Maître et soumise

Episode 2
mardi 16 juin 2009
par  Christine Arven
popularité : 2%
1 vote

Les heures s’écoulent interminables.

Les sens en alerte, je me recroqueville au creux du canapé. Pour faire taire l’impatience qui me tord le ventre, j’allume la télé. Rien à faire. Les images défilent devant mes yeux sans que j’en comprenne le sens. Quoique je fasse, mon attention est irrémédiablement attirée par ce qui se passe au centre de mon corps. Par ce cyclone que je sens se venir et prendre de l’ampleur sans que je puisse m’en libérer. Mon corps frémit. Ma main s’aventure sur la ceinture, obstacle infranchissable, s’y agrippe essayant désespérément de trouver un passage. Rien à faire. En désespoir de cause, ma main glisse sous mon corsage et étreint mes seins appuyant sans ménagement sur les pinces qui mordent mes tétons. Je me dis que cet douleur que je m’inflige apaisera l’incendie que je sens gronder en moi. au contraire, la tension que j’inflige à mes seins loin de tarir mon désir, l’augmente d’un cran. Je me lève. Erre sans but dans l’appartement en proie à un désir dévorant qu’il m’est impossible de satisfaire. J’ai envie d’être baisée. Une envie sans limite qui me ferait faire n’importe quoi pour la satisfaire. Je sens mon sexe se contracter autour de l’instrument qui l’emplit. Des pulsations continues, régulières qui me font gémir de frustration. A bout de force, le corps en ébullition, l’esprit en déroute, je me laisse à nouveau tomber dans le canapé, jambes repliées au dessous de moi. Je sombre dans une torpeur torride emplie d’images de corps qui s’enlacent, se pénètrent. Soudain, sans que rien ne le laisse prévoir, je sens comme une explosion au fond de mon ventre qui se propage en ondes concentriques dans tout mon corps. Ma bouché s’ouvre sur un cri silencieux alors que la jouissance m’emporte. Une jouissance comme je n’en ai encore jamais connue, complètement intériorisée qui loin de m’apaiser ne fait qu’exacerber mon désir. Mon corps se cambre, s’ouvre. Ma main appuie sur la ceinture appuyant fermement sur les olibos afin de les enfoncer plus profondément. Je crie de plaisir, le corps arqué.
Pantelante de ce plaisir qui m’a fait perdre toute retenue, je retombe sans force sur le canapé. Alors que le plaisir que je viens d’éprouver reflue lentement, je me remémore les évènements de ces dernières semaines qui m’ont amenées à être ainsi sur ce canapé à attendre un quasi inconnu qui, sans que je l’ai vu une seule fois, a réussi à me faire jouir.
J’ai 38 ans et suis toujours célibataire. Directrice d’une agence bancaire, j’ai un job bien payé qui m’assure à défaut de la richesse une certaine aisance et, aussi, ce qui est loin de me déplaire, un pouvoir certain dont je n’abuse pas.

J’ai vécu pendant quelques temps avec un homme et puis... nous avons préféré d’un commun accord et à notre plus grand soulagement réciproque, reprendre chacun notre liberté et voguer vers d’autres rencontres. Rien dans mes expériences passées ne m’a préparée à ce que je suis sur le point de vivre et auquel, pour être franche, je ne m’attendais pas. Si j’ai toujours eu une vie assez libre, collectionnant sans trop d’états d’âme les amants, j’ai néanmoins eu une sexualité disons dans les normes. Même si, rarement, je me suis permis quelques incursions plus hardies, cela n’est jamais allé très loin. Il s’agissait davantage de m’octroyer quelques frissons en me donnant l’impression de braver des interdits que la morale réprouve que d’une véritable recherche ou démarche. Il m’est donc arrivé de faire l’amour avec deux hommes à la fois. Voire davantage. D’aller en compagnie d’un amant de passage dans des boites échangistes. J’ai aussi, comble de l’inconvenance, eu quelques aventures éphémères avec des femmes. Mais toutes ces expériences sont toujours resté dans le cadre habituel d’une sexualité somme toute très banale et sans réelle ambiguïté.

Je mène donc une vie banale. Agréable mais banale. Les années passant, cette banalité est devenue de plus en plus pesante et s’est lentement transformé en ennui. Quoique je fasse, tout me semblait de plus en plus drapé d’une chape d’ennui de plus en plus lourde à supporter.
Jusqu’à ce soir où au hasard d’un chat je suis tombée sur JL.

Je me rappelle notre première conversation très chaude. Passé les premières banalité d’usage : âge, sexe et les présentations d’usage, JL était rapidement passé à ce qui l’avait amené sur ce site me demandant sans ambages quelles étaient mes préférence sexuelles, si j’avais déjà eu des relations homosexuelles, si je pratiquais la fellation. Si j’utilisais des objets sexuels. Si j’étais une adepte des bas et du porte-jarretelles. Un bref moment devant la crudité et l’indiscrétion de son questionnement j’avais été sur le point de couper la communication. Et puis, je m’étais laissé entraîner dans son jeu répondant, sans aucune pudeur, à chacune de ses interrogations de plus en plus précises. Est que j’aimais être sodomisée ? Avais eu des pénétrations multiples ? Est-ce que j’avais aimé cela ?

Le lendemain, en repensant à tout ce que j’avais confié à cet inconnu que je n’aurai jamais osé avouer à un ami, j’avais senti mon visage s’empourprer. Mais bon, m’étais-je dit pour me rassurer et me donner bonne conscience, il doit habiter à des centaines de kilomètres et donc aucune chance que je le rencontre. Ceci étant, je m’étais promis de ne plus entrer en contact avec lui. Pourtant le soir même, face à mon ordinateur, je n’avais pu résister à la curiosité et m’étais connectée sur le même site que la veille. Il était déjà là. Avant toute chose, il m’avait passé un savon me reprochant mon retard alors que, me le rappelait-il avec rudesse, il m’avait donné rendez-vous à 22h précise. Je lui avais répondu sur le même ton que je n’étais pas à sa disposition et que j’avais autre chose à faire. Etonnamment, son ton s’était radouci et il s’était excusé de sa brusquerie fruit de son impatience à être de nouveau en ma compagnie. Il avait repris son questionnement. Il voulait tout connaître de moi. que je me livre à lui sans fausse pudeur. Qu’avais-je à craindre ? Je m’étais donc retrouvé à répondre au feu roulant de ses questions, me livrant sans aucune retenue et lui confiant mes secrets les plus intimes, mes fantasmes les plus secrets. Mes déceptions. Mes attentes. Lui décrivant certaines de mes jouissances.

Soir après soir, nous nous étions retrouvés. Il me semblait que je ne vivais plus que pour ces heures passées devant mon ordinateur en compagnie de JL qui quoique je ne l’ai jamais eu faisait de plus en plus partie intégrante de ma vie. Plus présent que ne l’était mon amant du moment que je délaissais sans regret pour JL. Bien sûr, notre relation avait rapidement évoluée. Après les questions, JL m’avait entraîné vers des expériences plus concrètes. Guidant à travers les mots qui s’inscrivaient sur mon écran mes gestes, il m’avait fait connaître des jouissance exquises. Puis nous étions passé au téléphone.

Et maintenant, je suis là à l’attendre, le corps en émoi. Le sexe et le cul empli par cet instrument diabolique qu’il m’a envoyé et que j’ai eu l’imprudence de mettre.

PRECEDENT .................................................. SUITE

Retrouvez l’intégralité de ce récit dans le livre (papier ou téléchargement) : Maître et soumise









align="middle" quality="high" bgcolor="#000000" name="11494_PD_315x300"
allowScriptAccess="sameDomain" allowFullScreen="false"
type="application/x-shockwave-flash"
pluginspage="http://www.adobe.com/go/getflashplayer"
flashvars="siteurl=aff.publicdisgrace.com&sitename=publicdisgrace&natsid=christinearven&program=revshare&campaign=flash"
>


ZONE ABONNES L’abonnement vous permet :

  • d’enregistrer et d’imprimer les textes publiés,
  • d’avoir accès à certains récits dont la teneur ne permet pas une large publication,
  • d’accéder à la galerie photos privée de RdF.
    Entrez votre pass abonné

Commentaires

Sites favoris


2 sites référencés dans ce secteur