La passion de Noémie

mercredi 13 février 2008
par  Mad
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Une larme coulait de ses beaux yeux noisette. Une mèche de ses cheveux blonds, échappés de sa coiffure, se promenait sur son visage a la peau habituellement pâle, mais qui pour l’heure s’ornait de délicates rougeurs, dues autant à la honte qu’à l’étrange chaleur qui envahissait son bas ventre. Ses lèvres, sensuelles et charnues, étaient serrées dans l’attente du prochain coup de badine. Le buste étendu sur le bureau, habillée d’un ensemble gris clair, à l’exception de sa jupe qui gisait à terre, Noémie offrait à Monsieur Valentin, son patron, l’exaltante et splendide plénitude de ses fesses de 25 ans. Celles—ci, rondes et fermes à se damner, avaient abandonné leur blancheur d’albâtre et avaient rougi à l’unisson des joues de la belle. Son esprit, troublé par le flot d’émotions et de sentiments contradictoires, cherchait une réponse à la question : comment avait—elle pu en arriver là, le nez au milieu des dossiers, offerte au châtiment, à la fois craintive et désireuse du prochain coup à venir ?

Elle travaillait depuis cinq ans dans cette entreprise, qui vendait de la lingerie fine à travers le monde entier. Jusqu’à maintenant, elle avait toujours exercé ses fonctions de secrétaire auprès de monsieur Paul, mais celui—ci, à l’orée de la soixantaine, avait décidé il y a peu de partir en retraite. Il laissait vacant son poste de directeur, et le président, assisté du directoire, avait dû lui trouver un remplaçant à la mesure des ambitions de l’entreprise. L’homme idoine fût trouvé, en la personne de Victor Valentin, et son arrivée prochaine fît grand bruit dans les couloirs de la boite : les pires rumeurs couraient à son propos, véhiculées par des personnes qui prétendaient connaitre d’autre personnes ayant déjà travaillé avec lui, et, bien avant de le voir, tout le monde pensait avoir à faire à un véritable dictateur, autoritaire et inflexible, adepte du licenciement à la moindre faute…

C’est donc avec de grandes appréhensions que Noémie fît sa rencontre, quinze jours auparavant, à l’occasion du pot de départ de monsieur Paul, auquel avait été convié tout le personnel, des petites mains de la production aux commerciaux, sans oublier les cadres. Elle se promenait dans la grande salle des fêtes, cherchant du regard une connaissance (étant la secrétaire particulière du directeur, elle en avait malheureusement assez peu), lorsque une voix retentit derrière elle :


Mademoiselle Milot, venez donc avec nous, que je vous présente votre nouveau supérieur. » Elle se retourna, et vît Monsieur le président aux côtés d’un homme qu’elle ne connaissait pas. En s’approchant, et malgré un soudain accès de timidité, elle détailla rapidement le nouveau venu : la quarantaine rayonnante, celle d’un homme qui a sut s’entretenir, il portait un costume sombre laissant deviner un corps aux muscles bien dessinés. Ses cheveux étaient d’un noir de jais, à l’exception de quelques fils argentés sur ses tempes, et les traits de son visage étaient fins, mais virils. Mais ce furent ses yeux qui la frappèrent le plus : d’un bleu—gris assez troublant (« la mer du nord en hiver » pensa—t—elle), ils rayonnaient d’un éclat particulier, et donnaient l’impression de scruter au fond de son cerveau, la laissant à nu devant lui. Elle baissa les siens, et se mêla au groupe de la direction.

***

Bien plus tard dans la soirée, une fois qu’elle fût rentrée chez elle, et couchée dans son grand lit de célibataire, elle repensa à cet homme qui était maintenant son chef. Elle connaissait maintenant ses exigences : que le travail soit bien fait, et sans discussion, et il n’hésiterait pas à récompenser le mérite. Mais, dans le cas contraire, il n’aurait aucun état d’âme à sévir. En son for intérieur, elle se promit de ne pas décevoir cet homme si charmant (« désirable »fût le premier mot qui lui vînt), mais qui semblait aussi être implacable lorsqu’il le fallait.

Encore un peu plus tard, alors que, la main entre ses cuisses, elle donnait libre cours à ses envies de jeune femme, elle se surprit à penser à lui, et son plaisir, montant soudainement, avait comme un petit gout d’interdit…

***

Les premiers jours de leur collaboration se passèrent sans accroc, et la proximité aidant, elle tombait peu à peu sous son charme en apprenant à le connaitre. Il était de ces hommes chez qui l’autorité était naturelle, et à qui on ne peut pratiquement rien refuser. De son coté, elle usait de sa beauté pour lui plaire, et rosissait de plaisir lorsque son regard se posait sur elle. Elle se parait de vêtements la mettant en valeur, et, lorsqu’elle les quittait le soir, s’adonnait aux plaisirs solitaires en rêvant des belles mains de Monsieur Valentin parcourant son corps de jeune femme solitaire. « Je me comporte comme une collégienne ayant eu son premier coup de foudre », se disait—elle alors avec délice, avant de se s’avouer qu’elle serait prête à tout pour lui plaire. Elle ne savait alors pas jusqu’à quelles extrémités elle irait pour cela, et les plaisirs qu’elle découvrirait.

Cette idylle naïve et solitaire dura une quinzaine de jours, jusqu’à ce jeudi maudit et bénit à la fois, où pour la première fois elle se roula dans la fange de la honte, et y découvrit un bonheur insoupçonné. Ce jour là aurait dû commencer comme les autres, s’il n’y avait eu cette grève inopinée des transports en commun. Elle arriva donc très en retard au bureau, ce qui la mît mal à l’aise. A sa grande surprise, elle n’eut pas droit aux remontrances qu’elle attendait, et en fût quitte pour supporter la pression du regard de son chef tandis qu’elle débitait des excuses à la chaîne. L’affaire aurait pût en rester là, si elle n’avait pas eu la maladresse de commettre ce même jour une autre faute. Monsieur Valentin attendait de sa part pour le jour même un rapport d’activité de l’entreprise, qu’elle n’avait toujours pas fini. Le travail n’avait en effet pas manqué ces temps ci, et, tant bien que mal, elle essaya de mettre la dernière main à l’ouvrage, afin de pouvoir le lui présenter à temps. Il était 17h30, les locaux administratifs s’étaient vidés, la laissant seule avec lui, lorsqu’il franchit la porte de son bureau.

— Noémie, j’attends toujours votre rapport, j’espère qu’il sera prêt avant que je parte. » Puis il fît demi—tour, et ferma la porte. Un peu angoissée, consciente des lacunes de son travail, elle mît en route l’impression, et, celle—ci terminée, pris le dossier fraîchement imprimé sous le bras, puis alla frapper à la porte du bureau du directeur.

Elle était tendue à l’extrême en rentrant dans la pièce, et son cœur battait à tout rompre. Il la regarda d’un air détaché, tandis que, s’excusant de l’heure tardive, elle lui remettait le rapport. Avant qu’elle ait pu s’éclipser, il l’arrêta, et, une fois assuré qu’elle ne s’en irait pas, feuilleta son travail. Après des minutes qui parurent des heures à la jeune femme, il leva le nez, et, d’un geste aussi soudain qu’inattendu, jeta sur la table le dossier, et prît la parole :

— Sachez que je suis très mécontent, Noémie. Non seulement vous êtes arrivée avec plus d’une heure de retard, mais en plus vous vous offrez le luxe de me remettre un torchon bourré de fautes. » Elle resta immobile, les yeux fixés sur le bureau, tandis qu’il se levait. Il fît le tour de son bureau, et sorti du champ de vision de la secrétaire. Elle sentait le regard bleu glacé de l’homme sur sa nuque, et une étrange faiblesse s’était emparée d’elle. LIRE LA SUITE


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