Epreuve de force

dimanche 2 août 2020
par  Christine Arven
popularité : 3%
3 votes

Tu m’as fait m’allonger à plat ventre sur le lit seulement recouvert d’un drap blanc.
« Jambes bien écartées », m’as-tu ordonné d’un ton sec, « je veux voir tes babines ! ».
Puis tu m’as attachée.
D’abord la cheville gauche autour de laquelle tu as enserré une lanière rouge que tu as nouée à un pied de la couche. Puis la droite. Tu t’es ensuite occupé de mes poignets que tu m’as demandé de tendre au-dessus de ma tête.
J’aime ces moments où tu me disposes à ta guise et sentir tes mains me frôler alors que tu m’attaches soigneusement. J’aime cette perte progressive de liberté qui me rend si vulnérable et me met à ta merci. Cette attente affolante de ce qui va irrémédiablement arriver que j’attends et redoute tout à la fois. Peu à peu, au fur et à mesure que les liens se resserrent, j’oublie qui je suis pour devenir toi ! Mon Maître que j’aime si fort. Et qui m’aime tout autant ! Quand tu m’attaches, plus qu’à tout autre moment, tu prends possession de moi. Je suis TA propriété, comme il te plaît de me le seriner. Je devrais en être offusquée. Mais non, être à toi de manière si indéniable m’enchante.
Une sensation physique d’appartenance m’envahit au fur et à mesure que tu m’immobilises et je gémis de contentement. Perte de liberté, perte de contrôle, perte de mon identité. Certes ! Mais, paradoxalement, je me sens libre, par la magie des liens, d’être enfin ce que suis vraiment. Une soumise. TA soumise, mon amour. Je te regarde et te souris. Tu me souris en retour et poses un bref baiser sur mes lèvres offertes.
Mon cœur bat de plus en plus fort dans ma poitrine et mon ventre se crispe. Ma respiration s’accélère imperceptiblement. Désir ou crainte ? Je ne sais trop. Impossible pour moi, dans ces moments, de déchiffrer ce que je ressens tant tout se mêle et s’emmêle. Seule compte, cette vibration de tout mon être qui enfle en moi jusqu’à m’envahir tout entière et qui va me permettre d’aller au bout de ton désir.
110, c’est le nombre de coups que tu as décrété que j’aurais à subir au nom de je ne sais plus quelles punitions qui se sont accumulées au fil des jours. Une parole malheureuse, une réflexion inopportune, une tentative de rébellion, une impertinence… Je ne sais plus… Quelle importance ! De toute façon, nous en sommes bien conscients toi et moi, la véritable punition serait de me priver de cette « épreuve » qui n’en est pas une puisque, par elle, tu vas me permettre de te prouver une fois de plus ma soumission et mon amour.
110 fois où tu vas, alternativement, jouer sur moi de notre cravache, du martinet et de ta ceinture. 110, ce nombre me terrifie. 110, c’est beaucoup mon amour ! Je ne sais pas si je pourrais ! Tu attends tellement de moi et je me sens soudain si faible face à la force intransigeante de ta volonté.

Instant d’intense concentration avant le premier coup. Je me rassemble. Je me défais. Je m’oublie. Je respire lentement, profondément. Le visage enfoui dans les draps, j’essaye de me détendre, relâchant tous mes muscles. Totalement offerte et vulnérable. Je t’entends t’approcher. Si près de moi. Envie irraisonnée soudain de te supplier de me détacher. De me prendre dans tes bras et de me câliner comme tu sais si bien le faire. Tension extrême. Je suis aux aguets. Tous mes sens en éveil. LIRE LA SUITE


ZONE ABONNES L’abonnement vous permet :
- d’enregistrer et d’imprimer l’intégralité des textes publiés de manière illimitée durant la durée de votre abonnement,
- d’avoir accès à certains récits dont la teneur ne permet pas une large publication,
(NB : Si vous êtes déjà en possession d’un pass, entrez-le, selon le type de votre abonnement, dans une des 2 zones prévues ci-dessous pour accéder à la partie privée de RdF)

ALLOPASS OU PAYPAL
OFFRE DECOUVERTE (1 jours)
ABONNEMENT 7 JOURS
ABONNEMENT 15 JOURS
ABONNEMENT 1 MOIS





ABONNEMENT 3 MOIS





ABONNEMENT 6 MOIS





SE DESABONNER


Entrez votre pass abonné

OFFRE DECOUVERTE (code valable 1 jours seulement)


Commentaires

Logo de Sylvain
lundi 3 août 2020 à 12h25 - par  Sylvain

Notre Webmistress nous relate une sublime correction, rien ne manque. L’amour pour le Maître, le plaisir. Seule Christine sait exprimer cela. Je n’agis pas en lèche-bottes. C’est un véritable ressenti. GRAND MERCI. Sylvain.