Domination

samedi 19 mars 2005
par  Christine Arven
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Milieu de l’après-midi c’est-à-dire l’heure ou la plupart des gens travaillent ou vaquent à leurs occupations quotidiennes. Nous, nous avons décidé de voler ces heures et nous les approprier. Nous nous sommes donné rendez-vous dans un hôtel de la périphérie de Marseille. J’y suis arrivé avant elle. Une façon pour moi, du moins c’est ce que je pensais, de dénouer le nœud d’anxiété qui me tord le ventre et retrouver un semblant de calme. Je n’aurais pas aimé, pour cette première fois, arriver après elle. Quoique en y repensant, l’obliger à m’attendre, n’aurait pas été finalement une si mauvaise idée. Quoi qu’il en soit, pour cette première fois, je suis arrivé le premier. Et c’est moi qui m’angoisse à l’idée que peut-être, après réflexion, elle a changé d’avis. Je guette sa voiture par la fenêtre de la chambre me tordant le cou pour apercevoir l’entrée du parking. Bien sûr, je ne la vois pas arriver et, quand j’entends toquer doucement à la porte de la chambre, je sursaute violemment. Elle est là. Devant moi. Habillée d’un élégant tailleur en lin crème qui met en valeur son corps aux formes voluptueuses que je rêve d’étreindre depuis si longtemps. Un moment, nous restons indécis un devant l’autre. Puis, je me décide et la prends dans mes bras. Je sens son corps souple s’alanguir contre le mien alors que je l’enlace étroitement. Nos bouches se trouvent sans s’être vraiment chercher et nous échangeons notre premier véritable baiser. J’ai comme un choc en sentant sa langue s’enrouler autour de la mienne et ses seins s’écraser contre ma poitrine. Soudain, je sens mes résolutions fondre. Désespérément, je me demande comment je vais bien arriver à faire ce que nous avons décidé. Trouverai-je en moi la force nécessaire de la contraindre, l’humilier, la blesser. Pour l’heure je n’ai envie que de la câliner. Difficilement, je me détache d’elle et lui ordonne de se dévêtir complètement. D’ôter la guêpière en fine dentelle, les fins bas de soie grège, les escarpins à hauts talons, tous ces atours qu’elle a soigneusement choisis, je le sais, pour me complaire et me séduire. Je la veux ainsi. Complètement nue. Sans aucun apprêts qui sont autant de défenses et d’obstacles. Complètement à ma merci dans la vulnérabilité de sa nudité alors que moi je reste entièrement vêtu. Elle paraît surprise par ma demande. Mais elle s’exécute sans un mot. Docile à mes désirs. Elle se déshabille lentement. Disposant soigneusement un à un ses vêtements sur le dossier d’une chaise. Comme à regret. Comme si elle voulait inconsciemment retarder l’instant où elle se retrouverait démunie et vulnérable devant moi. Je la regarde faire. Séduit par la grâce féline de ses gestes. Un moment, elle reste debout devant moi, ses mains ramenées en croix sur son pubis dans un futile geste de pudeur qui m’émeut plus que je ne le voudrais. Puis, à ma demande, elle s’accroupit au centre du lit, m’offrant le spectacle de son corps somptueux de femme dans la plénitude de sa maturité.

Son corps bronzé aux courbes plantureuses se détache bien sur le blanc immaculé du drap qui seul recouvre le lit. Les minces rayons de soleil qui s’infiltrent entre les interstices des volets clos, font chatoyer sur sa peau dorée des reflets irisés. Sa tête est enfouie entre ses bras. Ses reins sont cambrés. Ses fesses bien relevées et offertes. Ses cuisses légèrement entrouvertes me laissent deviner enfouie entre la fente sombre de son sexe parfaitement épilé le renflement pulpeux de ses lèvres. Je m’extasie sur la finesse de sa taille qui s’évase en corolle sur ses hanches larges avant de s’épanouir sur l’arche de ses reins et les globes de ses fesses aux rondeurs pleines. Un corps à la fois robuste et gracieux. Souple et solide. Un corps qu’on a envie de pétrir, malaxer, palper, mordre, embrasser, caresser... Un corps qu’on devine fait pour l’amour.

De légers tressaillements parcourent son dos cuivré par le soleil. A part cela, elle n’esquisse pas le moindre geste. Seule sa respiration haletante, signe tangible de son émotion, brise le silence qui nous entoure. Je suis derrière elle et je l’observe en silence. Je sais que, l’oreille aux aguets, elle épie le moindre de mes gestes essayant de deviner ce que je vais faire. Aussi je ne bouge pas. Faisant augmenter la tension qui noue ses muscles.

Je joue de cette attente dont, il faut bien l’admettre, je profite aussi. Comment lui avouer que j’ai soudain aussi peur qu’elle. Que l’angoisse me noue le ventre à me donner la nausée. Qu’en s’offrant ainsi sans aucune restriction, elle me fait douter de ce que je veux vraiment. Sa peau si douce me paraît si fragile. Son abandon est si confiant. Comment me résoudre à la blesser. Soudain, je ne sais plus ce que je veux vraiment. Si vraiment j’aurai le courage de réaliser ce fantasme que j’ai en moi depuis si longtemps et que nous partageons. Surtout si je saurai me montrer à la hauteur de son attente. J’ai la hantise de la décevoir. D’être trop violent. Ou trop doux. Comment savoir ? Comment doser ses gestes ? Saurai-je reconnaître les signes ? Je me sens soudain investi vis-à-vis d’elle d’une redoutable responsabilité qui me fait hésiter. Quand j’y pensais et que je bandais en m’imaginant attacher et fesser une femme consentante que je soumettais à ma loi d’homme, cela me semblait si facile. Si tentant. Mais là.... Au moment de franchir le pas, l’énormité de la chose me retient. Les mots deviennent réalité et je me sens envahi par une soudaine timidité qui me paralyse. Pourtant, je sais qu’elle désire cela autant que moi. J’ai en mémoire la confidence des désirs secrets jusque là inavoués que nous avons échangée. Il me semblait si miraculeux d’avoir rencontré une femme comme elle, si proche de mes désirs. Prête à m’accompagner sur cette voie qu’il me semblait jusque là si improbable d’arpenter un jour. Nous en avons si souvent parlé. D’abord à demi-mots. Par allusion. Puis peu à peu, plus ouvertement. Jusqu’à s’avouer franchement que si moi j’avais le désir profond de dominer complètement une femme, elle, de son coté, avait le désir de se soumettre. Et cet après-midi, elle est venue, confiante, vers moi qui lui ai promis, avec une assurance que je n’ai plus, de lui prodiguer, ainsi qu’elle le désire ardemment, les pires infamies.

Maintenant, à cet instant précis, tout en moi, me pousse à la prendre dans mes bras. A l’embrasser. La caresser. La faire gémir de bonheur et de bien-être. L’aimer comme un amant ordinaire. Me perdre dans son corps si doux. Mais elle n’est pas venue pour cela. Pas question pour moi de la décevoir. Pas question pour moi de reculer maintenant. J’ai trop attendu cet instant.

Je me décide enfin à avancer d’un pas vers elle. Sous mon pas, le plancher a craqué. Au bruit, son dos a tressailli mais elle a gardé la position. Seul son souffle s’est légèrement précipité. Lentement, je passe ma main le long de son dos, m’émerveille de la douceur satinée de sa peau chaude, la fait glisser au creux de ses reins qui se cambre imperceptiblement, m’enhardit entre sa raie culière. M’y arrête un moment, tâtant du bout des doigts l’orifice étroit de son anus que je sens, craintif, se rétracter. Je me promets d’y revenir tout à l’heure et de l’ouvrir. Mes doigts fiévreux s’immiscent dans la fente de sa chatte. J’ai un brusque sursaut en y découvrant une abondante onctuosité qui ne laisse aucun doute sur l’intensité de son excitation. Elle est trempée. Ruisselante de sève. J’enfonce mes doigts plus loin en elle, lui faisant écarter davantage les cuisses. Mes doigts se noient dans son suc. Sensation vertigineuse qui me fait immédiatement bander. De nouveau un sentiment de tendresse m’envahit. J’ai envie de m’agenouiller entre ses jambes et aller boire à cette source tumultueuse qui jaillit d’elle. Trop tôt. Je crois que je ne pourrai pas me retenir et que je jouirai immédiatement. Je l’entends qui gémit doucement de contentement alors que mes doigts malaxent tendrement son clitoris que je sens durcir sous mes doigts. Trop tôt aussi. Ce n’est pas non plus encore le moment pour elle de jouir. Je retire mes doigts. J’entends son faible jappement de frustration quand mes doigts la délaissent. Que faire maintenant ? Y aller lentement. Impossible pour moi de me résoudre à fesser tout de suite ses fesses pourtant si tentantes. Encore moins d’utiliser le martinet posé sur la commode que j’ai acheté tout exprès pour elle et qu’elle a remarqué, je m’en suis aperçu au furtif tressaillement de son visage, lorsqu’elle a pénétré dans la chambre. Ni bien sûr les pinces, achetées aussi tout spécialement pour cette occasion. Je suis sûr que la vision de cet attirail du parfait dominateur qui pourtant va la faire souffrir n’est pas étrangère à son désir. Y penser décuple d’ailleurs également mon désir et je sens une pulsation étreindre mon sexe qui gonfle démesurément dans mon pantalon. Une sourde chaleur m’envahit qui fait refluer la timidité que je ressentais il y a un instant. Je retiens à grand peine l’impulsion de me défaire immédiatement de mon pantalon et de m’engouffrer sans plus attendre en elle et labourer ses reins qu’elle offre si obligeamment à ma concupiscence.

Du coin de l’œil, je remarque ses bas au pied du lit. Je m’en saisis.

D’un geste assuré, je la fais se redresser à genoux. Puis je lui tords les bras en arrière sans me soucier de la douleur que j’allume dans ses épaules. Du moins, pour être franc, j’essaye de ne pas m’en soucier. Vivement, je noue étroitement autour de ses fins poignets un des bas. Je me sers de l’autre comme d’un bâillon que je lui enfonce dans la bouche. Elle me regarde. Les yeux brillants. Je me dis que je ne dois pas admettre ce regard qui se lève confiant et assuré vers moi. Une soumise se doit de garder les yeux baissés devant son Maître ! Je le lui dis tout en lui assenant une première gifle. Légère. A peine un soufflet. Elle me regarde incrédule. Son regard a brusquement perdu de son assurance. De nouveau , je la gifle, plus violemment, faisant basculer son visage en arrière tout en lui disant d’un ton que je m’astreins à rendre aussi dur que possible afin de cacher mon manque d’assurance :

— Baisse les yeux devant ton Maître, esclave.

Sa joue a rosi sous le choc de la gifle. J’ai soudain honte de ce que je viens de faire mais, docilement, elle baisse les yeux. Je suis le premier surpris par cette première victoire sur elle et sur moi qui me donne soudain confiance. Je me recule et je la contemple un moment agenouillée sur le lit, ses bras liés dans son dos, ses seins opulents et lourds tendus en avant. Son visage est maintenant incliné vers l’avant dans une attitude sans ambiguïté de soumission. Je me demande ce qu’elle est prête à subir et à endurer. Mais peut importe. C’est moi qui décide. C’est la règle de ce jeu.

Je prends les pinces sur la commode. Il s’agit en fait de 2 chaînes en acier accrochées en croix par un mousqueton auxquelles sont accrochées, au quatre extrémités, de lourdes pinces. Un troisième chaîne peut être accrochée au mousqueton et permet ainsi de tirer commodément sur les pinces une fois mises en place. On peut aussi, m’a-t-on expliqué, y accrocher des poids. Je n’ose imaginer le supplice que cela doit occasionner. Plus tard peut-être... Pour le moment, le novice que je suis en matière de domination serait totalement incapable de lui faire subir cela. Les pinces me paraissent une torture amplement suffisante. Hier au soir, sitôt après les avoir achetées, je les ai essayées sur mes propres tétons et je sais la brûlure cuisante qu’elles font naître quand elles se referment sur la chair fragile. J’ai quelques scrupules à lui faire endurer cela, mais cela aussi fait partie du jeu. Je saisis entre mes doigts son mamelon gauche que je malaxe un moment le faisant se dresser et durcir. Je l’étire puis, sans plus réfléchir, y accroche une première pince. Sous son bâillon, je l’entends gémir quand la pince se referme emprisonnant cruellement son téton. Sans lui laisser le temps de reprendre son souffle, j’exécute la même opération sur son téton droit faisant naître le même geignement plaintif qui me met au supplice au moins autant qu’elle mais qui aussi, je dois bien l’admettre, m’excite extraordinairement. Jamais je n’aurais cru possible d’éprouver autant de plaisir, autant de tendresse, aussi incroyable que cela puisse paraître, à faire souffrir une femme et, surtout, à entendre ses plaintes. Je sens mon sexe se tendre douloureusement dans mon pantalon. J’éprouve de nouveau l’envie irrépressible de le libérer et de l’engouffrer dans sa bouche ou son vagin afin de me libérer de cette tension qui me met au supplice mais qui est le pendant nécessaire de la souffrance que je lui inflige. Je tiens les lourdes chaînes dans mes mains. Un moment j’hésite. Je pense au poids... à mes scrupules qui soudain me paraissent vains... Alors, je les lâche brusquement étirant brutalement par leur poids les tétons enchâssés par les pinces. Un cri étouffé par le bâillon s’échappe de ses lèvres et elle esquisse un mouvement instinctif de recul. En réponse une onde de plaisir pulse dans mon sexe. Je vois ses bras s’agiter comme si elle voulait se libérer des liens qui les emprisonnent. Peut-être suis-je aller trop vite ? Un moment j’ai la tentation d’arrêter là la séance. Mais non... cela signifierait, j’en suis certain, que jamais plus nous n’oserions recommencer quitte à le regretter amèrement. Je dois continuer. La forcer à accepter d’aller plus loin. Pour elle, pour moi. Alors, faisant fi de toute hésitation, je lui assène une troisième gifle beaucoup plus appuyée que les précédentes et lui dis :

— Je ne t’ai pas autorisée à bouger, esclave. A moins que tu ne sois pas capable d’aller plus loin... et qu’à la première épreuve tu capitules....

Malgré mon interdiction, elle lève ses yeux brillant de larmes contenus vers moi essayant dans un bafouillement que son bâillon rend incompréhensible de me dire quelque chose . Je le lui ôte.

— Alors, à peine commencé, tu veux déjà t’arrêter ? Continuai-je d’un ton dur et méprisant. Tu es très décevante... Après tout ce que tu m’as dit, je m’attendais à mieux...

— Non, balbutie-t-elle d’un ton pitoyable, bien sûr que non.... ce n’est pas ça. Mais tu m’as fait mal et...

Sans lui laisser le temps de continuer, je lui assène deux gifles retentissantes en aller retour faisant virevolter son visage de gauche à droite tout en lui disant :

— Première chose, interdiction absolue de me tutoyer. Tu te prends pour qui espèce de pute ! Deuxième chose quand tu t’adresses à moi, tu me dis monsieur. Troisième chose, d’après toi tu es venu pourquoi ici ? Si c’est pour une simple partie de jambes en l’air dont tu es d’ailleurs coutumière, tu t’es trompée d’adresse. Je croyais pourtant qu’on s’était bien mis d’accord. Alors de deux choses l’une, où tu te laisses faire sans te plaindre et nous continuons à nous voir ou tu décides d’arrêter mais alors tu ne me verras plus jamais. Je te détache et tu te casses. C’est pas plus compliqué ! A toi de décider...

Je n’en reviens de m’entendre prononcer ces mots qui me ressemblent si peu. Je suis en effet, dans la vie courante, quelqu’un d’assez doux et affable et il ne me viendrait jamais à l’idée de parler sur ce ton méprisant et dur à qui que ce soit. Mais, au fur et à mesure que les mots sortent de ma bouche, je me laisse prendre au jeu et y prend un plaisir qui me trouble et me met au moins aussi mal à l’aise qu’il me satisfait. Suis-je donc cela aussi ? Cet homme froid et dur qui meurt d’envie d’entendre encore cette femme gémir de douleur. Je ne me reconnais plus. Oui, j’ai envie d’insulter cette femme qui me regarde maintenant d’un air suppliant. Oui, j’ai envie de la faire plier. Voir ses larmes couler. J’ai envie d’user de son corps à ma convenance, de le modeler, l’ouvrir, l’écarteler, l’empaler. Le forcer. Impossible pour moi de la laisser partir ainsi que je lui en ai laissé le choix. Une angoisse soudaine me tenaille. Quelle frustration si elle disait stop ! Je suis un imbécile de lui avoir donné le choix ! Mais pouvait-il en être autrement ?

Un moment, elle garde le silence. De nouveau sa tête s’est inclinée en avant. Je la vois se mordre les lèvres. Indécise. Sa poitrine se soulève rapidement sous son souffle court. Je ressens ses craintes, elles sont les mêmes que les miennes, les pensées contradictoires qui s’entrechoquent dans sa tête. Je la regarde fixement, anxieux de sa décision finale. Je n’ose plus rien dire. Plus rien faire. L’instant s’éternise. Nous sommes à la frontière. Elle seule a le pouvoir de décision. Car si il y a une chose de certaine c’est que jamais je ne la contraindrai contre sa volonté. Je suis prêt à lui faire subir les pires tortures mais tout autant qu’elle le veuille elle. C’est ainsi !

Enfin, elle relève la tête. Jamais elle ne m’a paru aussi belle ni aussi désirable ainsi agenouillée, le teint rosi par l’émotion, les chaînes se balançant entre ses seins, ses tétons démesurément étirés vers le bas. Je ressens dans ma chair la douleur qu’elle doit éprouver et qui la fait haleter. Dans ses yeux brillent une lueur étincelante de détermination.

— Je veux continuer Monsieur, dit-elle enfin d’une voix que la tension fait chevreter. Vous décevoir reviendrai à me décevoir aussi et je ne veux pas. Et puis j’ai trop envie même si cela me fait peur.

— Tu en es sûre ?

— Oui Monsieur, me répond-elle d’un ton plus assuré. J’en suis sûre. Continuez comme bon vous semble. Je suis prête.

— Bien. Nous allons malgré tout convenir d’un code. Si tu veux que je m’arrête tu n’auras qu’à me dire le mot "mauve" mais j’espère, bien sûr, ne pas entendre ce mot. Tu sais ce qu’il signifierait...

— Je comprends Monsieur. Je ne le dirai pas, je vous promets. Allez-y, faites ce que vous voulez de moi.

Il me semble que le poids énorme qui pesait sur ma poitrine m’est soudain ôté. Elle a dit oui ! Je me remets à respirer normalement. Pour un peu, je la prendrai dans mes bras et l’embrasserai pour le cadeau merveilleux qu’elle vient de me faire en s’abandonnant ainsi. Mais au lieu de cela, je lui ordonne :

— Ecarte tes cuisses de salope alors que je puisse poser les deux pinces qui restent sur ton clito.

Sans un mot elle s’exécute et écarte au maximum ses cuisses fuselées dans une position dont je soupçonne tout l’inconfort mais que j’amplifie en pesant sur elles pour les lui faire écarter encore davantage. Puis je me penche vers elle. Les effluves suaves de son corps envahissent mes narines, me faisant tressaillir d’excitation alors que mes doigts écartent ses lèvres mouillées de cyprine afin de dégager son clitoris auquel j’accroche sans un mot les deux dernières pinces tirant pour y arriver sur les chaînes reliées aux pinces qui meurtrissent ses seins. Les chaînes sont en effet relativement courtes. Une fois les quatre pinces positionnées chacune de ses respirations étirera soit ses tétons, soit son clito ce qui aura pour effet immédiat d’accroître et d’amplifier la sensation de pincement qu’elle éprouvera. Je la sens se crisper quand les pinces mordent la chair tendre de son bouton, mais elle ne dit rien. Seul son halètement précipité exprime ce qu’elle ressent. Instinctivement, pour tenter de diminuer la sensation d’étirement, je la vois se pencher en avant. D’un mouvement autoritaire, je la fais se redresser bien droite et l’observe ainsi harnachée, les yeux embués de larmes et se mordant les lèvres pour retenir ses plaintes. Son visage, figé dans une expression d’intense concentration, se détend peu à peu et un léger sourire étire ses lèvres illuminant ses traits d’un éclat radieux. Spectacle superbe dont je me repais de longues minutes et qui me fait oublier la souffrance que je lui inflige. lumière

Je passe derrière elle et d’un mouvement ferme la fait se courber sur le lit. Un cri s’échappe de ses lèvres quand ses seins martyrisés par les pinces s’aplatissent sur le lit. Mélopée délicieuse qui m’enchante et allume un feu incandescent au creux de mes reins. Je n’ai maintenant plus aucune retenue. Toute timidité a disparu. D’un geste assuré, j’empoigne le martinet. Je me positionne derrière elle et, méthodiquement, je commence à flageller les fesses qui se tendent vers moi. D’abord, je retiens la force de mes coups. Puis, peu à peu, alors que ses gémissements s’amplifient j’augmente leur intensité. A chaque fois que les lanières retombent marbrant la peau délicate d’une fine traînée rouge, je ressens comme un coup de poignard pulser au fond de mon ventre et remonter le long de ma colonne vertébrale avant d’exploser dans ma tête. J’ai la sensation que mon sexe est en feu, prêt à exploser. Je bande comme jamais. Je la frappe et c’est comme si je la pistonnais profondément et sentais ma queue enserrée dans le fourreau de soie brûlante de son vagin. Jamais je n’aurai oser imaginer une si grand extase. Je regrette fugitivement qu’une deuxième femme ne soit pas là à me sucer alors que je la fouette de plus en plus durement lui arrachant des cris qui me ravissent. Ses fesses ont pris une uniforme couleur brique zébrée de boursouflures grenat. Loin de m’arrêter, cette vision exacerbe mon excitation. Chaque coup, la fait tressauter de plus en plus violemment. J’alterne la cadence des coups. Parfois une rafale rapide qui la fait se tordre et hurler. Puis une série lente qui la fait haleter d’angoisse dans l’attente du prochain coup. J’alterne aussi l’intensité des coups faisant soit retomber violemment les lanières sur sa croupe offerte ou au contraire les faisant glisser, presque indolores, entre ses fesses. Son corps s’affaissent, prêt à s’avachir semble-t-il. Mais elle arrive à garder l’équilibre, ne cherchant même pas à se soustraire de quelque façon que ce soit aux coups qui pleuvent dru sur elle. Fesse droite. Fesse gauche, creux des reins. Ses plaintes se font plus poignantes. Plus déchirantes. Parfois une lanière s’immiscent dans sa fente et atteint la zone si sensible de son vagin. Alors, un hurlement strident lui échappe qui accroît la transe érotique qui m’étreint tout entier me faisant oublier toute mesure. Mais hormis ses cris de douleur, le mot tant redouté ne franchit pas la frontière de ses lèvres. J’éprouve pour elle un intense sentiment de reconnaissance pour l’expérience merveilleuse que je vis grâce à elle et cette reconnaissance se traduit par des coups de plus en plus rapides. De plus en plus violents. Je ne suis plus moi-même. Envahi par une force qui me dépasse et qui guide mon bras. Je la fouette inlassablement. Avec rage. Avec amour. Avec délectation. Je la meurtris dans sa chair et j’aime ça. Jamais je ne me suis senti aussi proche d’une femme. Jamais je n’ai connu ce sentiment de faire véritablement corps avec une femme. D’être uni à elle. Impression fantastique de totale communion. Son corps est le prolongement de mon bras. Chaque coup de lanière résonne en moi et me flagelle en retour. Quand enfin, je m’arrête, mon bras est douloureux. Une plainte discontinue sort de ses lèvres exsangues d’avoir été si fort mordues. Elle tremble. Son corps est parcouru de soubresauts incoercibles. Je me sens moi-même rompu par la violence des sensations que je viens d’éprouver et qui me laisse sans force comme après la jouissance quand on a l’impression de flotter, hors du temps, dans un brouillard cotonneux qui assourdit tout bruit hormis les battements assourdissants de son cœur.

Quand je lui fais relever son visage, je me rend compte que ses joues sont inondées de larmes mais un sourire extatique étire ses lèvres et dans ses yeux bordé de mauve brille une flamme sauvage. Elle est resplendissante malgré ses traits défaits par l’outrage qu’elle vient de subir. Elle a en fait le visage épanoui et serein d’une femme que la jouissance vient de transporter.

— Merci Monsieur, me murmure-t-elle d’une voix quasiment inaudible

— Merci pourquoi, esclave ?

— Pour m’avoir fait jouir si fort

Je la regarde éberlué. Mais pas de doute, son visage reflète la plus parfaite exaltation. Elle a joui alors que je la lacérais de toute ma force d’homme. Elle a joui malgré la souffrance que je lui infligeais. Ou plutôt cette souffrance voulue et acceptée par elle en toute connaissance de cause l’a faite jouir autant qu’elle m’a procuré à la lui imposer, d’exaltation. Je n’aurai pas cru cela possible. Je suis sidéré et reste un moment sans voix. Et moi qui avais des scrupules... Je sens une sourde colère m’envahir. Elle a joui alors que moi....

— T’ai-je donné le droit de jouir, espèce de chienne en chaleur ? Lui dis-je en tirant durement sur les pinces qui enserrent toujours ses seins et son clito la faisant grimacer de douleur

— Non Monsieur, balbutie-t-elle piteusement

— Alors de quel droit as-tu joui ?

— Je n’ai pas pu me retenir, Monsieur. Vos coups sur mes fesses.... c’était trop fort. Pardonnez-moi.

— C’est bien ce que je disais, tu n’es qu’une chienne en chaleur. Mais bon, j’accepte tes excuses. Mais uniquement parce que c’est la première fois. Dorénavant je t’interdis de jouir sans mon autorisation formelle sous peine d’être punie. Tu as bien compris ?

Les mots me viennent maintenant avec aisance. Je n’en suis même plus étonné. Cela me semble être dans l’ordre des choses. Je me sens véritablement le Maître de cette femme qui me doit obéissance en tout. Je continue sur le même ton :

— Je veux que tu me dises très précisément ce que tu as ressenti ?

— Je... je ne sais pas vraiment, monsieur. C’est très bizarre

— Mais encore, sois plus précise

— Et bien, au début, j’ai eu mal et je ne pensais qu’à cette douleur qui effaçait toute autre sensation et puis...

— Oui...

— Puis... peu à peu cela s’est transformé. J’avais toujours aussi mal et même de plus en plus comme si mon dos allait prendre feu mais en même temps j’ai commencé à sentir.... mon sexe....

— Ta chatte de salope, la coupai-je abruptement

— Oui monsieur ma chatte de salope a commencé à palpiter comme quand vous me caressiez...

— Branler...

— Comme quand vous me branliez, reprend-elle docilement, avec vos doigts et je me suis sentie toute mouillée.... chaude...

— Pareille à une chienne en chaleur

— Oui monsieur pareille à une chienne en chaleur et plus vous me frappiez plus ma chatte coulait et plus j’éprouvais du plaisir. Monsieur j’aurais tellement voulu vous sentir en moi...

— Sentir quoi en toi ?

— Votre... sex... queue monsieur. J’aurais voulu la sentir me....défoncer mon ... con .... de salope en même temps que vous me fouettiez. Et plus je pensais à ça et plus.... je me suis sentie partir.... et j’ai joui..... c’était terriblement bon monsieur et je vous suis infiniment reconnaissante.

— Et bien puisque tu as envie de ma queue, tu vas l’avoir mais... dans ton cul de pute. Mais pour te punir d’avoir joui sans mon autorisation, je vais t’enculer sans aucune préparation. Tant pis pour toi. Ensuite je jouirai sur ta figure de femelle en chaleur. Mais pour commencer je veux que tu me suces. Mets toi en position.

Docile, elle s’agenouille devant moi, yeux baissés et me présente sa bouche entrouverte alors que je me défais fébrilement de mon pantalon. Mon sexe d’une sensibilité extrême d’avoir été compressé tant de temps se détend brusquement et semble littéralement bondir hors de mon pantalon vers la bouche qui l’attend. Sans plus attendre, je l’enfourne entre ses lèvres et m’enfonce profondément dans l’antre chaud et humide tout en l’empoignant par les cheveux faisant aller et venir sa bouche le long de ma queue raide et tendue. Je veux qu’elle m’avale jusqu’à la garde. J’éprouve une sensation vertigineuse de me sentir tout entier englouti par cette bouche d’une terrible douceur. Alors que j’amplifie mon va et vient, je sens sa langue s’activer, experte, le long de ma hampe. La salope ! si elle continue ainsi elle va me faire gicler en un rien de temps. Pas à dire, elle s’y entend dans l’art délicat de la fellation. Elle semble en plus en retirer un plaisir évident à entendre ses gémissements. J’accélère le mouvement, m’enfonce plus loin jusqu’à buter au fond de sa gorge. Je l’entend hoqueter, perdre son souffle mais sa langue continue son ballet diabolique autour de ma queue bouillonnante de sève prête à entrer en irruption. Je suis si profondément enfoncé au fond de sa bouche que mes couilles battent contre son menton trempé de salive. C’est terriblement bon et je suis prêt à gicler sans plus attendre au fond de sa gorge si accueillante et inonder sa bouche de mon sperme. A grand peine je me retiens et me retire.

— Tourne-toi, lui ordonnai-je. Je veux ton cul maintenant.

Elles s’exécute sans un mot et tend vers moi ses fesses rebondies encore rouge de la flagellation que je leur ai administrée. Je ne peux résister à la tentation d’assener une claque sonore sur chacune d’elle qui la fait se cabrer.

Sans être particulièrement monstrueux, mon sexe est d’une épaisseur conséquente et j’ai pour habitude de préparer longuement mes partenaires en les doigtant et les lubrifiant avant de les sodomiser. J’ai donc une brève hésitation quand je pose mon gland gluant de sa salive sur l’œillet fripé et serré de son cul. Scrupule que je fais taire tout en l’empoignant fermement par les hanches avant de m’introduire d’une poussée ferme au creux de ses reins. Un moment, je sens la résistance de son anneau culier. J’éprouve une fulgurante douleur à forcer le passage étroit. Je n’ose imaginer la brûlure que je lui impose à l’empaler ainsi et qui se traduit par une plainte aiguë. En fait, loin de m’arrêter cette pensée, cumulée à son geignement, décuple mon envie de la perforer et je continue imperturbablement ma poussée insensible à ses cris plaintifs. Peu à peu je sens la résistance s’évanouir. Le passage s’ouvre. Son trou s’élargit. Se dilate sous ma poussée. Elle geint toujours mais stoïque supporte sans bouger mon avancée au creux de ses reins. La salope a un cul fait pour être enculé ! Je force. M’introduis plus loin en elle que je sens trembler sous mes doigts fermement agrippés à ses hanches. Elle a quelques mouvements brusques, incontrôlables, essayant de s’échapper. Je sais ces mouvements instinctifs. Qui peut supporter sans broncher de se sentir écartelée jusqu’au déchirement ? Pourtant, je ne peux les admettre. Elle doit apprendre à se contrôler totalement. J’assène deux nouvelles claques retentissantes sur ses fesses endolories. Ses mouvements se calment. Je l’entends qui gémit doucement et je vois ses mains, toujours liées dans son dos, se serrer spasmodiquement alors que je l’empale plus profondément de mon vit raide. Soudain, je sens un grand vide s’ouvrir devant ma queue et me happer tout entier. J’ai la sensation de glisser indéfiniment au fond d’un gouffre sans fond et de me perdre en elle. Je suis tout entier planté dans la caverne de son cul maintenant béant et je ressens un sentiment exaltant de pouvoir. J’éprouve une envie sauvage de la labourer. Mais je sais qu’au moindre mouvement de ma part à cet instant je giclerai en elle sans que je puisse rien retenir. Et je veux faire durer autant que faire se peut cet instant sublime où je me sens l’emplir et la posséder. Où elle est toute entière à moi, soumise à mon désir. Sensation de puissance absolue qui me fait perdre pied. C’est elle qui soudain, se met à onduler sous moi, reins bien cambrés, s’empalant encore plus profond sur ma queue jusqu’à ce que mes couilles viennent frapper en cadence son clito. Je fais appel à toute ma concentration pour retenir la jouissance que je sens monter inexorable en moi. Je ne peux pas laisser passer, quoiqu’elle me ravisse, cette initiative de sa part. Je me saisis de nouveau de mon martinet et flagelle brutalement ses épaules qui se strient de raies rouge comme tout à l’heure ses fesses. Je ne sais plus où je suis. Je la possède. Elle me possède. Je ne sais plus qui mène véritablement ce jeu de pouvoir. Qui domine véritablement l’autre ? Mon sexe me semble être de marbre tellement je le sens tendu proche de l’implosion. Et toujours ses longs gémissements qui sortent de sa gorge. Gémissements de plaisir. De douleur. Je la martèle de toute mes forces, la pistonne, ramone son conduit anal d’un mouvement de va et vient de plus en plus rapide. Sortant presque de son cul avant de m’engouffrer, à chaque fois plus profondément, en elle. Fouettant en cadence ses épaules. Ma queue coulisse maintenant parfaitement dans l’étroit conduit que je sens se resserrer et se desserrer spasmodiquement me donnant la sensation fantastique d’être aspiré par une forge de chair brûlante. Je la veux toute entière. Je la veux totalement. Elle est à moi. Elle est ma chose. Mon trou adoré. Ma salope chérie. Elle est ma chienne lubrique. Ma pute. Mon amante. Ma soumise. Mon esclave. Je suis tout puissant. Je suis son Maître. Je la possède. Je n’en peux plus. Je vais éclater. Brusquement je sors d’elle et vient me placer devant elle qui lève son visage vers moi. Alors dans un cri, mon foutre, tel un torrent de lave, gicle sur son visage, ses yeux. Je vois mon sperme dégouliner le long de ses joues en long filaments gluants qui viennent mourir sur ses lèvres. Je me sens complètement tétanisé, hors de moi, alors que les dernières giclées jaillissent de ma queue et viennent se déposer sur sa langue tendue.

Je m’abats contre elle les jambes sciées par la jouissance que je viens de vivre. Je l’attire vers moi, défais ses bras et la libère aussi précautionneusement que possible des pinces. Un léger jappement s’échappe de ses lèvres quand le sang irrigue à nouveau ses tétons tuméfiés. Elle vient de blottir contre moi qui l’enserre tendrement, ma bouche au creux de sa nuque, m’enivrant de la senteur sucrée de sa peau. Ma main se fait légère, caressante. Une tendresse infinie m’envahit pour cette femme qui s’est abandonnée en toute confiance à moi et qui m’a fait connaître, en me faisant le don de son corps, une expérience extraordinaire. Mes doigts caressent les striures qui marquent son corps. J’ai honte de l’avoir ainsi marquée mais je suis heureux aussi. Elle est si belle ainsi. Non, vraiment je ne regrette rien.

Je l’aime. Je le lui dis. Elle me sourit. Me répond "moi aussi".

Ivres de sensations nous nous endormons tendrement enlacés.

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Commentaires

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mercredi 29 mai 2013 à 08h24 - par  Henic

Que voilà un texte excitant !
Christine a l’art et la manière d’alterner tendresse et brutalité pour amener le lecteur à partager les sensations si particulières du monde qu’elle crée en quelques phrases.
Merci.

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