquet qu’il me tend. A l’intérieur se trouve un ensemble fait de lanières de cuir, de chaînes et d’anneaux.

Paris, Rue Saint-Denis, Mercredi 9 mai :17h00.

— Tu es si belle que j’aimerai te voir dans cette tenue me dicte le gérant.

Je lui réponds que je ne saurai pas mettre ça toute seule tant il y a de lanières et de chaînes entremêlées.

— Je vais t’aider mêlant le geste à la parole, il entreprend de me déshabiller. En quelques gestes, je me retrouve entièrement nue. Il passe derrière moi, m’enfile les bras entre les lanières de cuir revient devant moi et boucle un large collier autours de mon cou. Mes seins ressortent entre les lanières en triangle d’où des chaînes retiennent une ceinture que le gérant accroche à ma taille par une large boucle. D’autre petites chaînettes descendent vers les deux lanières qui maintenant enserrent mes cuisses comme des jarretières. Il s’accroupit devant moi et boucle les deux sangles autours de mes cuisses sans trop serrer, sa tête est à quelques centimètres de mon ventre et son souffle dégage une chaleur qui me trouble fortement. Il se relève et me tourne vers la glace... LIRE LA SUITE

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Commentaires

Logo de Rêves de femme
mardi 19 août 2014 à 09h00 - par  Rêves de femme

Les 16 chapitres que comportent ce récit ont d’ores et déjà été publiés sur RdF.

Logo de Crabou
lundi 18 août 2014 à 22h17 - par  Crabou

Ce récit m’excite beaucoup. J’aime aussi faire ce type de jeu lorsque je vais dans des love-shops mais c’est malheureusement moins facile pour un homme de pratiquer l’exhib.
Je suis impatient de lire la suite.

samedi 27 février 2010 à 18h23

Magnifique, j’avais rarement lu un récit qui m’avait autant excité...

Logo de Claire Valmont
samedi 13 février 2010 à 11h45 - par  Claire Valmont

Je vous remercie pour vos agréables commentaires
qui m’incite à vous continuer de vous entraîner sur ce chemin où fantasmes, réalité et désirs intimes et secrets s’emmêlent pour votre plus grand plaisir.
Claire

mardi 9 février 2010 à 17h29

Vraiment chouette récit. C’est littéraire et existant. Somptueusement écrit bravo !

Site web : Bravo
lundi 8 février 2010 à 19h28

Il ya bien longtemps que je n’ai lu un tel texte magnifique, subtil et sensuel qui nous fait descendre au plus profond de l’univers secret et merveilleux de l’auteur heroine. Est ce une pure imagination, une fantaisie, un reve ou une realite vecue, peut etre un jour elle nous le dira.

samedi 6 février 2010 à 15h27

Excellent récit qui m’a tenu en haleine tout au long, j’attend la suite avec hâte.

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