Vengeance arabe - Tome 2 - 7° partie

Par COMMANDER ALLAN ALDISS
dimanche 5 juillet 2015
par  Henic
popularité : 1%

TOME II – UNE GALERIENNE POUR LE CHEIK
Septième partie – Amanda en situation particulière
40 – Le Club des Courses de Montah introduit de nouvelles règles
41 – Amanda est préparée
42 – Bel et bien accouplée
43 – Le cheikh Turki reçoit
44 – Le cheikh Turki apprécie une petite distraction légère.
45 – L’évasion !
46 - Épilogue
Traduit de l’anglais par Henic

40 – Le Club des Courses de Montah introduit de nouvelles règles

Ce soir-là, après la remise du prix dans la maison du club, se tient une réunion plénière des membres du Club de Courses de Montah. Un vieux cheikh à la barbe grise se lève. Ses yeux brillent et sa voix est vibrante :
« Mes fils et frères, n’oublions pas que nous sommes tous ici pour une simple raison : nous, comme nos pères, nos grands-pères et pour les générations antérieures, apprécions le frisson suprême de l’acquisition de jeunes femmes. Nos ancêtres dépendaient des marchés aux esclaves, des guerres ou des raids contre les tribus rivales. Nous achetons les nôtres, grâce la richesse nouvelle de notre or noir, de partout dans le monde. »
Ses auditeurs approuvent en hochant la tête.
« Comme nos ancêtres, nous tous apprécions le frisson produit lorsque nos mains courent sur le corps tremblant d’une jeune esclave, qu’elle rampe nue à nos pieds et nous regarde les yeux pleins de crainte, que nous la faisons asseoir sur nos genoux comme une petite fille, ou lorsque nous la voyons rosser par nos serviteurs noirs et que nous sentons son corps qui tremble sous nous lorsque, terrifiée par la menace du fouet, elle essaie désespérément de nous plaire.
Mais nos grands-pères aimaient aussi quelque chose d’autre : la sensation de puissance qui existe lorsque l’on met une jolie esclave dans une situation particulière. Je ne veux pas dire par là qu’ils étaient nécessairement eux-mêmes le père. Un homme peut quelquefois trouver plaisir à assouvir sa vengeance sur le chef détesté d’une tribu rivale, dont il a capturé les épouses, concubines et filles, en faisant porter à ces femmes ses propres enfants. Mais plus fréquemment, il aime la cruelle vengeance de les accoupler à un esclave noir pour en tirer des esclaves mulâtres à son service. Le même sort attendait les chrétiennes capturées. Mes aïeux aimaient ressentir l’effet du pouvoir total sur une jeune esclave qui provident d’abord d’un accouplement force puis de ce que la femme porte un enfant qui, comme sa mère, est voué à l’esclavage. Ils appréciaient de voir les esclaves pleurer en vain sur le sac en mailles de métal verrouillé autour de leurs tailles, en essayant de se débarrasser de ce que son Maître avait commandé qu’elle lui livrât et que, grâce à ses instincts maternels, elle sera finalement fière de fournir. Pendant ce temps, il prendra plaisir à tâter le ventre et les seins de l’esclave réticente et effrayée qui grossissent lentement, puis à boire son lait ou le faire transformer en yaourt pour sa propre satisfaction et celle de ses invités. »
Ses auditeurs sont suspendus à ses lèvres. Il continue :
Mais, les frères, ici, nous nous privons nous-mêmes de moyens les plus élémentaires d’exercer notre pouvoir sur nos galériennes : à part le plaisir naturel que le printemps nous amène, nous ne prenons aucune disposition concernant le sort naturel d’une esclave : la maternité forcée.
Souvenons-nous également ce que le saint Prophète, qu’il soit béni à jamais, nous a enseigné : qu’Allah a mis les femmes sur terre pour deux raisons. La première est pour le plaisir des hommes, la seconde est pour la propagation de la race humaine, ce par quoi il ne voulait pas seulement dire des fils de nos épouses et de nos concubines, mais aussi l’art traditionnel et fascinant de reproduire nos esclaves par le biais de nos esclaves féminines. Nous devrions mettre en œuvre son enseignement ici même. »
Un rugissement d’approbation émane de l’assemblée pendant que le vieux cheikh se rassoit, suivi du bourdonnement des conversations entre les membres qui sont d’accord avec toutes les paroles qu’il a prononcées. Un propriétaire en particulier capte l’attention de ses collègues lorsqu’il décrit comment on sait maintenant que les communistes russes avaient découvert qu’il y avait un lien entre la maternité et l’augmentation de la force et de l’endurance des jeunes athlètes féminines du fait des hormones mâles qui passaient dans leur circulation sanguine. Cela fut le secret des succès souvent étonnants des pays du Bloc de l’Est lors des Jeux Olympiques.
Mais, continue-t-il, tout cela est directement applicable à leurs propres esclaves galériennes. Ce ne serait qu’un autre moyen d’améliorer leur forme et leur endurance, comme la pratique d’exercices réguliers et le contrôle de leur nourriture. Raison de plus pour qu’il demande, au milieu des applaudissements nourris, que les règles du club soient modifiées pour encourager les propriétaires à utiliser ce type de remise en forme, et pour cesser de pénaliser les propriétaires qui l’utilisent.
Les autres membres soutiennent également que les règles doivent être modifiées pour récompenser les propriétaires qui consentent des difficultés et des coûts supplémentaires pour acquérir de splendides, mais naturellement plus lourdes, Européennes blanches pour leurs galères, contribuant à enrichir ainsi l’ensemble du sport. Les Européennes, surtout celles d’Europe du Nord, font naturellement de meilleurs galériennes à cause de leur gabarit et de leur condition physique, que les filles plus délicates d’Inde ou d’Extrême-Orient mais, étant plus lourdes, elles sont pénalisées par les règles actuelles du handicap. Bien que les règles en vigueur, entièrement fondées sur la différence entre les mensurations taille-poitrine, donnent un certain avantage aux propriétaires d’Européennes, ce n’est pas suffisant.
Ils ajoutent que la modification des règles est maintenant urgente parce que le chaos qui a résulté de la chute de l’Empire Soviétique a facilité l’acquisition de femmes blanches convenables d’Europe de l’Est. C’est une opportunité à ne pas laisser passer et un mélange de femmes de différents poids et gabarits provenant de différentes parties de l’Europe composerait un équipage des plus intéressants, mais les règles actuelles militent injustement contre le fait d’avoir de nombreuses Blanches dans un équipage.
La manière la plus facile de changer cela petit à petit, sans bouleverser la prédominance actuelle d’Extrême-orientales dans la plupart des équipages, ni changer les limites globales de poids d’une équipe, consisterait à accorder un plus grand handicap aux galériennes qui serait dans une situation intéressante. La plupart des jeunes femmes blanches sont naturellement plus fortes et plus lourdes que celles d’Extrême-Orient, mais si elles sont engrossées, leur poids officiel de handicap serait réduit à celui d’une fille de l’Est à l’ossature plus fine.
Le cheikh Turki, gagnant respecté de la course du jour, se lève et déclare :
« Mes frères, j’approuve également toutes les paroles qui ont été prononcées. Pourquoi en effet la reproduction ne constituerait-elle pas une partie essentielle de notre opération, surtout si elle renforce le corps de nos galériennes pour leur très pénible travail ? Par conséquent, pourquoi ne modifierions-nous pas les règles de handicap pour encourager cette démarche ? »
Un murmure d’approbation parcourt l’assemblée, il se tourne alors vers le cheikh à la barbe grise et poursuit :
« Notre frère ici présent nous a rappelé ce que le Prophète, qu’il repose en paix pour toujours, nous a enseigné : que les femmes sont sur la Terre pour le plaisir des hommes. Nous connaissons tous la joie de baisser les yeux depuis la dunette lorsque nos jeunes captives sont forcées par nos garde-chiourmes à se fatiguer sur leurs avirons, ou de les inspecter enchaînées dans leurs baraquements. »
Une fois encore, il se tourne vers le vieux cheikh.
« Mais notre frère nous a également rappelé le sort traditionnel des femmes esclaves du temps de nos pères, de nos grands-pères et avant eux. Ils nous a aussi rappelé l’excitante sensation de puissance qui peut provenir de décider et de contrôler l’accouplement de nos jeunes esclaves. D’autres parmi vous ont souligné le besoin d’autoriser un nombre plus important d’Européennes blanches, plus lourdes et plus fortes, dans nos équipages. Mais il y a une question plus importante liée à ces deux points. C’est que ces Européennes sont chrétiennes. Pendant des siècles, depuis les croisades, nous les Arabes, ainsi que les Turcs, avons aimé humilier les chrétiennes. Nous nous vengeons sur ces femmes de toutes les humiliations que les chrétiens ont entassées sur nous, les vrais croyants. »
Des murmures d’accord se font entendre dans la salle. Ce sont de fortes paroles, mais il est clair que le cheikh Turki se trouve face à une audience réceptive et il continue :
« Pensez comment, pendant des années, ces Occidentaux non circoncis et impies nous ont humiliés. Maintenant, c’est notre tour d’humilier leurs femmes arrogantes et éhontées. Achetons plus de ces salopes chrétiennes hautaines et dédaigneuses, amenons les ici pour en faire des galériennes contre leur gré, et utilisons-les pour la reproduction sans gâcher la course ! »
Le discours du cheikh Turki est salué par des cris d’approbation et le président du Club Sportif de Montah, un impressionnant vieil homme vêtu d’un manteau noir bordé d’or, se lève pour prendre la parole. Le silence se fait immédiatement. Il a la haute stature, le nez aquilin et la courte barbe pointue qui sont si souvent les marques distinctives d’un membre d’une famille régnante.
« Mes frères propriétaires, nous sommes tous d’accord sur l’opportunité de modifier les règles pour encourager la reproduction parmi nos femmes… Voyons donc comment cela peut se faire. Je propose que l’Officier de Santé du club soit autorisé à délivrer des Certificats de Situation Spéciale, qui constitue l’expression que, pour des raisons de sécurité, il me semble que nous devrions utiliser entre nous… Que le poids de handicap autorisé actuel soit réduit d’un quart pour une femme à qui un tel certificat est attribué, ou de moitié pour des jumeaux. Cela permettra également de tenir compte qu’une femme dans la situation spéciale pourrait bien ne pas être en mesure de tirer sur l’aviron en fonction de son poids maintenant croissant. Est-ce agréé ? »
Des murmures d’approbation lui répondent. Le président continue :
« Je propose aussi que, si elle est toujours dans la même situation au bout de six mois, l’officier de santé puisse délivrer un Certificat de Situation Avancée, réduisant son poids officiel d’un autre quart. Cependant, si elle n’est plus en situation spéciale, elle perd son handicap. Cela découragera les propriétaires qui feraient mettre une femme dans la situation spéciale uniquement pour bénéficier du handicap supplémentaire et de la faire ensuite avorter. Cela encouragera les propriétaires à s’assurer que les femmes qu’ils ont fait mettre en situation spéciale doivent, peut-être à contrecœur, porter leur progéniture jusqu’à la condition avancée, puis jusqu’à l’accouchement, et de continuer à l’utiliser dans sa galère jusqu’au dernier moment, ce qui rendra nos courses encore plus intéressantes et imprévisibles. »
De nombreuses têtes opinent en guise d’acquiescement.
« Je crois que tirer sur l’aviron constituera un excellent exercice prénatal et que l’usage modéré du fouet ne pourra pas faire de mal ! »
Son propos est salué par un éclat de rires cruels. Le président poursuit :
« Ainsi, les cinquante pour cent de handicap continueront de s’appliquer jusqu’à ce que la galérienne accouche de sa progéniture. Cela rendra plus attractif le fait de mettre plus d’Européennes plus lourdes dans nos équipages. Mais nous devrions également accepter d’autres nouvelles règles pour rendre la propriété d’un équipage de galériennes encore plus intéressant. Nous avons besoin de grandes quantités de lait ici, dans la maison du club, pas seulement comme boisson rafraîchissante et revigorante, mais aussi pour la fabrication de nos yaourts traditionnels et du petit lait. Et nous le savons, tous nos ancêtres le savaient aussi, qu’il n’y a rien de comparable au lait d’une jeune esclave, et de préférence blanche. »
De nombreuses têtes opinent et il enchaîne :
« Donc, pour encourager les propriétaires à utiliser des femmes à grosses poitrines et les garder allaitantes, un Certificat de Traite sera attribué et réduira le poids officiel d’une femme qui produira une certaine quantité de lait, et un Certificat de Traite Extraordinaire si la production est vraiment à un haut niveau. Sa production de lait sera officiellement vérifiée et enregistrée par nos inspecteurs une fois par mois et les handicaps seront modifiés si nécessaire. Ces Certificats de Traite et de Traite Extraordinaire ne seront valable qu’une année après l’accouchement.
— Et ensuite ? Demande l’un des membres.
— Ensuite, bien sûr, un propriétaire pourra continuer de bénéficier d’un haut niveau de handicap en la faisant remettre dans la situation spéciale et en obtenant un nouveau certificat ! »
Le vieux président se tait pour laisser les conséquences de ses paroles entrer dans les esprits de ses auditeurs. Puis, caressant sa barbe d’un air entendu, il boit une gorgée de jus d’orange.
« J’en viens maintenant à la difficile question de l’accouplement. Je pense que beaucoup de membres feront couvrir une fille choisie par leur garde-chiourme. Cela sera aussi un bon moyen de le récompenser. Nous ne voulons pas avoir de gros et solides étalons errer sur cette île et causer des problèmes de sécurité, défier l’autorité de nos garde-chiourmes ou les rendre jaloux. Ce serait un désastre. Nous devons également veiller à ne pas autoriser de nouvelles règles qui contrarieraient nos si satisfaisants arrangements actuels. Je dois donc demander aux propriétaires d’être très discrets dans la manière de les mettre en vigueur. Il faut également qu’ils examinent les techniques modernes d’insémination artificielle. On m’a dit que nos garde-chiourmes pourraient être rapidement formés à leur mise en œuvre… Je pense que cela conclut notre réunion. Je vous remercie. » LIRE LA SUITE

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Vengeance arabe par Allan Aldiss Tome 1, 1° partie
Vengeance arabe Tome 1 - 2° partie
Vengeance arabe Tome 1 - 3° partie
Vengeance arabe - Tome 2 - 4° et 5° partie
Vengeance arabe - Tome 2 - 6° partie




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Commentaires

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dimanche 5 juillet 2015 à 22h32 - par  pabblo

Merci à Henic,une nouvelle fois,pour son excellente traduction d’un recit tres long qui malheureusement se termine.Vivement un autre !!

Site web : Yves Josso