La jeune mariée livrée à son voisin de palier

vendredi 16 janvier 2009
par  Posillipo
popularité : 2%
81 votes

En rentrant du bureau, ce soir-là, j’ai trouvé ma chérie passablement excitée.

"- Figure-toi que notre voisin de palier est technicien en informatique. Il s’est proposé de réparer notre ordinateur."

Elle s’est collée contre moi, comme elle le fait souvent quand elle a besoin de petits câlins. Dans ces moments-là, elle est attendrissante à souhait et ses sourires me transportent de bonheur.

"- C’est bien, ai-je répondu en caressant ses longs cheveux blonds et en déposant de petits baisers sur ses joues délicates.

Elle s’est mise à rire contre ma poitrine. Je sentais son parfum exquis, la chaleur tiède de sa peau, le léger tremblement de son corps.

“- Pourquoi ris-tu ?”

“- Tu ne devineras jamais…”

“- Dis-moi !”

“- Il m’a fait…”

Elle hésita, leva son regard bleu vers moi, bleu comme la mer Egée, ce merveilleux regard qui me faisait fondre à chaque fois, et finit par annoncer d’une façon un peu timide :

“- Il m’a fait des propositions.”

Elle s’est serrée davantage, en m’enlaçant la taille. Son corps semblait se dissoudre dans le mien.

“- C’est-à-dire ?” ai-je demandé avec douceur.

“- Oh ! Pas tout à fait des propositions… Disons qu’il m’a fait comprendre que je lui plaisais bien.”

“- Mais c’est un vieux ! me suis-je exclamé.”

Laurella et moi étions un jeune couple. Nous avions aménagé depuis quelques semaines à peine. J’avais croisé à quelques reprises ce voisin. C’était un homme petit, à l’air assez timide, un peu rondouillard, avec quelques rares cheveux blancs sur la tête. Il devait avoir au moins cinquante ans, c’est-à-dire deux fois plus que ma mie.

Il n’était vraiment pas le genre à faire rêver ma petite Laurella, si jolie, si fleur bleue. Non, son prince charmant, elle l’avait déjà trouvé. C’était moi. Etant donné que j’écris cette histoire, je pourrais raconter n’importe quoi, dire que je suis un homme merveilleux, très beau, à faire craquer toutes les demoiselles. Eh bien non, je vais dire la vérité. Je suis un homme qui entre tout à fait dans la norme, ni très grand, ni play-boy. Mon atout, il paraît que c’est dans mon regard qu’il faut le chercher. Des yeux noirs, plutôt sombres, qui font leur petit effet auprès des dames. D’ailleurs ils ont séduit Laurella. « Ils pourraient séduire des tas de femmes », m’a-t-elle dit souvent. Eh oui ! Laurella, si réservée, si bien élevée par des parents catholiques pratiquants, a un fantasme. Elle aimerait me voir faire l’amour avec une autre femme.. De mon côté, je ne suis pas en reste, j’aimerais qu’elle se fasse prendre par un homme. Ces fantasmes s’invitent dans notre lit dans les moments les plus chauds. Nous les accueillons toujours volontiers. Souvent nous imaginons qu’un homme, ou même plusieurs, partagent nos plaisirs. Je raconte à Laurella qu’ils la prennent de tous les côtés, et la simple évocation de toutes ces queues qui nous frôlent la fait jouir. Cette nuit-là, elle a voulu que nous pensions à notre voisin. « Mais il n’est pas beau », ai-je soufflé. – « Je sais, mais ça ne fait rien. Je suis tellement cochonne que j’adorerais qu’un vieux comme lui… tu comprends, n’est-ce pas ? » Ces simples mots m’ont excité, et je l’ai labourée comme un sauvage, et elle a joui dans des cris superbes. C’était merveilleux.

Pendant plusieurs nuits, nos étreintes furent pimentées par la présence imaginaire du voisin. Je n’ai pas tardé à me rendre compte qu’il n’était pas un fantasme comme les autres. Car jusqu’ici nous avions imaginé des hommes qui n’existaient pas dans la réalité, nous nous étions mêlés à des corps virtuels. Cette fois, il s’agissait d’un être en chair et en os qui habitait à quelques mètres de nous à peine.

J’aimerais à présent ouvrir une parenthèse dans ce récit. Puisque je viens d’évoquer nos fantasmes communs, je dois préciser que celui que nous aimions le plus avant que cette histoire de voisinage ne surgisse, concernait un récit que nous avions lu dans « Rêve de femme » : l’histoire de Lucile et ses bourreaux, par Aliamet. On s’échauffait comme des fous ma femme et moi en imaginant les belles amazones qui avançaient avec fierté sur les lieux de leur supplice. Nous vivions réellement ces scènes terribles, si excitantes et si bien décrites, et nous jouissions ensemble au moment où les archers décochaient leurs flèches dans les ventres et les poitrines de ces demoiselles nues.

Un soir, j’ai trouvé Laurella toute gaie.

“- Qu’y a-t-il ?” ai-je demandé.

Elle riait :

“- Il est revenu.”

Devant mon air un peu ahuri, elle a ajouté :

"- Le voisin, pardi ! Si tu l’avais vu, il était dans tous ses états, surtout que j’avais mis “une jupe au ras des fesses. Il n’arrêtait pas de lorgner mes cuisses en suant à pleines gouttes.”

J’ai souri :

“- Et ça te fait plaisir, petite coquine, d’exciter un pauvre vieux. C’est pas très gentil.”

“- Si, si. J’ai été très gentille. J’avais même un peu de peine pour lui, alors je l’ai laissé me frôler à plusieurs reprises.”

“- Frôler ?”

“- Oh ! Rien de bien méchant. Nous étions assis côte à côte devant l’ordinateur, et il en a profité pour serrer sa cuisse contre la mienne. Je l’ai laissé faire. Je ne me suis pas retirée.”

“- Mais… c’était un encouragement.”

Laurella a ri encore.

“- Je crois que c’est ce qu’il a pensé. A un moment, il s’est permis de poser sa main sur ma cuisse.”

“- Et… Qu’as-tu fait ?”

“- Je l’ai retirée, voyons !”

Comme je la regardais sans rien dire, elle précisa :

“- Mais pas tout de suite. J’ai fait comme si je ne m’apercevais de rien. C’est seulement au bout de quelques secondes que je l’ai grondé.”

Toujours en riant, elle ajouta :

“- Je suis coquine, non ?”

J’ai ri moi aussi :

“- Tu mérites la fessée… D’autant que tu me sembles très excitée. Qu’as-tu ressenti quand il a mis sa main ?”
Un peu de rouge a coloré ses belles joues pâles.

“- Tu veux la vérité ?”

“- Bien sûr”

Elle s’est à nouveau blottie contre ma poitrine.

“- J’ai envie de faire l’amour avec toi. Maintenant.”

Je l’ai dévisagée avec un peu de surprise :

“- Tu es sûre que vous n’êtes pas allés plus loin ?”

“- Non, je t’assure. Mais j’avoue que sentir sa main sur moi m’a procuré des picotements dans le ventre.”

Cinq minutes plus tard, nos corps dénudés se livraient à de chauds ébats. « Oh, je suis excitée ! Je suis excitée ! », n’arrêtait pas de répéter Laurella. Je l’avais rarement vue aussi chaude, en vérité. C’était magnifique. Après, nous sommes restées étendus, rompus par nos jouissances, et j’ai dit, en essayant d’être le plus tendre possible :

“- Sincèrement, tu aimerais qu’il te baise ?”

Elle n’a pas répondu tout de suite. Ce n’est qu’au bout de deux minutes au moins qu’elle a murmuré d’une voix à peine audible :

“- Pourquoi pas, Pierre, j’aimerais… Et toi ?”

Elle a posé une main délicate sur mon ventre. Il n’était pas nécessaire que je réponde. Ma verge avait repris en un éclair une vitalité incroyable. Elle m’a embrassé la bouche, puis :

“- Je te choque, mon chéri ? Nous avons toujours dit qu’un jour ou l’autre il faudrait vivre nos fantasmes, n’est-ce-pas ? Cette fois…”

Je ne l’ai pas laissée terminer. Je me suis entendu dire :

“- J’y réfléchirai, mon cœur”.

J’avais peur. Il me semblait qu’un fossé existait entre les fantasmes et leur réalisation. Oui, j’adorais jouer au cocu dans nos divagations érotiques. Mais dans la réalité, ce rôle me plairait-il ? Je passais des lendemains difficiles, tiraillé par mes pulsions d’un côté et par mes réserves de l’autre. Je savais bien qu’un jour où l’autre Laurella et moi mènerions une vie dissolue. J’en avais très envie même. Mais n’était-il pas trop tôt ? Trois mois de mariage seulement. A ce rythme qu’adviendrait-il de nous dans dix ans ? Notre couple serait-il toujours uni ? Pourrions-nous encore nous aimer ? Quand j’approfondissais ma réflexion, je me rendais compte que mes hésitations n’avaient qu’une seule source : la peur de perdre Laurella. N’allait-elle pas trouver mieux que moi ? N’allait-elle pas s’amouracher du premier venu ?

Je me dis finalement que je devais prendre le risque. Après tout, la quasi-totalité des gens qui divorcent n’ont jamais fait une partouze de leur vie. Peut-être d’ailleurs est-ce pour cela qu’ils ont tant envie de quitter femmes, époux, enfants, pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Pas pour des partouzes, bien sûr. Non, tout simplement pour connaître d’autres corps, d’autres jouissances. Ils explosent, à la longue. Ils ne sont pas équipés d’une soupape de sécurité, c’est-à-dire de la possibilité d’une infidélité libre, consentie et partagée.

En fait, ma décision n’a pas tenu compte particulièrement de ces considérations. Je crois que ce qui m’a poussé à jeter Laurella dans les bras du voisin, c’est la conviction que j’allais satisfaire un de ses plus grands désirs. Je l’aimais tellement Laurella que je lui aurais apporté un amant sur un plateau d’argent si elle me l’avait demandé. La savoir heureuse, même dans la couche d’un autre, me comblait de joie. Je voulais me sacrifier pour elle, comme les chevaliers d’autrefois qui mouraient parfois en joutes pour leur belle. Je voulais m’effacer, ne plus exister. Seul son plaisir comptait.

“- Tu veux vraiment te sacrifier ? me demanda-t-elle un dimanche après-midi, alors qu’il pleuvait à verse dehors et que nous n’avions aucune envie de nous promener en ville.”

Elle avait posé la question avec un regard coquin qui me signifiait de répondre oui.

“- Alors viens ! me dit-elle. Laisse-toi faire !”

Elle me conduisit sur la terrasse baignée par la pluie.

“- Avance ! dit-elle.”

“- Sous la pluie ?”

“- Bien sûr. Où serait le plaisir, sinon ?”

J’ai obéi. L’eau coulait drue. Ma chemise et mon pantalon furent trempés en quelques secondes.

“- Enlève tout ça ! fit-elle. Mets-toi à poil !”

Je l’ai regardée, médusée. Son regard trahissait son excitation. J’ai obtempéré, et je me suis retrouvé nu devant elle. Elle a attaché mes poignets à l’aide de cordages reliés à des anneaux fixés au mur. J’avais les bras en l’air, comme un supplicié, mon corps offert à son regard et à la pluie qui le fouettait. Je ressentais une merveilleuse excitation. Elle a passé ses mains sur ma poitrine, mon ventre et sur mon sexe raide comme une barre de fer. Puis, elle m’a embrassé avec fougue, avant de se reculer et de saisir d’une verge de roseau. En m’a vu frémir.

“- Ne crains rien ! Je ne te ferai pas mal… du moins pas trop. Mais je ne vais pas te frapper maintenant. Je vais attendre qu’on te voie.”

Je savais qui était ce « on ». De l’immeuble d’en face, on pouvait nous apercevoir d’un seul appartement. Il était occupé par un jeune couple, et nous ne nous gênions jamais pour paraître nus sous leurs yeux. Mais cette fois, c’était différent. Ils ne nous avaient jamais vus en train de nous livrer à des jeux érotiques.

“- Quand ils apparaîtront, tu recevras quelques coups. Je suis sûr que ça leur plaira, et qu’ensuite, en faisant l’amour, ils penseront à toi, à tes cris, au bruit de la verge sur ta peau, à ton beau corps exposé sous la pluie et livré au sadisme de ton épouse.”

J’ai adoré. La femme nous a vus en premier. Elle a appelé son mari, et ils sont restés sans rien dire pendant toute la durée de mon si agréable supplice. Plus tard, une fois rentrés dans l’appartement, ma femme et moi, nous nous sommes branlés, l’un en face de l’autre, tout en nous racontant des histoires bien fortes, bien troublantes. Des images nous hantaient. Les amazones que l’on attachait aux poteaux, sous les regards de la foule excitée, sous les regards de Lucile se réjouissant de ce merveilleux spectacle. Elles étaient belles ces amazones au moment où les archers pointaient leurs flèches, dignes, magnifiques, et elles s’offraient à tour à tour aux flèches mortelles sans une plainte.

Le voisin de palier revint au bout de quelques jours voir Laurella. Bien sûr, il avait attendu que je sois parti pour venir frapper à la porte. Il avait attendu aussi que sa femme - une sorte de matrone qui vous disait bonjour du bout des lèvres quand vous la rencontriez dans l’escalier – soit partie elle aussi. Laurella m’a raconté qu’elle a laissé Antoine seul devant l’ordinateur pendant un long moment, histoire de le faire languir, avant de lui demander s’il voulait boire quelque chose. LIRE LA SUITE



ZONE ABONNES L’abonnement vous permet :
- d’enregistrer et d’imprimer l’intégralité des textes publiés de manière illimitée durant la durée de votre abonnement,
- d’avoir accès à certains récits dont la teneur ne permet pas une large publication,

(NB : Si vous êtes déjà en possession d’un pass, entrez-le, selon le type de votre abonnement, dans une des 2 zones prévues ci-dessous pour accéder à la partie privée de RdF)

Entrez votre pass abonné

OFFRE DECOUVERTE (code valable 2 fois seulement)

Allopass Solution de micro paiement sécurisé
Secure micro payment solution
Pour acheter ce contenu, insérez le code obtenu en cliquant sur le drapeau de votre pays
To buy this content, insert your access code obtained by clicking on your country flag


Commentaires

Logo de Septenity
jeudi 26 février 2009 à 16h35 - par  Septenity

Merci pour la beaute de l ecrit.
la plume entre vos mains ainsi que cette femme que vous nomme SALOPE merite bien son nom de vous.
merci pour votre temoignage

Navigation

Articles de la rubrique

  • La jeune mariée livrée à son voisin de palier