Héritage

Par Geoffrey Merrick
lundi 13 juillet 2020
par  Henic
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Chapitre 1

S’il n’avait pas renversé le sang de l’agneau,
si elle ne s’était pas penchée sur le comptoir,
si le sang n’avait pas taché son pull,
si elle n’avait pas enlevé son pull…
Rien de tout ceci ne serait arrivé.
Mais il n’a pas vu une petite flaque de sang aqueux sur le comptoir, après avoir enveloppé le morceau de viande fraîche d’agneau pour Mme Van Tessel. Et Rachel Abrams ne l’a pas remarquée non plus lorsqu’elle s’est ensuite appuyée contre le comptoir, pour essayer de voir la coupe de la viande qu’il tenait près du billot du mur latéral.
Ils sont seuls dans le magasin. Rachel est entrée après que Mme Van Tessel fut partie. Il n’a pas fait vraiment attention. Rachel va chez le boucher depuis qu’elle est petite, et Otto Huber a vieilli en ayant l’habitude de la voir.
En ces jours politiquement chargés, son attention n’est attirée que par les filles tape-à-l’œil aux vêtements serrés, les chemises brunes toujours suspendues à leurs bras. Celles avec de grands sourires faux, des voix cuivrées et des soutiens-gorge rembourrés et pointus. En ce qui le concerne, Rachel, avec ses cheveux châtain foncé noués en chignon, ses épaisses lunettes et ses pulls moches et informes, n’est qu’une cliente.
Mais elle s’est penchée sur le comptoir, le sang de l’agneau s’est infiltré dans son pull, puis a atteint la chemise en-dessous…
« Oh ! S’écrie Rachel en reculant rapidement pour regarder.
- Qu’y a-t-il, ma chère ? Demande gentiment le vieux boucher chauve et replet qui s’approche en s’essuyant les mains dans son tablier. »
Il voit que la jeune fille tient le bord de son pull trop long et remarque qu’il s’y trouve une tache circulaire sombre.
« Rien, Herr Huber, dit-elle en s’excusant, c’est juste ça…
- Mon Dieu ! S’exclame-t-il, son regard passant du comptoir à la tache. Oh non, quelle honte. Ce doit être ce morceau d’agneau tout frais… ! »
Elle lève son regard vers lui et, comme si c’était la première fois, il remarque que ses yeux ne sont pas brun clair comme il l’avait toujours pensé, mais bleu foncé… Elle répond d’un air absent :
« Agneau ?
- Vite, vite, lui dit-il, ça s’étend. Enlevez-le. Enlevez votre pull avant que votre chemise ne soit tachée aussi ! »
Il regarde fixement la tache qui s’agrandit en cercle, sans remarquer comment la fille se mord la lèvre… sa lèvre inférieure mûre, avec des dents parfaitement blanches… Il ajoute :
« Vite, ma chère. Les taches de sang ne s’enlèvent pas… ! »
L’expression de Rachel se modifie et passe de la préoccupation à une certaine résignation. Il n’essaie pas de la tromper – il n’a que les meilleures intentions au cœur. Réalisant que ce qu’il dit est vrai, et que sa famille n’a pas d’argent pour renouveler sa garde-robe, elle hausse les épaules, attrape le bord de son chandail et le fait passer par-dessus sa tête.
Cela n’a pas pris plus de trois secondes, mais pendant ces trois secondes, tout a changé. Les yeux d’Otto Huber suivent inévitablement la progression du chandail, et il voit donc sa taille lorsque le pull informe se soulève… sa taille incroyablement jolie, incroyablement ferme, incroyablement galbée…
Elle a dû porter pendant des années sa chemise d’un blanc délavé jusqu’à ce qu’elle semble être maintenant une huitième couche de peau. Elle a dû la porter à l’école pendant son second cycle, pendant qu’elle grandissait et mûrissait, enfilée dans la même longue jupe grise qu’elle a sanglée avec la même ceinture noire…
Ses yeux remontent inexorablement avec le bas du chandail lorsqu’il passe sur son torse. Pendant une fraction de seconde, sa respiration se bloque. Son soutien-gorge, si vieux, usé et mince qu’il soit, ne masque virtuellement rien à part ses mamelons. Ses seins grossissent tandis que ses yeux s’écarquillent. Ils sont, en un mot, parfaits. Si ronds, si fermes, si hauts, si bien emballés… Ils sont gros mais à moins d’un centimètre de l’être trop. Ils sont, en un autre mot, magnifiques.
Puis le chandail passe par-dessus sa tête, attrapant au passage les épingles qui retenaient ses cheveux en chignon. Et à ce moment-là, il voit sa gorge mince et laiteuse, la manière dont les poches de chair laiteuses de son cou semblent bâiller, son menton lisse et ses lèvres fraîches comme des fraises…
Elle doit enlever ses lunettes mais le chandail finit par passer au-dessus de sa tête, décoiffant ses cheveux dont des mèches tombent sur son visage et sur son cou. Puis elle se tient là, elle le regarde avec une expression de plaisir et d’étrange libération, souriant comme si c’était la première fois de sa jeune vie. Elle dit aimablement :
« Comme ça, c’est mieux. »
Il n’a qu’une seconde pour maîtriser son expression. Il ne peut pas lui laisser voir les effets de toutes les voix qui hurlent dans sa tête. Il ne peut pas lui laisser voir qu’elle n’est plus la petite Rachel Abrams du voisinage. Elle n’est même plus une cliente de longue date de sa boucherie. Désormais, elle est quelque chose de moins, et quelque chose de beaucoup, beaucoup plus…
Elle soupire :
« Est-ce que ce n’est pas toujours comme ça ? Je suis venu ici sur un coup de tête. Ce n’était même pas sur ma liste de courses, mais je me suis dit que je pourrais faire une surprise à mon père et à ma mère en… Bon, peu importe. Ce qui est fait est fait, pas vrai ?
- C’est vrai. »
Hubert se retourne comme pour s’occuper de la viande qu’il lui a montrée. Elle ne peut pas avoir plus de dix-huit ans, et elle est si merveilleusement développée, à hauteur de sa jeunesse. Et son visage… Son nez, si droit, ses yeux, si profonds, ses lèvres, si pleines, son expression, si douce… Pourquoi n’a-t-il pas vu tout cela auparavant ?
Et tout à coup, il sait pourquoi. Parce qu’elle a passé toute sa vie à faire en sorte que les gens ne le voient pas, elle a fait exprès de passer inaperçue, de cacher son visage derrière de grosses lunettes, sans maquillage, et d’avoir une expression atone, de contraindre sa magnifique chevelure en un terne chignon et de recouvrir son corps sculptural dans des vêtements informes.
Mais il a suffi d’une simple surprise, d’une décision soudaine de s’arrêter chez le boucher pour mettre en œuvre un geste de bonté imprévu, agrémentée d’une tache sur son "déguisement" favori, pour faire surgir d’elle la vitalité de l’adolescence. Enlever son pull fut comme retirer une armure.
Mais cela ne pouvait arriver à plus mauvais moment, ni en la compagnie de la personne la pire.
De l’arrière, une voix chantante se fait entendre :
« Ohé ? »
Et Greta Huber, la femme du boucher, entre, l’image même d’une vieille femme douce et ronde.
« Alors, bonjour ma chère. Est-ce qu’on s’occupe de vous ?
- Oui, Madame Huber, répond vivement Rachel, votre mari s’occupe de moi. »
Le regard plein de confusion de la vieille dame passe de la jolie fille devant elle à son mari occupé, son regard s’affaisse lentement. Otto dit rapidement :
« C’est Rachel Abrams, chérie. Tu te souviens de Rachel, n’est-ce pas ?
- Ray… »
Greta commence un mot puis paraît manquer d’air en réalisant.
« Rachel Abrams ?
- Oui, oui, fanfaronne-t-il en se rapprochant, sachant qu’il va lui falloir distraire son épouse abasourdie pour l’empêcher de faire peur à la jeune fille. Rachel, du bas de la rue. J’ai bêtement taché son chandail avec du sang de l’agneau que j’ai vendu à Madame Van Tessel ! »
Mais il doit quand même le lui tendre. Il y a si longtemps qu’ils sont mariés qu’il jurerait qu’il y a entre eux comme une perception extra-sensorielle. Parce qu’une fois qu’elle a quelque chose, et il peut dire qu’elle l’a au moment où il s’approche, elle comprend jusqu’au bout. Elle s’écrie :
« Oh non ! Votre joli chandail !
- Pas de problème, répond rapidement Rachel, je le laverai dès mon retour à la maison.
- Oh non, réplique Greta en s’avançant. Ce sera trop tard ! Il faut le laver tout de suite si l’on ne veut pas que la tache demeure. »
Elle pose ses doigts grassouillets sur le chandail et lève les yeux vers la jeune fille soudain inquiète. Rachel répond :
« Oh non, vous ne devez pas… Je rentre tout de suite à la maison et je vais m’en occuper. Vous verrez… »
La femme insiste :
« Mais dès l’instant où l’air du dehors sera en contact avec le sang, il va coaguler ! Votre chandail sera fichu.
- Non, non, dit Rachel qui s’agite. Je vais…
- Mais Mademoiselle Abrams, intervient Otto, votre viande… ?
- Euh… Une autre fois, Monsieur Huber »
La jeune fille porte le chandail à sa poitrine et recule vers la porte.
« De toute façon, je n’ai sans doute pas assez d’argent… »
Le couple la regarde qui s’approche de la porte avec un mélange d’intensité et un étrange soulagement. Mais la réponse vient de la vieille dame et, en un instant fatidiquue, leurs vies basculent. Elle dit tristement :
« Oh, chérie, maintenant, tout le monde va remarquer… »
Rachel Abrams se fige dans l’embrasure de la porte. Otto Huber la fixe du regard, il remarque que la lumière du crépuscule à travers la fenêtre extérieure emplit l’intérieur de la boutique. Il peut pour ainsi dire ressentir la fraîcheur et voir la rue virtuellement vide tandis que les gens convenables se hâtent vers leurs logements avant les manifestations politiques fougueuses et bruyantes du soir. Rachel interroge doucement :
« Remarquer ? »
Greta Huber glousse avec sympathie :
- Oui, bien sûr, chérie. Une grosse tache ronde et sombre sur votre chandail ? Les gens n’auront même pas besoin de regarder. Ils la verront même avec leur vision périphérique et n’auront qu’à regarder pour satisfaire leur curiosité…
- C’est… C’est vrai, dit la fille d’un ton lointain, soudain incertaine.
- Bien sûr, ma chère, dit gentiment la vieille dame. Venez, venez là et donnez moi ce vêtement. Je vais m’en occuper tout de suite. On n’est pas mariée à un boucher sans apprendre une ou deux choses sur les taches de sang… ! »
C’est elle qui le tend à sa femme. Elle n’a pas bougé. Elle n’a pas fait peur à la jeune fille, ce qui l’aurait conduit à sortir dans la rue. Elle l’a fait venir à elle. Et une fois que son premier pas timide l’a éloignée de la rue, leurs destins sont scellés. Prenant le chandail d’une main et mettant l’autre bras autour de la taille de Rachel, Mme Huber reprend :
« Bon, à présent, vous allez voir. »
Et avec de grandes précautions, elle entraîne Rachel vers la fenêtre à rideaux entre l’atelier du boucher et la pièce intermédiaire, qui mène à la cuisine. Rachel objecte :
« Je dois rentrer. Mes parents vont s’inquiéter. Ils ne savent pas où je suis…
- Ne t’inquiète pas. Ce sera terminé dans une seconde… »
Puis ils sortent de lla boutique. Otto Huber se dépêche de mettre le panneau « Fermé » et verrouille la porte de devant. Avant de baisser les stores, il jette un coup d’œil dan la rue. Comme il le pensait, il n’y a personne aux environs. Il semble que le destin collabore avec eux… et leur neveu…
Il revient rapidement à la pièce de jonction. Elle est sombre, sans fenêtre, et indescriptible, la plus grande partie du parquet est recouverte de paquets de linges pleins d’habits, ceux qu’une grande famille finit par accumuler en plus de quarante ans. Les seules lumières viennent de la boutique du boucher, derrière lui, et de la cuisine, de l’autre côté. Il entend son épouse qui dit :
« Tu vois ? Il faut juste frottrer la tache avec cette poudre, passer le tout sous l’eau et hop !
- Mon Dieu ! Quel est ce produit étonnant ? »
Il entend la jeune fille qui répond tandis qu’il se hâte vers le petit cabinet au coin du mur. Pendant qu’il s’empare de la bouteille ventrue en verre épais sur l’unique étagère, il entend sa femme qui poursuit :
« Un petit mélange de ma composition. Comme je le disais, il faut apprendre des choses nouvelles lorsqu’on est l’épouse d’un boucher ! »
Il les entend rire toutes les deux alors qu’il retient sa respiration et retire le bouchon de la bouteille. Il imprègne rapidement un linge épais et pulpeux que son neveu a fourni avec la mixture, puis remet le bouchon. Ce n’est pas difficile. En tant que boucher, il utilise les mêmes techniques depuis des années avec le bétail. La voix de son épouse est plus forte lorsqu’elle dit :
« Non, non, chérie. Il faut que ça sèche d’abord.
- Mais je dois rentrer… »
Il entend le bruit sans équivoque de pas qui se rapprochent de la porte de la cuisine. Il entend Greta qui dit d’une voix charmeuse :
« Bon, d’accord. Laissez-moi vous aider à le remettre… »
Il ne peut s’empêcher de sourire en prenant position à côté de la porte de la cuisine. Son épouse est un vrai trésor. Elle aurait aussi bien pu mettre un ruban autour de la jeune fille et la lui offrir en cadeau. Il l’entend qui dit d’une voix joyeuse :
« Voilà, il est comme neuf !
- Du moins, comme il était juste avant, dit la jeune fille en se mettant à rire. »
C’est le dernier éclat de rire qu’elle a jamais produit. Parce qu’ensuite, elle passe la porte de la cuisine. Dès qu’elle s’y trouve, il est sur elle, un bras autour de sa taille et l’autre fixant le chiffon mouillé sur le bas de son visage. Les yeux de Rachel s’écarquillent derrière les verres épais et ses bras essaient de l’atteindre. Elle fait un bruit qui ressemble à un bêlement, puis un cri étouffé de surprise lorsqu’il se cabre en arrière et fait décoller ses pieds du sol. Greta voit que ses chaussures sont simples et plates mais elle entrevoit des bas à travers la jupe longue.
L’attaque est stupéfiante. Avec tout le bruit qu’elle peut faire, c’est comme de regarder un film en ayant coupé le son. Elle essaie de crier mais Greta n’entend qu’un bêlement étouffé. Elle commence à supplier, terrorisée lorsqu’elle est pliée en deux, mais Greta n’entend que de petits bourdonnements. Elle tente de gémir de manière hystérique, en se redressant, mais Greta entend comme le vent qui tombe. Otto tire violemment son corps de côté, ce qui fait voltiger ses épaisses lunettes. Il fixe des yeux immenses et effrayés et dit :
« Voilà qui est mieux. »
Rachel ne comprend pas. Ce n’est pas possible. Par-dessus le rugissement qui emplit sa tête, elle entend ses parents dire et répéter :
« Tu ne dois montrer à personne qui tu es vraiment. Pas maintenant. C’est trop dangereux. N’as-tu jamais entendu parler de ce qui arrive aux jeunes filles qui te ressemblent ? »
Mais elle connaît ce genre de personnes serviables depuis toujours… Elle n’a fait que retirer son chandail… Ce ne devait être que pour une seconde…
Rachel hurle et se débat sauvagement. Il se laisse tomber en arrière, elle tombe sur les sacs en poussant un cri de surprise perçant. Puis son bras écrase sa poitrine. Tous deux sentent comment ses seins appuient sur son bras… comment sa superbe silhouette repose sur son robuste torse… comment son ferme postérieur sert de berceau à son érection…
Rachekl se raidit puis elle pince et rue de toutes les forces qui lui restent. Ses doigts se portent en arrière pour attraper la tête de l’homme mais la vieille femme est là, qui saisit le poignet de la jeune fille comme dans un étau. L’autre main de Rachel se porte vers le bas , elle essaie d’attraper les bourses de l’homme mais la vieille femme l’en empêche également. A présent, tout ce qu’elle peut faire est de regarder la vieille femme avec incrédulité et un sentiment de trahison douloureuse pendant que l’homme appuie le chiffon douceâtre sur son nez et sa bouche.
Finalement, la jeune fille essaie d’appeler à l’aide de toutes les forces qui lui restent, mais le liquide qui imprègne le tissu est entré dans ses narines. Maintenant, même lorsqu’elle se tortille sous leur prise puissante, il se met à recouvrir son cerveau, à ramper dans son esprit et à en noyer tous les canaux…
« Noooooon ! »
Elle gémit, ses doigts se serrent spasmodiquement dans l’étreinte de la vieille femme. Mais tout ce qu’entend Greta est comme les palpitations d’un pigeon tombé du nid. La vieille femme constate :
« Elle cligne des yeux. »
Aussitôt, Otto retire le chiffon du visage de la jeune fille et le fourre dans un pâpier d’emballage qu’il sort de sa poche arrière. Il referme le papier d’une main experte et le tend à sa femme. Celle-ci le jette dans la cuisine, puis ses yeux se fixent sur la fille tandis que son mari la fait glisser pour s’en dégager. Tous deux se redressent et regardent la fille qui tremble toujours doucement. Greta ne peut s’empêcher de demander :
« Est-elle partie ? »
Il acquiesce sans quitter la fille du regard, elle a les bras le long de ses flancs et les jambes un peu pliées sous sa jupe. Greta demande doucement :
« Est-ce que ce pourrait être… ? Après tout ce temps ? Est-elle Celle-Là ?
Ce n’est qu’alors qu’il regarde sa femme, il veut qu’elle admette qu’elle a vu la même chose que lui, mais il sait qu’il n’y a qu’un moyen de répondre vraiment. Sans dire un mot, il tend la main et, lentement, puissamment, il commence à déchirer le chandail de Rachel par devant. En un instant, son épouse s’est placée derrière la fille et défait d’une main experte sa natte sévère.
Lorsqu’ils ont terminé, elle est allongée les bras écartés, sa chemise soulevée par sa respiration et sa crinière étendue sous elle. Greta exhale :
« Mein gotte ! une fois lavée et peignée, ce serait…
- Et regarde son visage, dit son mari.
- Au repos… Si joli… Et son corps… ? »

Il regarde Greta encore un instant, puis tous deux s’agenouillent de chaque côté de la jeune fille. Il faut qu’ils se regardent mutuellement, ils ne veulent pas rater le moindre millimètre de peau dévoilée en bougeant tous les deux ensemble. Avec précaution, il déboutonne la chemise de la fille et en rabat les pans vers l’arrière pour exposer son torse et sa poitrine. Ses seins pointent dans le soutien-gorge déchiré mais, d’un mouvement puissant, ils sont libérés. Il vérifie la taille : 95D. Greta hoquète en voyant les aréoles rondes de la jeune fille et ses tétons minuscules. Elle dit dans un souffle :
« Parfaits. Pas un défaut… Pas de coup… »
Il ne peut que fixer la manière dont les monticules de chair restent fermes et soutenus en même temps, hauts sur sa poitrine. Il finit par détacher son regard, lorsque sa femme commence à défaire la jupe de la fille. Il jette un œil à la taille : 34. Les hanches de Rachel se révèlent lentement, revêtues d’une culotte et d’un porte-jarretelles également déchirés. La courbure de sa taille… La beauté des os pelviens… Puis ses jambes apparaissent petit à petit à la vue, couvertes de bas fins. En enlevant la jupe, Greta souffle :
« Si longues… Si lisses… Si fuselées…
- Et maintenant, le test final… Murmure l’homme dont les doigts tremblent. »
Il s’empare d’un pied et elle, de l’autre. Ensemble, ils retirent les chaussures toutes simples de Rachel. L’espace d’un instant, ils ne peuvent rien dire ni faire. De toutes les parties du corps féminin, les pieds sont le plus susceptibles d’être imparfaits. Mais ce n’est pas le cas de ceux de Rachel Adams. Ses pieds, sans parler de ses mains, sont exquis, élégants, et parfaitement proportionnés.
Les Huber se redressent, pour ainsi dire stupéfaits. Ils fixent la jeune fille qui n’est plus vêtue que de sa culotte et de ses bas. Elle est la féminité personnifiée. Un mètre soixante-quatre, un visage si doux, une poitrine si généreuse, une taille si mince, ses hanches de 85 si lisses, ses jambes si fuselées…
« Est-ce qu’on ose… ? »
L’homme halète, les yeux fixés sur le triangle entre le bas de la culotte et l’intérieur des cuisses. Sa femme répond dans un hoquet :
« Non. Il ne faut pas. Ses instructions étaient qu’on ne devait pas la toucher.
- Non. Il a dit qu’elle ne devait pas être souillée.
- Non, je me souviens clairement…
- Très bien, siffle-t-il. Mais la chose sur laquelle nous sommes d’accord est qu’elle ne doit pas partir. Vrai ?
- Vrai. »
Tous deux ramènent alors leurs regards sur la jeune fille inconsciente, leurs expressions changent lentement pour passer de l’étonnement et de la honte à quelque chose qui s’approche plutôt du désir, de la faim… et de la punition… LIRE LA SUITE

Texte : Geoffrey Merrick
Illustrations : Roberts
Traduction : Henic


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Commentaires

Logo de Sylvain
mercredi 15 juillet 2020 à 10h25 - par  Sylvain

Une EXCELLENTE traduction pour un récit "hard" dont le cheminement est assez ardu à suivre. Le traducteur a réussi à ne pas se perdre et a su rendre parfaitement lisible un récit pas facile à priori. Sylvain.