La Saga des esclaves au Château du Marquis d’Evans (épisode 05)

5- Les épreuves
mardi 14 août 2012
par  Marquis d’Evans
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Le Comte claqua dans ses mains pour donner l’ordre du départ... les quatre esclaves s’élancèrent alors à quatre pattes à travers la salle, sous le regard et les encouragements bruyants des invités.

La « course » des quatre esclaves démarrait sur les chapeaux de roues et offrait un spectacle très jouissif au public. leur cul empli par les « queues » colorées rendait leur avancée plus maladroite, et leur volonté de se montrer le plus rapide également. l’esclave12 avait résolument pris la tête de cette course, devançant de fort peu la seule femelle de l’épreuve, l’esclave46, un peu en retrait
ils étaient suivis par les esclaves 22 et 69... Le public criait et les incitait à accélérer en scandant les couleurs qui ornaient leurs croupes, Rouge pour l’esclave12, rose pour 46, vert pour 22 et bleu pour 69...

L’esclave22 s’apprêtait à entamer un slalom entre des bornes de chantier oranges et blanches lorsqu’un fruit pourri vint s’écraser sur son visage, la surprise le laissant paralysé, ce dont profita l’esclave46 pour le devancer.
En effet si le public était resté rivé sur la course pendant les premières secondes, quelqu’un s’était souvenu des paniers de fruits abimés que le Comte avait mis à disposition. Les Dames avaient été les premières à y penser et c’est l’Une d’entre Elles qui avait pensé à cette façon pour avantager la seule esclave femelle de la course. 46 avait ainsi pris résolument la première place, dandinant sa croupe bien remplie au fil de sa progression entre les plots.

Les trois mâles la suivaient à quelque distance sous les quolibets du public et sous une pluie de tomates pourries qui éclaboussaient leurs corps nus et entravaient leur mouvement.

Si Les Messieurs restaient timides, Les Dames s’amusaient follement à viser les visages ou les fesses des trois esclaves mâles qui glissaient sur les débris de fruits.

Après avoir franchi les divers obstacles du parcours aller, l’esclave46 arrivait enfin devant les os à ronger, elle en saisit un prestement entre ses dents et prit le chemin, du retour alors que les trois mâles arrivaient à peine.

Préservée, certes, mais aussi plus leste que ses adversaires, 46 avait pris une avance conséquente tandis que les trois esclaves mâles, chacun muni désormais d’un os, se livraient une véritable bataille pour ne pas être celui qui serait éliminé.

Ils se dandinaient de façon ridicule, pour le plus grand plaisir des invités, sous le regard satisfait du Comte et de son invité de marque Le Marquis d’Evans qui observait avec un certain intérêt les évolutions des esclaves de son cheptel, imaginant déjà comment il choisirait de châtier ceux qui se montreraient indignes de Son dressage.

L’esclave46 passait déjà la ligne d’arrivée... elle était manifestement fort bien dressée à évoluer à quatre pattes. Les longues séances de marche tenue en laisse par Son Maître Sir Evans avaient parfaitement porté leurs fruits. Par contre, les trois mâles auraient besoin d’être rééduqués... Le Marquis d’Evans imaginait déjà comment il allait leur apprendre à devenir de meilleurs chiens.

Juste à cet instant, une tomate vint frapper l’esclave69 en plein visage, le choc et surtout la surprise lui faisant perdre l’os qu’il tenait entre ses dents... esclave12 et esclave22 en profitaient déjà pour accélérer et s’approcher de l’arrivée où esclave46 avait déjà été reprise en laisse par l’un des serviteurs musculeux du Comte.

Tandis que l’esclave69 s’appliquait désespérément à reprendre l’os dans sa « gueule », les deux autres franchissaient à leur tour l’arrivée. Sous les huées des invités, l’esclave69 arrivait à son tour.
Les trois mâles furent alors repris en laisse et c’est ainsi qu’ils furent menés au pied des fauteuils dans lesquels Le Comte et Le Marquis avaient pris place.

Ils furent disposés de gauche à droite, dans l’ordre du classement de la course... Les invités qui avaient suivi faisaient à nouveau cercle, dans l’attente de l’annonce des Deux Maîtres de cérémonie.

Le Comte se tourna vers Le Marquis d’Evans :

— « A Vous l’Honneur, mon cher Marquis »

Le Marquis le remercia d’un élégant hochement de tête et se leva....
Il s’approcha d’esclave46 et posa sa main sur la nuque de la femelle, la tapotant d’un geste apaisant et protecteur

— « C’est bien 46, tu as été une bonne chienne, vive et racée... Tu as mérité d’être la première et tu as su satisfaire ton Maître. ne te relâches pas et ne me déçois pas »... Les invités applaudirent ce bref mais précis commentaire.

Puis Le Marquis s’approcha de 12 et 22. il n’eut pas de geste à leur égard, se contentant de les contempler de toute Sa Hauteur...

— « vous avez rempli votre contrat puisque vous poursuivez les épreuves. je ne commenterai pas votre prestation... »

Puis, Il se dirigea vers l’esclave69 qui attendait, le front au sol, reins cambrés et la croupe dressée, comme les trois autres...
Sur un geste du Marquis, un serviteur s’approcha et tendit une cravache au Marquis.
Sans ajouter un mot, Le Marquis abattit brusquement la cravache sur la croupe de 69... un véritable éclair de douleur cingla le cul de l’esclave, remontant le long de son échine. Mais il n’eut pas le temps de vraiment réaliser la douleur avant que le deuxième, puis le troisième coup ne s’abattent.

L’esclave69 tentait de se maintenir aussi immobile que possible sous les coups, serrant les dents sur l’os qu’il avait toujours entre les dents. Les coups tombaient régulièrement, impitoyablement... Dix coups... avant que La Voix du Marquis ne retentisse dans le silence qui s’était abattu sur la salle.

— « tu as été indigne et tu le paieras. pour commencer, que l’on aille installer cette chienne de bas étage au pilori, il y attendra son sort. Consacrons nous plutôt aux prochains divertissements imaginés par notre hôte si imaginatif »...

Tandis que deux serviteurs entrainaient 69 vers l’un des piloris, Le Comte sortait à son tour de son fauteuil pour se rapprocher des trois esclaves toujours prosternés...

— « Bien ! Puisque la première épreuve a eu l’heur de vous plaire, passons donc à la suite »

Les invités approuvèrent avec force encouragements tandis que le Comte tapait à nouveau dans ses mains.

Deux serviteurs approchèrent alors portant chacun une sorte de tabouret. Ils les installèrent au centre de la salle. C’était des tabourets bas, en métal, dont l’assise était garnie d’un épais godemichet pointant vers le haut.
Des serviteurs enlevèrent d’un geste les « queues » des trois esclaves encore qualifiés et les firent se relever avant de leur entraîner vers les tabourets.

« Voici donc la suite, mes amis » dit Le Comte. « Vous connaissez sans doute le jeu des chaises musicales... Eh bien nous y voilà : trois esclaves, deux tabourets, ils vont avoir les yeux bandés, et les mains attachées dans le dos. Lorsque la musique va retentir, vous pourrez les saisir, les pousser, les peloter, ils doivent perdre la notion de l’espace. Lorsque la musique cessera, ils devront alors rechercher les tabourets et venir s’empaler sur les godemichets qui les garnissent. Il n’y a que deux places, celui qui ne trouvera pas à s’asseoir sera éliminé »...

Les deux tabourets garnis d’un épais gode dressé se trouvaient maintenant au centre même d’un espace qui était délimité par les invités de la soirée.
Seul un espace avait été ménagé sur un côté, afin de dégager la vue depuis les deux fauteuils occupés par le Comte et le Marquis. Les trois esclaves, la femelle46, mâle12 et mâle22, attendaient la nouvelle épreuve qu’ils allaient devoir affronter. Leur cou restait garni de l’épais collier de chien en cuir noir clouté symbole de leur statut servile, leurs yeux étaient bandés et leurs poignets menottés dans le dos. Autour d’eux, la tension était palpable, le public ayant été très excité par l’épreuve précédente.

Plus loin, l’esclave mâle69 demeurait exposé au pilori, le cul toujours rempli par le plug qui lui avait servi de queue lors de l’épreuve où il s’était révélé trop peu habile. Dans sa tête se bousculaient les pires angoisses. Il savait qu’il ne resterait pas indéfiniment à l’écart et que dès ce soir il allait payer pour sa maladresse... Et cela ne serait rien à côté de ce qui l’attendait lorsqu’il regagnerait le château de son Maître, où il devrait subir le courroux de celui-ci et le dressage adapté qui viserait à améliorer sa si piètre prestation.

Mais l’attention du moment était ailleurs... Autour des trois esclaves encore en lice, qui s’apprêtaient à affronter leur deuxième épreuve.
Le Comte frappa dans ses mains afin de canaliser l’attention...

— « Mes amis, mes amis ! Voici venu le moment de la deuxième épreuve. Mes serviteurs vont vous distribuer de fines baguettes. Afin d’agrémenter le jeu, vous pourrez les utiliser sur nos trois chiennes lorsqu’elles s’égareront vers vous. N’hésitez pas à les utiliser afin de rendre le jeu encore plus amusant ! » LIRE LA SUITE

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Commentaires

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vendredi 17 août 2012 à 08h35 - par  Henic

Les épisodes 4 et 5 constituent un récit plein d’imagination et bien écrit. C’est très distrayant, et même plus...