3- Plume d’ange

Chapitre 3
mardi 3 février 2009
par  Angélique
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Carine ouvre la porte de la salle de bain et allume la lumière. Toujours à genoux, la jeune fille a fini par s’endormir le front appuyé sur le bord de la baignoire. Carine s’empare d’un verre, le rempli d’eau froide et le verse sur le dos de la dormeuse qui s’éveille grognant. Vois Carine et se redresse.

—  Debout crie Carine en soulevant la jeune fille par les cheveux.

A peine relevée, elle bascule la captive sur son épaule. Traverse l’appartement et la dépose sur le sol carrelé de la cuisine. Elle s’adresse à la jeune fille …

—  La règle est simple … je pose les questions et tu y réponds.
—  Va te faire foutre, je ne répondrais pas à tes questions.

Se tournant vers son amie

—  Excuse – moi Nadège !
—  De quoi ?
—  De ceci ….

Et presque simultanément, elle donne une gifle magistrale à la jeune fille ; l’envoyant donner de la tête dans le mur. Hébétée, elle regarde Carine. La défiant du regard. Carine suit le déplacement de la rouquine ; s’en rapproche et à nouveau :

—  Comment t’appelles-tu ?
—  …
—  Comment t’appelles tu ?
—  Je ne suis pas sourde, répéter ne sert à rien. Je ne répondrai à aucune de vos questions. Maintenant, relâchez-moi, la comédie a assez duré.

Cette dernière phrase déclenche chez Carine un accès de colère. Elle gifle, à toute volée, la jeune fille debout devant elle. La retenant pour lui éviter une chute. Marquée au visage, la jeune fille éprouve des difficultés à retenir ses larmes.

—  Rien que pour toi, je résume la situation. Tu as pénétré chez mon amie Nadège que tu as fait paniquer. Tu as pris possession de son appartement, te conduisant en maîtresse des lieux. Et maintenant, tu veux que l’on te laisse partir comme si de rien n’était. Tu rêves ma jolie !

Sans laisser le temps à la jeune fille de reprendre ses esprits, Carine repose la même question.

—  Comment t’appelles-tu ?
—  …
—  Muette … d’accord !

Et ce sont à nouveau les gifles qui pleuvent drus ! Cette fois, alternativement gauche et droite. Les joues rougissent, gardent les tracent des mains de Carine.

—  Arrêtez, arrêtez je vais vous répondre, supplie la jeune fille entre deux gifles.
—  Je t’écoute répond Carine ….
—  Alors ! Lâche t-elle en avançant main levée vers la jeune fille.
—  Alexia … je m’appelle Alexia.
—  Et tu as 25 ans, poursuit Carine.
—  Non ! j’ai juste 20 ans, pas plus ! réplique t-elle dans un sursaut de coquetterie.
—  Qui es tu ?
—  La fiancée de Marc
—  Pardon ? demande Nadège qui n’avait rien dit jusqu’à présent.
—  Vous m’avez très bien entendue toutes les deux. Je suis la fiancée de Marc. On s’est rencontrés, on s’est plût et c’est tout. Aujourd’hui, c’est la dernière fois que je suis venue ici. Il me promet toujours qu’il va partir pour vivre avec moi et il ne tient jamais parole.

La tirade de la jeune fille a mis Nadège en émoi. Le cœur en lambeaux. Elle quitte la cuisine, et se réfugie au salon. Emportant au passage le sac de la jeune fille.

—  Je te laisse le soin de débrouiller cette histoire avec elle, lance t’elle à Carine en refermant la porte du salon derrière elle.
—  Je vais faire mieux qu’essayer, je te le promets. Lui répond son amie.

S’adressant à Alexia :

—  On continue ma jolie, rien que nous deux … en tête à tête. Tu ne vas pas t’embêter, je te le promets … Comment es-tu entrée ici ?
—  …
—  De nouveau muette ?

Le sourire aux lèvres, le regard carnassier, Carine s’approche d’Alexia. Pose une main légère sur la poitrine de la jeune fille, et du bout des doigts, parcourt la courbe du sein, s’intéresse à sa rondeur et à sa fermeté. Taquine un instant l’aréole, en la titillant du bout de l’ongle. Délaissant le sein, elle descend sur le ventre chaud, doux et soyeux d’Alexia. Elle palpe les muscles souples de la jeune fille qui frémissent sous l’exploration digitale de Carine, et y dépose la signature de ses griffes.

Abandonnant le ventre de sa captive, la main de Carine poursuit son chemin jusque la toison intime de la jeune fille. Qui panique de plus en plus. Un instant, elle joue avec les boucles intimes, les emmêle autours de ses doigts. Les enroulant pour mieux les dérouler l’instant d’après. Lassée du jeu, elle agace un instant le clitoris de la pulpe de l’index, qui honore son visiteur en durcissant. Caresse les crêtes du plaisir. Hésite un instant, avant d’immiscer deux doigts inquisiteurs entre les lèvres du sexe, de la jeune fille, humide de cyprine.

Le ventre de la rousse tangue et roule sous les houles du plaisir. Impassible, Carine poursuit ses caresses. Un sourire de satisfaction sur les lèvres, elle retire ses doigts saucés de miel et les présentent devant la bouche d’Alexia.

—  Lèche ! ordonne t-elle ?
—  Avec application Alexia lèche les doigts de sa tortionnaire.
—  Mais tu aimes ça on dirait ? reprend t’elle à l’adresse d’Alexia.

Doigts ouverts, toute douceur oubliée. Carine vient d’abattre la main sur la toison de la jeune fille, emprisonnant autant de poils que de chair. Saisie, Alexia ouvre la bouche, pour crier.

—  Je crois que nous nous comprenons toutes les deux, lui murmure Carine dans le creux de l’oreille … Comment es-tu entrée ?

La question à peine posée, sur le ton de l’intimité. Carine referme légèrement les doigts sur la toison de la rousse. Qui urine de frousse sur les doigts de sa tortionnaire. Carine ne réagit pas.

Stoïque, bouches et lèvres closes, Alexia attend l’indicible douleur de l’arrachement. Insensible à la souffrance de sa victime, inlassablement, et sur le même ton confidentiel, Carine revient à la charge avec la même question.

—  Comment es-tu entrée ? je compte jusque 5. Ensuite je referme complètement la main sur tout ce qui est pris entre mes doigts. Tu devines la suite ...

Réglée comme un métronome, Carine compte inexorablement … 1 …. 2 …. 3 … Carine vient de resserrer les doigts, tirant des larmes et des gémissements de douleur à Alexia. 4 ... Ahhhhhhhhhh ! La main est presque complètement fermée, arrachant les premiers poils de la toison pubienne. 5 … "Nonnnnnnn ! Arrêtez … Arrêtez … arrêtez … je vous en supplie." Parviens à bafouiller Alexia entre deux sanglots.

—  Je vais vous dire ce que vous voulez savoir.
—  Je t’écoute dit Carine sans lâcher sa prise mais tout en relâchant un peu la tension.
—  Marc m’a donné une clé de l’appartement, pour que je puisse entrer. Cela m’évite de l’attendre dans la rue.
—  La bouteille de vin retrouvée vide à coté de toi ?
—  Il en restait la moitié. Je l’ai bue avec Marc avant de ….
—  Baiser ? continue Carine.
—  Oui … répond Alexia dans un murmure à peine audible
—  Les vêtements sales, ils t’appartiennent ?

Inondée de larmes, toute honte bue, Alexia montre un visage pitoyable. Vaincue, elle acquiesce d’un signe de la tête.

—  Souillon et salope. Cela te fait une jolie carte d’identité à 20 ans.
—  Pour les sacs de vêtements, … je pense connaître la réponse. Mais je souhaite l’entendre de vive voix. … rien qu’entre-nous … entre copines. Tu veux bien ?
—  …
—  A nouveau muette ! C’est dommage …. vraiment dommage, lâche Carine avec un soupir.

— Je t’offre une pause de 5 minutes, je vais revenir. Tu vas me dire le reste. Crois-moi sur parole !

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Commentaires

mardi 3 février 2009 à 20h02

Merci, nous restons en haleine, suspens, rythme, j’attends la suite avec impatience

Site web : Plume d’ange 3

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