Refonte de couple

lundi 6 juillet 2020
par  Sylvain de Perry
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3 votes

– I –

Sophie regarde son mari plus longuement en se rasseyant à la table du dîner après avoir débarrassé la table. Elle se jette à l’eau :
– Plus le temps passe, plus nos soirées sont ternes. Je n’ai plus envie de faire l’amour avec toi, toi non plus. Que faut-il faire ?
Gilles la fixe, tout juste lève-t-il un sourcil, dit tranquillement :
– Veux-tu divorcer ?
Sophie, même si elle ne s’y attendait pas, ne flanche pas :
– Oui, si tu ne vois pas une autre solution.
Du coup, Gilles se trouve sans voix. La balle est dans son camp. Retour de la balle à l’envoyeur :
– Aurais-tu une solution à proposer ?
Sophie, qui depuis quelque temps a cherché des idées sur internet, laisse passer quelques secondes puis :
– Pourquoi ne pas rencontrer un couple ?
Gilles la coupe :
– Une partouze… C’est nouveau.
Sophie se raidit, sa voix le démontre :
– Qui te parle de partouze ? Toi… Non, pas spécialement. Il existe un lieu dans Paris où on peut rencontrer d’autres couples qui ont… Comme nous des légers problèmes, non insurmontables. Une amélioration de la libido, par exemple.
Gilles sourit, semble intéressé :
– Après tout… (Il consulte son chronomètre) Il est vingt heures trente, veux-tu essayer ?
Sophie quitte sa place, se rapproche de son mari, l’embrasse sur la joue :
– Allons-y ! Je dois nous inscrire, on recevra un code.

Pas de voiturier devant les grilles ouvertes de ce discret hôtel particulier du septième arrondissement de Paris. La cour, à l’éclairage parcimonieux, accepte une vingtaine de voitures ; il reste une dizaine de places. Gilles gare son élégante X 7 BMW noire, attend la sortie de Sophie avant de verrouiller les portières.
Le couple grimpe rapidement les quatre marches du grand escalier frontal, compose le code fourni sur le clavier tactile. Le lourd battant pivote sans le moindre grincement.
Sur la droite, un colosse leur sourit alors qu’une jeune femme vêtue d’un simple string de cuir rouge s’approche :
– Bonsoir, vous êtes Sophie et Gilles…
Devant l’air étonné de la visiteuse, Gilles explique, sans laisser le temps à la jeune femme presque nue de le faire :
– Simple. Chaque visiteur a un code différent préenregistré. Mademoiselle, sur son écran de contrôle, a dû voir nos prénoms s’afficher.
La réceptionniste acquiesce :
– Laissez-moi vos manteaux, le paiement s’effectue à la sortie…
Elle tend une sorte de carte de crédit à chacun des arrivants après avoir récupéré les habits qu’elle donne au colosse, ajoute :
– Je vous conduis à votre table, un couple vous y attend. Ce sont des habitués, ils vous donneront tous les détails que vous désirez.
Gilles, alors qu’elle les précède, ne peut s’empêcher d’admirer la croupe musclée qui marque le pas, bien ferme. Il retient difficilement sa main. Comme si elle devinait ses pensées, la titulaire se retourne, un grand sourire aux lèvres :
– Vous pourrez toucher, mais uniquement en privé. C’est payant… Et cher, très cher.
Gilles, dont le compte en banque comporte beaucoup de zéros, accepte :
– Votre prix sera le mien, mademoiselle.
– Pas d’argent, Monsieur. C’est votre chair qui payera. LIRE LA SUITE






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Commentaires

Logo de Henic
mercredi 15 juillet 2020 à 18h06 - par  Henic

Le Maître-fesseur frappe à nouveau, et de manière vraiment originale : essayer de rabibocher un couple en utilisant à la fois des relations homosexuelles pour le moins inhabituelles pour les protagonistes, et faisant encaisser à l’un les erreurs ou atermoiements de l’autre, il fallait y penser !
Le tout agrémenté bien sûr de claques et gifles pour postérieurs rougissants, trémulants et brûlants : la rééducation est en marche.